Ancolies Le 01-04-2024 à 13:02
Bonjour Deo. Avez-vous pu vous rendre à la messe pascale, cependant vos soucis de santé ? Je l'espère pour vous. Je ne vois pas bien ce que la chanson ci-dessous a d'énigmatique. Encore une fois je m'en prends à Celui du dessus, ce doit être une obsession chez moi. Qu'Il me fasse enfin signe et je Le rejoindrai. J'ai un copain d'un quarantaine d'années qui va dans un mois se faire à la fois baptiser, va communier et faire sa confirmation. Moi, élevé catholiquement, j'ai passé tous ces stades à l'âge de ma jeunesse sans rien y comprendre. Je me souviens, après l'office de ma première communion, à 7 ans, mon père m'a demandé ce à quoi j'avais prié après avoir reçu pour la première fois l'hostie. J'étais très étonné, je n'étais pas au courant que c'est ainsi que les choses devaient être faites. J'étais déjà un étranger. .
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Deogratias Le 01-04-2024 à 13:45
Re moi Ancolies, ce doit être la fatigue, je n'avais pas perçu votre "obession" dans cette chanson. Non, j'ai dû garder le lit une grande partie de ce week-end pascal. Hormis des enseignements sur Youtube, une partie de l'office de la passion à la TV et tout de même j'ai réussi à me confesser. Après 3 tentatives pour me rendre à l'église et un malaise...Je suis couchée...ça ira mieux demain dit la chanson...C'est pourquoi j'ai pu lire pas mal sur DPP...Alors rassurez-vous, moi , je viens d'une famille athée. J'ai fait tous mes sacrements en retard. La 1ère communion à presque 14 ans. La confirmation à 19 ans. Pas de profession de foi. Et le baptême à 4 ans, durant lequel, n'étant pas d'accord pour que le prêtre me mette de l'eau sur la tête, j'ai gueulé tant que j'ai pu !! LOL...j'ai toujours tout fait en retard dans ma vie...Votre ami a cette chance, tout comme moi, d'avoir fait un choix personnel et non un choix imposé par une tradition familiale. Ou bien lorsque l'on a reçu cette transmission par la famille, encore faut-il le choisir à son tour. Vient toujours un moment où il faut choisir et non plus suivre comme un mouton. Il en va de la foi comme pour beaucoup d'autres choses. ...Vous n'êtes malheureusement pas le seul que je rencontre qui a tout suivi du parcours complet de la catéchèse et des sacrements sans y avoir compris quelque chose...Parfois, cela vient plus tard...Ce qui empêche parfois un enfant de comprendre ce qu'on lui apprend, c'est le poids du contexte familial (obligations, manque d'amour etc) et non pas de volonté délibérée de votre part...Vous êtes encore jeune, vous pouvez encore reconsidérer vos positions personnelles sur le sujet de la spiritualité. Il est parfois des rencontres de personnes qui aident...Si les personnes qui vous ont élevé catholiquement parlant étaient à eux seuls des contre-témoignages de bienveillance, comment voulez-vous qu'un enfant accède à leur choix et y consentent ?...Quand j'ai rencontré dans ma jeunesse des gens qui parce qu'ils étaient cathos de longue date et "sans péché" apparent, sans failles évidentes, se permettaient de me parler avec un air supérieur, je les fuyais dès que je les rencontrais...Je me souviens d'une rencontre de cet type..Or, voyez-vous Ancolies, on est tous des petits. Tous. Nous n'avons pas à juger de la vie des autres. Personne n'est supérieur à une autre en ce qui concerne la vie spirituelle. L'orgueil spirituel est ce qu'il y a de pire. Je préfère un incroyant à un mauvais catholique disait Ste Bernadette. Je suis bien d'accord avec elle. Ce n'est pas que vous n'avez jamais rien compris, c'est qu'on vous a plutôt donner un exemple qui vous a dégoûté. C'est une nuance importante. Vous n'êtes pas quelqu'un de fermé, mais de blessé. Sans comper la vie qui ne vous a pas épargné. Votre dégoût ou mépris pour les choses de Dieu ne relève pas d'un refus délibéré mais de votre passé d'enfant blessé. Seul Dieu pourrait vous guérir de ces traumatismes là...Votre ami a sans doute ses propres blessures mais rien ne l'a obligé à croire par force, par contrainte, avec une carence telle que la vôtre. C'est ce qui fait toute la différence. Vous n'êtes pas plus un étranger à ces choses qu'un autre. Juste un passé trop lourd "catholiquement" parlant. Je ne viens pas du tout du même milieu que vous. Moi, au contraire, on m'a forcé à ne pas croire, jusqu'à m'obliger à m'enfuir par la fenêtre pour aller à la messe...me cacher pour prier...refuser un sacrement que je voulais faire...Vous voyez, j'ai été une enfant maltraitée mais j'ai vécu ma vie spirituelle à l'opposé de la vôtre : non pas comme un prison mais comme un espace de liberté. Cela fait toute la différence.
L'autre jour en parlant au prêtre, j'ai craqué et pleuré car je lui disais ne plus pouvoir vivre toute cette liturgie comme je l'aimerai...il a été adorable en tentant de trouver les mots...J'ai écouté. Cela m'a un peu soulagée...
Puissiez-vous découvrir la liberté de la foi... quelque soit votre choix...et surtout puissiez-vous ne plus vous considérer toujours comme une personne à part, étrangère, sans appartenance aucune. Vous êtes de la même famille que moi : petit, plus faible que d'autres, plus fragile. Rien de plus. Rien de moins. Puisse votre ami vous inviter à vous regarder d'une autre manière, avec la pupille du Père. Bonne semaine Ancolies. Sylvie.