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Dix-huit récidives - Commentaires

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Aubussinne

Aubussinne Le 21-03-2019 à 14:53

Bonjour Franck, Je vois votre oreille de musicien ( je vois ! ) et il est vrai que ce texte est sorti sur la scansion du boléro… d'un trait, à une nuance prés! Toutes les guerres se sont faites en musique et heureusement, les notes se sont tues. Aujourd'hui ce sont les bruits sourds qui reprennent mais les braises dans les cœurs ne veulent pas rougir. Tout se vit en jaune, noir et bleu. Franck, MERCI et belle journée, amicalement, Mireille

SLuna

SLuna Le 21-03-2019 à 14:13

bonjour Mireille. quel bel orchestre vous nous avez mis en place à travers ce poème :-) ! j'ai goûté avec plaisir ce bel exercice de style par lequel on se laisse très vite emporté. du rythme, et encore du rythme... la guerre et la musique marchant côte à côté, je sais que cela aurait choqué quelques poètes du 19ème, mais c'est un des rares points de vue que je n'ai jamais partagé avec eux. bravo à vous. amicalement. Franck

Aubussinne

Aubussinne Le 15-12-2018 à 19:15

Bonsoir Jenny, J'ai bien reçu votre demande et à laquelle je réponds quand je suis complètement disponible. Ah ! Le temps utile ! Je vous remercie beaucoup pour votre intervention. Trente trois, quel chiffre ! Il m'a happé dans son histoire et ses sujets illustres. Ebranlée. La vie de nos peuples ne sont que des séismes - et je sais ce que ce que veut dire un séisme dans une région sismique où je vis - séisme, évènement que l'on connaît mais que l'on ne peut prévoir. Dans une société ultra sécuritaire mais qu'en fait on ne contrôle pas du tout parce que l'on ne veut y mettre le prix, tout devient surprise, atterrement, vision de la mort. Alors, tout se raidit, c'est ce que j'ai ressenti quand j'ai écrit ce texte. Hélas, j'avais raison et en vous écrivant, je pense aux évènements qui ont suivi. Les détails pour moi sont importants. De formation scientifique, tout progrès n'est qu'observation de détails. L'essentiel est la justesse, sinon il y a tromperie. Je ne puis tromper le grand père que j'ai tant aimé et qui me laisse en héritage sa photo en uniforme marine aux boutons dorés sur un pantalon écarlate. Il a participé à la guerre de Salonique et j'ai pu visité le cimetière de ses frères combattants en Macédoine. Sincère, j'ai essayé d'être sincère. Merci Jenny, à bientôt, Mireille

Jenny

Jenny Le 15-12-2018 à 0:45

Bonjour Aubussinne. Lors du forum pour la paix, la thématique sur les Droits de l’homme avait disparu ; celle sur la liberté d’expression ne pouvant s’y substituer. Espérons que toutes ces incantations seront suivies de quelques effets réels ; j’en doute, il suffit de s’intéresser aux enjeux géopolitiques et commerciaux pour s’en convaincre. Quant au nombre 33 évoqué, on peut y voir une sorte de mise en garde s’il en est besoin d’une, tant les indicateurs planétaires clignotent dangereusement depuis un bon moment. L’aveuglement et les intérêts sont tels que les interstices laissant encore filtrer les bienfaits de la lumière-sagesse n’y suffiront pas. Une jolie composition pour un message fort et prégnant servie par une plume soucieuse du détail. A bientôt, Jenny.

Aubussinne

Aubussinne Le 13-12-2018 à 16:36

Bonjour Armelle, d'un souffle de tristesse pour un pays qui a beaucoup donné dans son passé, ses passés et sans doute avais-je la prémonition de ce qui suivit et qui à son tour récidive. Piège, enfermement de la honte que notre peuple subit aujourd'hui par l'autisme et les orgueils de nos gouvernants seulement animés par la gestion de formulaires. Mon souffle arrêté, suspendu doit reprendre. Merci Armelle, Mireille

fontaine

Le 11-12-2018 à 17:43

Bonjour Mireille, c'est sans fin. Votre poème donne parfaitement le La à cette sensation née de la lecture. La grande guerre est pour moi un crime contre l'humanité. J'aime le ton répétitif des phrases qui entrainent dans un tournis et nous laisse entrevoir que le temps a filé et que nous sommes prêts à récidiver. Sans nous en apercevoir. Une impression de chaos ressort, celle du piège aussi et de l'enfermement. Vous étiez visiblement inspirée, et je reconnais bien votre patte. Tout semble dit d'une traite, dans un souffle. A bientôt. Amitiés. Armelle

Fallen Hooksford

Fallen Hooksford Le 19-11-2018 à 8:36

Merci mille fois pour ce si beau commentaire merci d'avoir pris le temps de me à bientôt j'espère qfallen

Aubussinne

Aubussinne Le 16-11-2018 à 22:45

Merci beaucoup Fallen et belle nuit, Mireille

Fallen Hooksford

Fallen Hooksford Le 16-11-2018 à 21:03

Merci infiniment pour votre beaux commentaire à bientôt pour un nouvel échange Fallen

Aubussinne

Aubussinne Le 16-11-2018 à 19:29

Bonsoir Alain, Le même thème certes mais toujours avec une variante à chaque fois jusqu'à l'explosion finale. Pour moi, cette composition est la métaphore d'un grondement funeste qui se répand et dialogue avec la mort des hommes. Merci beaucoup, Mireille

Alain Pattou

Alain Pattou Le 15-11-2018 à 23:52

Bon je ne upuissi pas un grand fan du Boléro de Ravel même si je lui trouve beaucoup de puissance, dix huit fois le même thème pour moi c'est un peu long mais j'avoue que ce texte m'a interpellé, sutout par sa conclusion... Amicalement... Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 14-11-2018 à 22:54

Bonsoir David, j'ai effectivement écrit ce texte avec mes tripes, le mot est très organique mais représentatif de toutes les émotions et les réflexions sur l'Histoire, les vies politiques nationale, européenne et internationale auxquelles je m'intéresse . La musique a été un beau prétexte car c'est l'art qui m'émeut le plus. Le contexte d'écriture du Boléro avec les espagnols a largement contribué à m'inspirer, mais surtout merci à Ravel. Merci David pour ce partage émouvant, merci! Bien amicalement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 14-11-2018 à 22:41

Bonsoir Michel, Merci pour votre bravo et la compréhension multiple de ce texte. Certes, le support est la musique de Ravel mais surtout l'évocation de cette guerre entre les mains de ceux qui voulaient gagner les batailles et la guerre ainsi que celle de tous les gains collatéraux. Notre époque est fort trouble et troublée, les évènements de ce début de semaine ne démentent pas les multiples coups de menton qui repartent à la charge. Tout cela est émouvant et Ravel grand artiste moderniste de son époque vivait les sentiments très forts que pouvait provoquer les multiples fascismes en ébullition en Europe, en particulier en Espagne. Encore merci Michel, bien amicalement, Mireille

Benadel

Benadel Le 14-11-2018 à 17:19

Mireille, la musique, étant la parole de l’âme, « Le Bolero » de Ravel clame un ressenti qui retentit dans des vers qui ont été composés avec les tripes. Votre poésie s’agrippe à cette Andalousie qui a inspiré l’œuvre éponyme de Ravel. Le double ostinato rythmique et mélodique, traduit en notre âme l’obsession des émotions personnelles et intimes qui s’animent en elle. Les divers instruments qui s’y introduisent progressivement donnent le ton de nos sentiments. L'amour, par exemple, au son du tambour, d’un violon, d’un célesta etc, résonnent en nous selon la gamme des sensibilités dont nous faisons état. Et tout cela vous l’exprimez de manière jouissive dans ces « Dix-huit récidives ». Mes amitiés. David

Vertendre

Vertendre Le 14-11-2018 à 10:25

Bonjour Mireille et un grand bravo pour ce texte original et bouleversant ! Je m'incris dans le fil de tous ces beaux commentaires amplement mérités qui précèdent le mien. Personnellement, dès le début, je me suis laissé porter par la lecture que je trouvais déroutante et originale d'abord, puis envoûtante avec ses répétitions et ces chiffres étonnants. Et quand, enfin, je découvre la signification multiple d'un rapport intrigant avec la guerre de 14-18, voire de toutes les guerres, je rentre dans une nouvelle dimension émotionnelle ! Merci de nous avoir offert ce moment intense ! Michel

Aubussinne

Aubussinne Le 13-11-2018 à 17:57

Bonsoir Madeleine, Vous parlez de la puissance de la destruction et de l'évocation que j'ai essayé d'en donner. J'ai l'impression que celle-ci continue et reprend dans le déni des voix qui essaient de s'exprimer. Ravel nous a offert une composition au nom de cette danse de salon glamour et par son génie a structuré une lancinante répétition qui peut prendre tous les tons selon le mode d'interprétation. Les époques, les dates entrechoquent leurs apports. Merci beaucoup pour votre émotion et votre commentaire, merci, bien amicalement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 13-11-2018 à 17:48

Merci Patricia pour votre commentaire et vos lectures répétées, je suis touchée par votre intérêt. Ravel nous a offert en 1928 une composition qui débutait la musique répétitive. Pour un essai, ce fut un coup de maître mondial. Il avait du être très sensible à l'apparition des mouvements nationalistes de l'époque et avait en tête les duretés des combats. Encore merci ! Amicalement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 13-11-2018 à 17:40

Merci Wolfang, Je suis touchée par l'ensemble de vos commentaires et le partage, il faut que je dise merci aux dix huit alignements scandés proposés par Ravel que ma main a suivi par les mots et les rythmes. L'utilisation des chiffres s'est révélée immédiatement, étrange jusqu'au nombre tente trois sacré du temps de Pythagore ! L'impression qui m'en reste est encore étrange. Aujourd'hui, je lisais Le Monde et les articles développent aussi l'étrangeté qui va désormais gérer l'équilibre du monde entre les peuples. Puissent les intelligences apaiser les tensions et donner tous les torts à mes projections émotionnelles sans leur donner le mot définitif de vision. Encore merci Wolfang, bien sincèrement, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 13-11-2018 à 17:17

Merci beaucoup Lithana d'avoir été sensible à ce texte. J'avoue humblement qu'il me touche aussi ayant l'impression d'avoir été dans le fracas des sons et des bruits de combats en écoutant le Boléro en l'écrivant. Tout cela provoqué par les émotions vécus au cours de la commémoration, les grandes incertitudes qui habiteront de plus en plus notre Europe. Encore merci, amicalement, Mireille

Baguette

Baguette Le 13-11-2018 à 11:32

Bonjour ! Une vision apocalypotiquen ce poème scandé par les chiffres, les mots, les images qui s'enchainenent et récidives. Très beau est lancinant. Mireille c'est un poème inspira que vous nous offrez en partage et ces moments sont poignats et durs donnés avec rigueur et qui nous font sentir toutes la puissance néfaste de la destrtruction. Un partage qui donne une idée de puissance donnée par les instrument qui scande le poème. Une belle réussite. Bien amicalement.

cyrielle33

cyrielle33 Le 13-11-2018 à 10:27

Bonjour Mireille, un magnifique poème rythmé et si bien écrit! Si on le lit plusieurs fois, une cadence s'impose et les mots deviennent des notes. Un émouvant et bel hommage.Merci pour ce partage.. Amicalement. Patricia

Lithana

Lithana Le 13-11-2018 à 7:06

Un concert de mots et d'images qui nous inonde au fur et à mesure de la lecture de ce poème rythmé, inspiré, riche... On n'en ressort pas sans être touché, profondément... De beaux enchaînements et des chiffres qui donnent la mesure tout au long. Merci Mireille pour ce texte que je m'en vais relire encore une fois.?

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 12-11-2018 à 23:54

Bonsoir Mireille, je suis positivement impressionné par tant d'inspiration, de recherche et d'engagement. La mise en perspective du premier conflit mondial au travers d'images musicales qui font penser à d'autres conflits est à la fois belle et effrayante. Il y a vraiment une acuité intellectuelle intéressante dans l'utilisation des chiffres qui nous sautent au visage dans leur évidence et le Boléro qui n'en finit pas de récidiver ; je trouve à votre poème beaucoup de qualités et j'irai même jusqu'à dire qu'il est visionnaire. A bientôt, bien à vous, W.W.

Aubussinne

Aubussinne Le 12-11-2018 à 22:57

Bonsoir Sally, Grand merci pour votre commentaire. Effectivement tout se mélange les éclats des laitons des obus et les éclats de laiton des cuivres de l'orchestre sur le Boléro de Ravel composé comme musique très contemporaine des années 1930. Merci beaucoup, Mireille

Sally

Le 12-11-2018 à 22:42

Très intéressant ! J'aime beaucoup l'originalité avec laquelle vous abordez ce sujet plus que sensible, autant bouleversant qu'émouvant quand on replonge dans ces souvenirs. Le parallèle avec la musique et les répétitions récurrentes ?

Aubussinne

Aubussinne Le 12-11-2018 à 21:44

Bonsoir Georges, 1928, Ravel composait presque par force le Boléro pour satisfaire à la demande de compositeurs espagnols. L'entre deux guerres en Espagne était bruyant. Ce Boléro jumelle le bruit des canons et le futur bruit de bottes. Notre président a fait un discours impressionnant se reposant sur les périodes noires de notre histoire devant un parterre des gouvernants internationaux. Le rappel à l'histoire a été clair, sans tergiversations. Le choix de Ravel musicien moderne de l'époque n'a pas fait au hasard. Les jeunes européens de l'orchestre étaient émouvants. Je vis dans une région très proche de l'Espagne dont on ne peut ici ignorer l'histoire récente. Passé, présent, musique, paroles donnent une vision possible du futur. Vertige dans le moment où je l'ai écris, la lumière et les éclats du laiton sont ressortis en flash car dans toutes les familles dont la mienne, les soldats valeureux ont ramené des objets en laiton gravés, emboutis patiemment dans des douilles de balles et d'obus que nous avons astiqués au Miror pendant des années, briquets, vases, cendriers. Vous avez raison, vertige quand j'ai relu mon texte sur fond de Boléro. Je suis marquée par votre commentaire et vous en remercie beaucoup, Mireille

Tychillios

Le 12-11-2018 à 18:16

Entêtant, lancinant, frissonnant, divaguant lentement crescendo, et explosant au final en orgasme de note, le Boléro de Ravel est l’illustration musicale du coït. Ce parallèle que vous osez, entre sexuel et morbide, illustré avec tout ce talent est quasiment Célinien. Phrases syncopées souvent privées de verbes, images dantesques, organiques, le trouble constant de cet entrelacs de chair et de métal donne le vertige. Les répétitions numériques qui ouvrent et ferment la marche du texte enserrent le poème dans un étau qui renforce l’impression finale étrange d’un orgasme étranglé de douleur. Une belle réussite.

Aubussinne

Aubussinne Le 12-11-2018 à 17:35

Bonjour Alain, Grand merci pour votre réaction si rapide. Oui, j'ai écris ce texte en réécoutant le boléro de Ravel qui a été joué par l'orchestre symphonique des jeunes européens pendant la commémoration. Curieusement, le génie de Ravel m'a soutenu pour mêler les dix-huit récidives musicales du boléro avec les images de quatorze dix huit qui refluaient. Instruments, solos, éclats de laiton et de balles explosaient. Dix huit récidives musicales constituent en seize minutes ce boléro, étrange ou choisi pour ce centième anniversaire. Le mot "Récidives" a été puisé dans le vocabulaire musical et mes émotions l'ont exploité jusqu'au bout. Ces dix huit récidives ont provoqué en moi un écho entre 1918 et 2018. 11, novembre 11, 2018, encore 11, total 33. Simple observation de calcul mental. Etrange. J'ai ressenti un sentiment d'immenses doutes politiques internationaux lors des commémorations d'hier et ces hommes puissants peu engagés pour s'occuper de l'humain. La France a essayé. J'ai relu ensuite mon texte sur fond de boléro, essayez ! Amicalement, Mireille

Evzone

Evzone Le 12-11-2018 à 16:38

Bonsoir, Aubussine… J'ai été frappé et curieusement surpris par cette litanie des nombres qui ont dans votre bouche sans doute une valeur magique mais cruellement expressive. Vous nous rappelez avec force que les guerres, celle de cent ans : (hier), comme celle dont on vient de célébrer l'armistice: (il y a un siècle) et aussi toutes celles qui aujourd'hui larvées ou en gestation, n'en sont pas moins férocement présentes. Lorsqu'on vous lit, on ne peut que se souvenir que la Grande guerre avec ses millions de morts, de blessés, de disparus et de familles détruites a été une véritable hécatombe. Récidive ! Récidives ? Y aurait-il une fatalité pour que les guerres que l'on croyait oubliées ressurgissent ? L'humanité sera-t-elle un jour assez forte pour condamner définitivement ces conflits et fonder son avenir sur la paix ?