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Elea Laureen

Elea Laureen Le 23-04-2020 à 0:30

Magnifique, chère poète, vous avez bien raison :) Soyez rebelle !! C'est comme que je vous aime ... Je vous embrasse et faites moi plaisir, envoyez-moi ce merveilleux bruit des grillons, ça m'apaise ... ;-)

Aubussinne

Aubussinne Le 22-04-2020 à 18:39

Bonsoir Alain, Grand merci pour le temps que vous consacrez à mon texte. Je commence par Christian Bobin que je lis avec délectation, il dit vivre reclus dans son cher Le Creusot mais a une vie publique littéraire intense qui le propulse dans le monde. Pour ma part, j'ai écrit ce texte car même si je dispose d'un espace immense en pleine campagne, je ressens l'enfermement du au fait de ne pas rencontrer librement les gens que j'aime et j'apprécie et difficilement car je n'accepte pas l'incompétence des décisionnaires ou alors s'ils ne sont pas incompétents leur cynisme . Mes métiers dans le cadre de la lutte contre les infections bactériennes et virales sans jamais aucune infection me permettent d'avoir quelques idées étayées. Je pense à tous ces jeunes dont l'élan est brisé, à tous ces travailleurs plongés dans la difficulté. Je pense aux personnes âgées mais la vie nous a armé face aux aléas. La dépression est un état que je n'ai jamais connu faisant la part entre difficulté et la tristesse que je m'autorise. Nous vivons par contrainte le présent sans pouvoir imaginer demain, si petit soit-il. Alors, il reste la nature et le ciel et cela j'en dispose tous les jours. Courage également, avec toute mon amitié et à bientôt, Mireille

Evzone

Evzone Le 22-04-2020 à 17:11

Bonsoir Mireille ; votre poème bien qu'un peu nostalgique m'a beaucoup intéressé. Vous décrivez ici un état de fait que beaucoup de gens ressentent d'une façon ou d'une autre. En effet je pense ici aux personnes âgées seules ou non, qui sont intérieurement déstabilisées par tous ces événements dont elles ne peuvent accepter les conséquences et qui ont de graves répercussions sur leur moral. Cet état de "confinement", mot lui-même recroquevillé et qu'il faudrait mieux écrire ou prononcer en deux syllabes, (car si vous me permettez cette digression un peu grivoise), cela nous permettrait peut-être de nous détendre un peu en essayant sur un ton humoristique, de respirer un air libre et plus léger ! Ceci dit, l'attente sans savoir exactement quand et comment, provoque une déstabilisation psychologique que beaucoup d'entre nous subissent. Je pense en particulier aux personnes âgées, mais pas seulement. Car s' il y a des personnes optimistes qui peuvent avoir des solutions et des initiatives rassurantes, cela n'empêche pas la réflexion lucide qui conduit parfois à l'anxiété voire à la dépression. Heureusement, comme dit le proverbe, après la pluie… viendra le beau temps. À moins que ce ne soit l'inverse, car la pluie également peut nettoyer beaucoup de choses. Pour vous, cette citation gonflée d'air pur et de joie qui sans doute vous fera plaisir : «L’amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l’attente, douceur de l’attente.”(Christian Bobin – Une petite robe de fête) Courage donc à vous et très amicalement, Alain

Aubussinne

Aubussinne Le 17-04-2020 à 22:54

Bonsoir chère Laureen, Je ne crois pas que l'âge a à voir avec ce sentiment d'emprisonnement, je n'arrête pas de la journée et manque de temps pour tout ce que je veux faire et vis dans un paysage de paradis où les grillons font leur vacarme. Je creuse et analyse cette privation de liberté sous prétexte du virus pour encore plus encadrer les personnes. Alors, je serai rebelle et en protégeant les autres, clandestine des gaves et de la Lune ! Voilà, je serai poète au féminin, poétesse ( je n'aime pas les sons du mot ). Merci Laureen pour vos mots affectueux et surtout sortez couverte ! Mireille

Elea Laureen

Elea Laureen Le 17-04-2020 à 21:23

Bonsoir chère Mireille, quel poème merveilleux et pourtant si mélancolique ! On sent à travers vos mots comme il devient long et difficile d'attendre ... Il est un âge où l'on ne peut plus se permettre d'attendre ... Car chaque moment, chaque minute est précieuse et on doit profiter de chaque aube, de chaque aurore, de ces si belles promenades à la nuit tombée appréciant les étoiles et la lune ... Et de tous ces parfums lorsque le printemps est là ... Alors lorsque la liberté nous est enlevée nous rêvons de nous échapper ... Courage ma douce amie, sur la pointe des pieds et bien protégée vous pouvez au clair de lune profiter encore de tous ces trésors ... Merci pour ce merveilleux partage ... C'est un réel plaisir de vous lire, bisous affectueux, prenez grand soin de vous, Laureen

Aubussinne

Aubussinne Le 16-04-2020 à 8:06

Bonjour Franck, Quel plaisir de vous lire et je me suis tapée sur les doigts car je vis dans une nature splendide et peux m'échapper discrètement avec mes pieds aller voir les écureuils ! Ce qui me manque ce sont les autres car je n'ai que leur voix et leurs visages en octets, mais la peau est essentielle dans nos relations, la peau elle prend tout l'espace car je n'ai pas embrassé mes enfants et mes amis depuis début janvier et mon âge va me ranger encore en prison après le 11 mai. Ca y est , c'est décidé, je vais m'acheter un scaphandre pour vivre clandestine ! Et mes mots vont se mettre en colère. J'espère que vous allez bien et surtout protégez vous. Avec toutes mes amitiés, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 16-04-2020 à 7:59

Bonjour Delvina, L'hymne à la vie et à la liberté, c'est sûr car ces deux mots m'ont investi, il y a si longtemps qu'ils font partie de moi quoiqu'il se passe. Tout est si exceptionnel à vivre chaque jour . Imaginez un instant, un corps autonome qui se meut, perçoit tout ce qu'il y a autour de soi et a des émotions, un corps vivant, tout simplement. Alors, bouger est essentiel, comment voulez vous que le cœur batte comme il veut sans bouger ? Pour la cause de Dieu ou dieu, je ne sais, vivant près du lieu saint le plus important de France, je peux faire la différence entre le religieux et le sacré et quand je vis la beauté de la nature autour de moi , la beauté et l'harmonie se sont crées sans l'homme et remplissent mon âme. Merci pour votre commentaire très chaleureux, Mireille

SLuna

SLuna Le 15-04-2020 à 14:32

bonjour Mireille. bien sûr, les mots sont lourds de sens et les vérités qu'ils renferment le sont plus encore, mais l'essentiel demeure... c'est un très joli poème. on ressent à quel point la nature que vous avez chanté dans bon nombre de vos poèmes vous manque. ce voyage, je dirai... intérieur m'a plu :-) prenez bien soin de vous Mireille... en attendant que n'arrivent ces jours meilleurs dont vous parlez dans ce texte. amicalement. Franck

Delvina

Delvina Le 15-04-2020 à 12:26

Bonjour Mireille, quel hymne à la vie et à la liberté que ce poème ! Vos vers chantent le bonheur d'être vivant, de se sentir vivant, même quand c'est douloureux... Et il faut le reconnaître, ce temps d'attente, cette privation que nous vivons en ce moment, nous aide à prendre conscience combien notre liberté est précieuse, quelle chance nous avons de vivre. Par ailleurs, vous disiez à Sally que Dieu est rarement invité à votre table, pourtant je trouve également que ce texte a une tonalité mystique (pas spécialement religieuse, cependant) , qui me plaît bien. Merci de ce beau partage ! Delvina.

Aubussinne

Aubussinne Le 11-04-2020 à 12:36

Bonjour Sally, Vos mots me touchent profondément au cœur car le lecteur élargit le sens premier des mots qui ont été écrits. Votre commentaire sur Dieu me bouleverse car il y a des dizaines d'années que je l'invite pas à ma table et surtout ces représentants sur terre, mais ces mots me sont venus et n'ai pas voulu les corriger sans doute car ils touchaient la partie sacrée que nous avons en nous et que recevons de ce qui vit autour de nous. La fin représente ma faim de cette terre qui m'entoure et que j'ai la chance de pouvoir égrainer dans mes doigts chaque jour mais je ressens la contrainte et la douleur que cette immobilité impose à tous ces corps enfermés. Même la guerre me semble moins nous rendre prisonnier, jusqu'à quand cette mort ? Il faut que la vie reprenne dans chacun de nous, vive et forte. Bavarde que je suis , pour vous remercier mille fois, Sally, Mireille

Sally

Le 11-04-2020 à 11:17

??????? Quel poème ! Quelle poésie ! C'est MAGNIFIQUE de A à Z ! Votre poème ne pouvait pas mieux porter son titre ! Dès le premier vers, votre poème m'a plu et la suite tout autant si ce n'est plus ! Attendre, ce serait donc «apprendre à renoncer à la liberté libre», j'Aime beaucoup l'idée de cet aspect de l'attente car en ce moment, elle correspond parfaitement à la définition de l'attente pour une bonne partie du monde qui se retrouve confinée, dans l'attente d'un dé-confinement dont la date de début n'est pas connue dans certains cas. Tout au long de votre poème, au fur et à mesure des strophes, c'est toute l'évolution d'une attente qui est décrite et ressentie à travers chacun de vos vers. De celle à laquelle on se résigne, de celle qui nous ennuie mais dont on voit la fin, de celle qui nous énerve, nous met en colère, de celle dont on voit la fin et on l'accepte donc enfin et on se projette hors de cette attente. Au delà de l'attente c'est la grandeur de Dieu, de l'univers dans son ensemble, ses planètes, sa Terre, sa Nature que vous mettez en lumière SUBLIMEMENT bien, cette nature, celle qui peut blesser mais soigner en même temps. J'ai particulièrement Aimé ce passage où vous évoquez cela et je l'ai interprété comme une envie forte d'aller au contact de la nature quoiqu'il en coûte, et si blessure il y a, Dame Nature soignera ... « [...] Je pourrai écorcher mes genoux, rouvrir toutes leurs plaies, laisser les cicatrices fermer leurs lèvres au vent ...». Que dire après ça, votre poème dans son ensemble de A jusque Z est tout simplement d'une grande beauté, au TOP niveau !!

Aubussinne

Aubussinne Le 10-04-2020 à 19:54

Merci David pour votre chaleureux commentaire, nous attendons après la vie tout simplement qui n'est pas destinée à l'enfermement qui peut devenir souffrance pour ceux qui vivent dans des logements exigus et oh combien y en a-t-il surtout dans les grandes villes.. Tout ce que l'on nous contraignait à négliger la santé, le logement hors de prix, l'alimentation, le mouvement se révèle dans la conscience de chacun comme un besoin primordial, vital. Un apprentissage de vie. Encore merci David, avec toute mon amitié, Mireille

Aubussinne

Aubussinne Le 10-04-2020 à 19:47

Bonsoir Patricia, Je suis triste d'avoir remué les raisons de votre émotion, les miennes sont sorties en un flot aussi. Notre univers se remplit de nous-même et d'un cercle plus petit, alors chaque être grossit à l'intérieur. Devons nous le regretter ? Je ne pense pas, nous rattrapons peut-être ces périodes de temps si pressés et contraints. Merci Patricia pour votre lecture si sensible. Avec toutes mes amitiés, Mireille

Benadel

Benadel Le 10-04-2020 à 19:25

Merci Mireille et un grand bravo surtout pour ce poème qui, à l’heure du confinement décrit fantastiquement les états d'âme de ceux qui attendent que se dénouent les chaînes les enfermant en eux-mêmes. Ces jambes qui attendent à fouler la peau de la terre, ces mains qui languissent après l’embrassade, attendent la délivrance. Alors, il leur reste que le rêve pour penser à ce futur où les pieds pourront à nouveau arpenter ces chemins caillouteux qui les marquent parfois de bleus, il leur reste que la rêverie pour penser à cet avenir amoureux où leurs bras étrenneront les plus beaux fleurons de l’amour. Mes amitiés. David

cyrielle33

cyrielle33 Le 10-04-2020 à 18:58

Bonjour Mireille, quel superbe poème chargé d'émotions et d'images très fortes...Votre plume a fait des merveilles et cette lecture m'a terriblement émue!On attend tous cette liberté qui nous fait défaut en ce moment et qui prend tout son sens dans la privation...La 3ème et la 4ème strophe ont mouillés mes yeux pour tant de raisons!Le temps égrène ses heures et l'on attend suspendu à l'inconnu...Merci Mireille pour c partage si beau! Avec toute mon amitiè. Patricia

Aubussinne

Aubussinne Le 10-04-2020 à 17:12

Merci Manu, Vous me remplissez d'émotion à votre tour car ma plume se remet à marcher après des errements sans intérêt, comme me dit une amie peintre très proche, il faut laisser faire, ne jamais brusquer. La disparition de la liberté sans guerre, sans dictature sinon celle de la vie est une expérience de vie à ne pas manquer et que diable elle nous marque les chairs au fer rouge. Il y a bien longtemps que je n'ai relu les auteurs magistraux que vous citez mais sans doute confinée dans mon jardin en pleine campagne je dois discuter avec les arbres qui eux ont choisi une vie confinée pour leur expliquer que humain, j'ai besoin de bouger et que le cœur a besoin bêtement de battre comme il veut. J'avoue, qu'étant très paisible, mon corps a besoin de sortir… de lui-même. J'avoue aussi que la musique m'envahit à nouveau après un long silence, plutôt que la TV, sans doute cela influence mon écriture. J'ai eu tant de plaisir à vous lire et j'aurai sûrement celui de lire vos textes que j'attends toujours, groupie aussi ! Avec toute mon amitié et portez le masque ! Mireille

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 10-04-2020 à 16:21

Chère Mireille, quel éblouissement...je sais que chaque fois que je commente l'un de vos textes je dois avoir l'air d'une groupie...tant pis si c'est le cas ! Cet hymne à la liberté, à la beauté de la vie, me touche profondément. J'ai retrouvé, dans les deux premières et la quatrième strophes, l'atmosphère de Satis House dans " de Grandes Espérances" de Charles Dickens, avec ce temps qui s'arrête, maintenu pas Miss Havisham sauf qu'ici vous subissez ce temps qui s'arrête tandis que la Vie continue. J'ai été très séduit par la deuxième strophe car j'adopte ce genre d'attitude et de mode de pensée, notamment en été. Les trois dernières strophes me rappellent à quel point il faut chérir la Vie car même si l'on souffre on est vivant et que les écorchures que nous nous faisons nous font aussi des souvenirs et font partie de notre histoire. Mais cet envol est spirituel également et vous me donnez à penser, par vos vers, que l'on ne disparaît jamais vraiment. A la manière des murs et des lieux bâtis qui conservent l'atmosphère, le paysage doit aussi garder un peu de notre passage. J'ai senti dans vos vers les voix de Pagnol et Giono, une touche de Cézanne...Vous m'avez offert du rêve, mais du rêve bien tangible Mireille, et je vous en remercie. Avec mes amitiés, Manu