Connexion :

Du berceau au cercueil - Commentaires

Navigation : > Du berceau au cercueil > Voir les commentaires
Ancolies

Ancolies Le 03-10-2024 à 13:49

Salut D'Jenn, heureux d'avoir de tes nouvelles. Certes ma vie aura commencé dans le sombre et y aura perduré longtemps mais ma fin se fait dans la clarté. On apprend un peu n'est-ce pas ? Les chemins pentus ne sont pas les plus ennuyeux, c'est faire carrière dans un milieu et un système qui est ennuyeux. Oui je pense que je laisse le chemin propre derrière moi, avec un fils merveilleux pour le poursuivre, quelle prétention sans doute. La rédemption m'a toujours fait des appels du pied. Quant au paroissien Renaud, eh bien, lui ayant dit que j'avais portraitisé ses défauts, il a tenu mordicus à lire mon texte, qui n'était pas un jugement mais une énumération de choses qu'il dit et pense. J'ai moi pensé qu'il allait en être mécontent et vexé. Pas du tout, il ma remercié (je pense que c'est l'allusion à l'amour profond qui l'unit à son fils autiste qui l'a touché). Les voies du Messie sont impénétrables, re n'est-ce pas. Par ailleurs j’apprends qu'il y a - depuis un moment - de fortes tensions entre membres du site, que tout ceci est dérisoire. N'apprend t'on jamais le b.a.ba, le vivre et laisser vivre ? Comme chante Brassens "Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint se borne à ne pas trop emmerder son voisin". Sans aller chercher les talibans, il faut croire qu'il y a ici un paquet d'idéaux sacro-saints ne supportant pas la différence. Bien à toi.

Jenny

Jenny Le 02-10-2024 à 23:31

Très bon ce texte ! je m'attendais à plus de sombre et finalement le clair a réussi à dominer comme pour chanter "plutôt la vie" même si celle-ci ne fait pas de cadeaux — dès lors qu'on s'aventure sur des chemins pentus. A la fin, on se retourne, on se dit que cela aurait pu être pire. C'est tellement pire partout qu'on loue tout ce qu'on a réussi, notamment l'essentiel : l'amour des siens. Le tout est de se rassurer d'avoir laissé le chemin propre derrière soi. En t'espérant au mieux de ta petite forme. Le cercueil attendra, ton pote Renaud (le paroissien) prend cher comme on dit en vieillissant. Bises, Jenny 🙂

Deogratias

Deogratias Le 28-09-2024 à 20:44

Je ne sais pas si nous voulons tous rentrer hier. Avant la naissance. La mort est sans doute une seconde naissance ? Peut être bien...Bonne soirée. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 28-09-2024 à 18:59

Deo, je m'aperçois que je ne vous ai pas répondu, shame on me. Oui cette histoire est l'histoire de tous. Lisez ce que j'ai écrit en dessous relativement aux berceau et cercueil à Stéphane. Avant le cercueil il y a souvent l'ehpad. Je vous l'ai peut-être déjà dit, je sucre des fraises, mais il y a longtemps que je me demande pourquoi l'on ne donne pas aux chambres terminales la forme d'un utérus. Je crois que nous voulons tous rentrer hier. Avant la conception, avant la naissance.

Ancolies

Ancolies Le 28-09-2024 à 18:53

Bonjour Stéphane. Merci pour votre lecture et commentaire. Je ne mérite pas ce jeune homme, j'en ai plus que vous. Mais en effet je ne suis jamais rassasié, c'est un problème chaque nuit pour aller se coucher. Il faut rester vivant hombre, je l'ai expérimenté, et de grande justesse ça a marché. Le berceau et le cercueil ont la même forme, le second juste un peu plus grand que l'autre. Ô, pas beaucoup plus grand à l'échelle de l’infiniment petit, j'ai perdu 5 cms, tassement des lombaires. Vieillir oui, mais vieillir bien. Amitiés.

Sté Toqué

Sté Toqué Le 28-09-2024 à 16:30

Bonjour jeune homme. Texte fort bien écrit qui m'a beaucoup touché - de très belles "trouvailles". Un mélange de nostalgie et de tendresse avec, en filigrane, un énorme appétit pour la vie > superbement exprimé, clamé dans vos strophes et dans le ciel de Septembre. C'est ça que je retiens ici cher ami... C'est cette force, c'est ce "il faut rester vivant hombre!" de la fin. Merci de nous avoir offert ce beau moment de lecture Ancolies. Quelle fiesta! Amicalement, Stéphane :-)

Deogratias

Deogratias Le 23-09-2024 à 8:58

Bonjour Ancolies, je vous livre un extrait d'un commentaire que j'ai fait par ailleurs et le complète pour répondre à votre poème plus précisément : "La vie n'est pas qu'émerveillement... Souvent je pense que derrière, au bout du bout, il y a une main qui tient mon menton. Vous savez comme mon père lorsqu'il me tenait la tête pour m'apprendre à nager, pour que je garde la tête hors de l'eau" : Christian Bobin savait de quoi il parlait en ayant perdu sa compagne à l'âge de 44 ans d'une rupture d'anévrisme (d'où son livre : "La plus que vive")...Votre poésie vous ressemble. C'est l'histoire de votre vie en somme. De toute vie peut être...Entre le berceau et le cercueil... Si on regarde de près l'existence. Toute vie est une tragédie. ...Mais une tragédie qui dit quelque chose d'autre...De plus secret, au plus intime de cette tragédie...Pour aller jusqu'au fond de cet écrasement que la vie nous impose, quelque chose d'autre émerge : une autre réalité plus merveilleuse, secrète...C'est pour ça que j'aime tant cet auteur...Le réalisme de la vie est un mélange de tragédies et de joies...Parfois, l'un est blotti au secret de l'autre...Quelqu'un nous tient le menton...On ne le voit souvent qu'après...
"C'est fou le nombre de choses dont il faut faire le deuil" : Oui, c'est fou. Je suis d'accord avec vous...Un jour le genou droit vous lâche, une autre fois les hanches, etc...puis les amies parties...puis la famille...L'école de la vie : Ne s'attacher qu'à l'essentiel...
Notre vie ressemble à cet Automne qui vient...Pour laisser place à l'émerveillement du printemps à venir. Pour le préparer. Rien ne meurt tout à fait...
Votre poésie est jolie. Si bien rythmée. Facétieuse et profonde à la fois. Comme vous. Je vous souhaite une bonne semaine. A bientôt. Sylvie.