Le 28-09-2018 à 15:13
Ancolies, texte si vivant qu'on en redemanderait. Cette lecture en dit long sur les pensées d'un enfant puis d'un ado, que des adultes inconscients pensent pouvoir formater selon les règles de ce qui se lit où ne se lit pas. La bonne éducation a ses limites. Preuve en est votre refus de tomber dans la marmite du fils de bonne famille. Décidément votre mère était totalement égarée. Mais peut-être que dans ce milieu d'avoir une boussole ne se fait pas. Pas besoin d'ailleurs puisqu'"on sait". J'ai lu aussi notre chère comtesse, librement, vers l'âge de 9 ans. Ensuite très tôt, trop sûrement, Zola et son Germinal, la nuit en douce tellement je dévorais. A 12 ans, Germinal, ça vous met la conscience droit dans les bottes. En fin de compte ce qui compte c'est de se construire en référence au milieu ou contre, et trouver son espace vital tout seul. En fait je crois que la liberté ce n'est pas de faire comme papa et maman, mais de faire comme on le sent pour nous. Librement. Merci pour ce texte que j'ai aimé. Armelle
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Ancolies Le 28-09-2018 à 15:29
Bonjour Fontaine. Merci de votre lecture et votre com. C'est drôle, suite à une conversation que j'avais hier avec un copain, je pensais justement ce matin à mes lectures d'adolescent. Et j'avais l'impression d'avoir tout lu trop jeune, que ce soit Zola, Montherlant, Flaubert ou Céline, qu'est-ce que je pouvais bien comprendre quand j'avais 17 ans ? Je n'ai pas aujourd'hui le courage de m'y remettre, à ces auteurs, aux déjà lus, mais j'ai vraiment le sentiment que je suis passé à côté car j'étais trop jeune pour comprendre vraiment. De façon empirique, je pense que nous menons nos vies à l'envers (hiérarchie de l'âge t et de la vie oblige), et que c'est lorsqu'on vieillit qu'on commence à comprendre (un peu) qui on est, ce qu'on aime et ce qu'on veut faire. On peut alors changer de direction mais bien sûr il n'y a pas de marche arrière.