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Johann et ses oncles - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 23-08-2023 à 1:12

Salut Christiane. Tu as raison, c'est tout-à-fait autobiographique. Tous ces oncles, les chers comme les moins chers, je les ai rongés. Merci de ta lecture.

Christiane Bonnavion

Christiane Bonnavion Le 22-08-2023 à 18:55

Ancolies bonsoir. J'ai aimé cette dérision en passant, il y a beaucoup de ton intimité là-dedans et j'ai savouré l'humour. Mes amitiés Christiane

Ancolies

Ancolies Le 21-08-2023 à 15:02

Salut fidèle Forêt. Tout est parti une nouvelle fois de la première phrase. Ensuite ma plume a comme d'habitude déroulé toute seule. Oui, comme tous les enfants, le jeune Johann croyait que les adultes savaient ce qu'ils faisaient. Qu'aurait-il fait s'il avait découvert la vérité ? Il n'aurait plus cru en rien peut-être. L'oncle Gérard était très gentil. Lui également possédait un magnifique manoir en Bourgogne. Il était très très proche de sa femme et est décédé il y a 2 ans 3 jours après elle. Belle preuve d'amour non ! Quant au ouvriers et aristos, une fois, chez une de mes sœurs, également dans son château de Bourgogne où je repeignais pour une bouchée de pain toutes les fenêtres extérieures (la moindre petite fenêtre de 1m20 comportait 12 carreaux, que dire des fenêtres de 6 mètres de large du rdc. J'en ai usé du mastic). Donc, lors d'un déjeuner où ma mère était également présente j'ai déclaré que si d'aventure je faisais un autre enfant, je ne savais pas si je ne préfèrerais pas qu'il porte le nom de sa mère... Que n'avais-je dit ? Je me suis pris 3 jours de volées de bois vert jusqu'à ce que ma sœur (aînée) me prenne dans un coin et me dise "Écoute, si toi tu ne veux pas des privilèges de ta caste, tu n'as pas le droit d'en priver tes enfants". Les privilèges de ma caste, rien que ça ! Les privilèges pour elle, c'est l'orgueil d'être la Comtesse du coin, c'est habiter ce château glacial et totalement isolé avec ses hectares et ses hectares de forêt et d'entretenir des relations tout aussi glaciales avec son mari. Mais une fois par mois ils organisent un dîner avec les petits notables du coin où elle sort le service à vaisselle n°15 etc... et aussi le privilège d'organiser toujours une fois par mois des soirées (et diners) théologiques avec le curé et les mêmes notables. Ils se donnent de l'importance en se cooptant entre eux. Exceptés les bourgeois, ce sont tous des fins de race et étant donné que j'en viens également je le suis fatalement aussi. Mais mes amis disent que j'ai brisé la chaîne maudite et mon fils est vierge de toutes ces conneries. Il est loin de cette famille, ce qui ennuie énormément la dite famille qui fait tout ce qu'elle peut pour le ramener en son giron car moi étant le fils aîné, ce sera lui l'héritier du titre. Quant à l'oncle Norman et sa femme, ils s'étaient mariés en cachette de la famille, ce qui était une performance en 1950 ou par là. Bonne semaine.

Deogratias

Deogratias Le 21-08-2023 à 13:56

Bonjour Ancolies, c'est un portrait de famille tout à fait truculant. Plein de dérision et d'humour. Comme d'habitude. Je reconnais bien votre style. Evidemment, ce "Johann" a des allures de vécu. J'aime bien la description que vous faites de chacun de ses oncles. Et j'aime bien le titre aussi : "Johann et ses oncles"...Et le jeu de mot : "Johann se rongeait les oncles"...Je ne sais pas lequel de tous ces oncles j'aurai préféré ! L'oncle Louis peut être me fait le plus de peine, car retrouver un château, qu'on a vendu de force, dans un grand état de délabrement, doit, effectivement, être une grande déception et causer beaucoup de chagrin. L'oncle Guy qui ne fait pas son boulot de Parrain, je comprends Johann. C'est toujours décevant. Moi, c'est le contraire, j'avais une marraine, qui, chaque année, quoique Dieu fasse, m'offrait une poupée de collection venue de ses voyages. Marraine qu'au final je n'ai jamais rencontrée, sauf à mes 18 ans, c'était une parfaite inconnue pour moi. Hormis ces poupées embarrassantes. On m'intimait l'ordre de l'aimer beaucoup à cause de ces poupées venue d'une marraine anonyme. Johann avait du mal avec les adultes qui ne font pas leur boulot de parrain ou marraine. Moi, j'avais du mal avec les adultes qui vous ordonnaient de considérer comme hautement bienveillants les cadeaux d'une parfaite inconnue...Je n'aime pas beaucoup l'oncle Gérard. C'est un patriarche qui probablement hurlerait de rage s'il écoutait aujourd'hui les revendications des féministes...Le grand oncle qui se la pète dans sa BMW, je n'aimerai pas beaucoup non plus. Quant à l'oncle Norman qui doit faire avec la mère de la mariée qui réprouve qu'on se marie "avec un nom dépourvue de particule". ça me rappelle des souvenirs ce genre de snobisme...Entre autre, une fille accueillie chez moi, il y a 20 ans qui s'est exclamé en voyant mes bibliothèques pleines à craquer :" Je ne pensais pas qu'une fille d'ouvrier lise ainsi !"...et plus tard : "Nous, les descendants des familles aristocratiques, ce sont nous le "réservoir intellectuel de la France !". La dîtes Donzelle avait vécu toute se jeunesse dans un château en Bretagne...Je l'ai gentiment mis à la porte...Moi, la fille d'ouvrier. Mon père allait bosser comme électricien en bleu de travail avec son stylo sur l'oreille. Il prenait le métro tel quel. C'était un taiseux. Il a fait comme il a pu...Il n'aurait pas beaucoup aimé cette arrogance déplacée...Merci pour ces bons moments avec Johann et ses oncles. Bonne soirée. Sylvie.