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Anorexie boulimie - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 31-10-2018 à 11:17

Maya, la vie est une histoire d'amour et de meurtre.

Ancolies

Ancolies Le 29-10-2018 à 16:53

Maya, je connais aussi l'amour des animaux. Ma belle-fille de 8 ans à l'époque a eu une petite chienne baptisée Fauvette. Il faudra t'en occuper, avais-je dit à ma belle-fille, mais naturellement elle n'en faisait rien. Alors, bien obligé, c'est moi qui m'occupait de Fauvette. C'était très agréable, 3 longues promenades par jour. Puis j'ai quitté la maison, quittant ma compagne, les enfants, la chienne, et me suis installé ailleurs. Et régulièrement je revoyais Fauvette, en allant chercher ou ramener mon fils, en l'hébergeant chez moi la chienne quand ses maîtres devaient partir un week-end. Chaque fois, elle me reconnaissait et me faisait une folle fête. Il y a 2 ans, elle était vieille et malade et il a fallu la faire piquer. Je suis alors allé lui rendre une dernière visite. Tu dis que tu ne tiens pas à la vie, je n'en crois rien. Et si c'est la folie d'aimer qui t'emporte, je t'accueillerai et te féliciterai.

Maya Aboudib

Maya Aboudib Le 29-10-2018 à 16:10

Bonjour Ancolies
Ravie de pouvoir reprendre contact avec vous. Je voudrais juste apporter une légère rectification à une phrase
De mon poème qui semble avoir mal été interpreté.C’est « pour porter la vie il faut l’avoir désiré
Et pour cela s’être d’abord soi même aimé »
C’est ce que j’aie rédigé.
Vous avez parfaitement raison on ne vit pas pour être aimé mais pour aimé.
Seulement cet amour peut prendre des détours et des aspects différents suivant les circonstances qui jalonnent
La vie .
Laissez moi vous racontez cette triste histoire qui ne fait que révélez une plaie béante de mon âme qui ne
Ne se cicatriseras jamais.
J’ai aimé quand j’avais dix neuf ans et que Beyrouth ployait sous les bombes. J’aie aimé même si cet amour illimité
Peut susciter de l’indignation alors que tant de détresse humaine était omniprésente.
J’ai aimé un chien errant vaguant dans un parking désaffecté. Je préparais alors ma retraite de baccalauréat
Au Lycée Franco Libanais. Comme d’habitude à Beyrouth la vie ne s’arrêtait pas même sous les bombes.
C’est aux détours d’un des mes allers retours entre la boulangerie et la maison, une halte entre la préparation
De deux textes de philosophie que je surpris un pauvre petit chien blottit entre deux voitures stationnées.
Spontanément je pris régulièrement l’habitude de lui déverser le contenu de mes acquisitions.
Ce fut le début d’une grande amitié entre moi et Bobby comme je le surnommais avec toute l’affection du monde.
Malheureusement mon omniprésence sur les lieux du Parking et les aboiements de joie de Bobby qui devenait
Rapidement un grand chien attira la malveillance des gens du voisinage déjà exacerbée par le lot quotidien
D’obus qui se déversaient sur le quartier lors de la guerre de la montagne en ces maudites années 1983 1984.
Des que l’on m’apercevait c’était alors un déluge de récriminations. On menaçait de lui loger une balle dans
Le crâne car il « troublait le sommeil des gens du quartier »Comme si le déluge d’obus avec son lot de vacarme
Leur assurait lui la quiétude du sommeil !
Bande de lâches qui déversait son trop plein d’impuissance sur une malheureuse bête en quête de ce que les
Hommes sont incapables de donner l’amour.
Mon inquiétude au sujet de Bobby je la déversais entièrement dans mon acharnement à réussir mon bac Français.
J’espérais que munie de la somme d’argent que mes parents me laissaient entrevoir pour couronner ma réussite
Je pourrais l’utiliser pour la soulagée de ses puces, ses tiques, la faire vacciner, lui panser ses plaies et l’adopter.
Enfin les résultats ! Enfin la réussite ! Et enfin l’argent !
Pour bobby comme pour moi l’enfer de l’amitié clandestine était terminé. J’allais pouvoir rendre celui que les enfants
Chassait à coups de pierre et celui que la cruauté des gens condamnait au mépris du fait de ses plaies et de son
Délabrement physique, j’allais pouvoir enfin rendre celui que personne n’aimait mais que moi j’aimais à la folie
Dans cet univers en furie heureux. Celui qui dit que le destin n’existe pas se trompe.
Le jour même ou je me rendis au Parking pour amener Bobby chez le vétérinaire ce dernier avait disparut
Comme volatilisé. Toutes mes recherches demeurèrent vaines.
Deux jours plus tard n’arrivant pas à me résoudre de le perdre je résolus de heurter les portes d’un hangar fermé à clefs
Situé au fond du parking. A ma grande surprise je surpris les gémissements de Bobby que je croyais détenu en
Captivité involontairement. Je résolus d’ enquêter sur les circonstances malencontreuses de sa claustration et c’est
Alors que la réalité et la complexité d’une situation que je n’escomptais pas heurtèrent ma raison .
Le parking ou se trouvait Bobby ainsi que les voitures qui y’était stationné était en fait une propriété privée.
Le hangar servait de dépôt à une usine où aboutissait les ferrailles en surplus destinée à extraire l’eau.Bobby
Etait un chien de race un berger belge et son propriétaire était ce jeune blanc bec dont je ne tardais pas à faire la connaissance.
Revenant du Canada des proches de lui lui firent part des rumeurs concernant le sort injuste auquel je désirais soustraire cette
Pauvre chienne.
Ignorant tout et de son appartenance et de sa race pensant avoir à faire à une bête errante je ne pensais
Qu’àlui offrir la chaleur d’un foyer et tout l’amour que je lui portais dans son immense détresse.
IL me résuma la situation clairement de son point de vue abject avec toute l’arrogance dont sont munis ceux qui
Possède l’apanage de l’argent facile tributaire de je ne sais quel riche héritage paternel.
Il était seul maitre du destin de cette pauvre chienne. Elle resterait enfermée dans le hangar, le parking était sa propriété
Et je n’avais plus le droit d’y remettre les pieds.
Quad aux soins nessécitès par l’état de Bobby il y remédierait quand bon lui semblera.
Aucune loi particulièrement dans un pays en pleine dérive ne pouvait soutirer Bobby à ce sort arbitraire.
Les jours s’écoulèrent pour bobby enfermé , affamée ;
La situation continua à se détérioré et en quête de cieux plus clément son propriétaire quitta pour la Canada.
Je ne baissai cependant pas les bras.
Tous les soirs à la seule lueur des balles traçantes je gagnais incognito à la faveur de l’obscurité le hangar verrouillé ou bobby
Croupissait pour lui introduire sous le pas de la masure en bois la nourriture qui pouvait lui permettre de subsister.
C’était l’impasse la plus totale personne d’autre que moi ne se souciait d’une chienne alors que le simple fait de sortir
De la maison s’exposait à être déchiqueté par la pluie de grad qui n’épargnaient aucun quartier. Hélas seul ce
salaud coulait des jours heureux au canada profitant de l’impunité d’une conscience que seul peuvent s’offrir ces artilleurs
De tout bords qui pilonnaient Beyrouth impunément.JE ne laissais pas bobby par mont et par vaut je lui remettais la nourriture.
Que de fois entendant ses aboiements de désespoir je heurtais de toutes mes forces les portes cadenassées du hangar ;
Sans résultat .mes forces étaient limitées.
Bobby dépérissait je l’entendais bien à ses aboiements qui perdaient la force de la tonalité de son desespoir.
Je ne pouvais la voir mais le mouvement de ses pattes creusant vainement le sol dénotait sa grande faiblesse.
Je vous aie tous maudis à cet instant là. Vous artilleurs de pacotilles et semeurs de mort qui annihilaient tous les droits
Les plus élémentaires, ceux qui m’interdisaient de chercher de l’aide au prés d’une population terrorisée et ne pensant
Qu’à se protéger des foudres et de la colère de la mitraille .
Et surtout toi maudit gosse de riche pour qui cette malheureuse chienne ne portait que la simple étiquette d’une propriété
Dont tu t’en proclamais le droit.
A la fin de la guerre de la montagne les rues se repeuplèrent l’instant d’une halte.
Limogée, ne sachant que faire, je vis un groupe de travailleurs dépareillées se diriger vers le Hangard ;les apercevant
Je leur suppliais d’ouvrir la porte leur disant qu’une chienne y’était enfermé
Cédant à mon insistance et voulant s’affairer autour des ferrailles entreposées l ouvrirent la porte, une vision apocalyptique
Les figea. Bobby était allongée par terre au milieux de ses excréments et recouverte les plaies béantes d’une énorme
Nuée de puces. C’est peut-être la chienne de Vincent s’exclamèrent ils, il vient de rentrer du canada , il l’aura oubliée.
Mais emporte la de là elle va nous infester de maladie et de puces. Ne sachant que faire de bobby mourante
Je la plaçai dans une cabane abandonnée du fait des bombardements à proximité du parking
Vincent prévenu se rendit sur place visiblement pour réclamer son du.
Me toisant de mépris et enveloppant de son indifférence Boby qui peinait à se redresser il lâcha ces mots face à ma colère ;
Comment vous avez fait pour entre dans le dépôt c’est ma propriéte privé.
Ce furent les seules paroles de ce salaud.J’ait entouré bobby durant les deux semaines que durèrent son agonie.
J’ait écopé ses puces et connut la douleur qu’engendre leur demeangement et les plaies qu’ils génèrent.
Démunie d’argent je me rendis chez une femme d’origine française qui possédait un chien dans l’espoir qu’elle serait
Sensible à ma douleur. Nous nous rendîmes chez le vétérinaire là le verdict tomba. Bobby avait attrapé une
Maladie mortelle une gastro entérite virale due à son absence de vaccination et ses conditions de vie
IL lui mit un sérum puis ce dernier terminé encaissa de la jeune femme son argent.
Le lendemain m’apercevant d’une amélioration dans l’etat de Bobby je le contactais lui suppliant de reprendre le traitement
Et m’engageant à me démener pour lui en assurer les frais.ILrefusa les tics et les puces de Bobby avaient pollué son chenil.
C’était terminé. La concierge de notre immeuble accepta de m’ouvrir notre place de débarras pour y ‘étendre Bobby sur une couverture. Je la caressais longuement et lui donna à boire.Depuis des jours déjà elle refusait de s’alimenter
Et la sachant tout le temps assoiffée trichait en alternant l’eau avec le lait pour lui donner un peu de forces ;elle
Me gratifiait à chaque fois en bougeant la queue et me léchant les mains.
Cette fois ce fut la dernière fois. Quand je me rendis au prés d’elle le matin bobby était morte une part de moi s’en est definitivement
Allée avec elle .
Le vétérinaire que nous avions consulté m’avait dit qu’elle était âgée de sept mois.
Les jours qui suivirent la mort de Bobby, l’enfer des canons se déchaina à Beyrouth.Les quartiers des forces multinationales francaises et américaines furent attaqués au camion piégée.
Alors que nous étions terrés dans l’abri de l’immeuble quatre obus attinrent les étages supérieur et nous entendîmes
Longuement les hurlements de notre voisine blessée
avant que les secours ne la portent à l’hôpital le plus proche
Ne me dites pas que je n’ait pas aimé ancolies.J’ai débuté mon anorexie à quatorze ans en pleine guerre à Beyrouth.l’atmosphere
A la maison était tendue et j’avais rejoint à l’époque le centre des lioncaux des phalanges à Beyrouth ou en compagnie
D’autres enfants j’apprenais à me battre armes à la main.
C’est en France que j’ait été hospitalisée d’urgence pour traiter mon anorexie
Qu’est ce que j’aie connue des humains ? la guerre, la haine, le mépris du prochain, la lois du plus fort, ?
Dans cet enfer de la vie j’aie croisé l’amour. L’amour d’une chienne et même elle elle a fait les frais de la plus gratuite
Des cruautés.
Je ne l’oublierais jamais et c’est toute ma volonté de vivre qui m’a quitté avec elle.Bien sur je suis entourée par mes proches.Bien sur la mort de civils innocents durant toutes les guerres est révoltante.
Bien sûr à vingt ans j’ait été dévastée par la mort atroce de ces jeunes qui avaient mon âge et qui francais ou américains
Ont été massacrès dans mon pays.
Mais c’est à onze ans dans mon village natale que j’ai vue mes premiers cadavres profanès.
Par la suite toute ma vie à été jalonnée par la cruauté gratuite des hommes ;
Toute sauf une fois quand j’ai croisé le regard éperdu d’effroit et de tendresse de Bobby et je m’en veut de ne pas avoir pu la
Sauvée .Elle que tout le monde a abandonné je l’ait supplié de ne pas m’abandonner dans ce enfer qui m’entourait.
Bien sûr une part en moi lutte pour vivre.
Mais l’autre est dejà loin, l’autre est pres de la seule personne et je dis bien personne au monde qui aurait tellement mérité de vivre.
Une chienne qui m’a apprits simplement en bougeant sa queue, en se frottant contre moi ou en trouvant la force de me
Lecher alors qu’elle était entrain d’agoniser que l’amour est tout sauf l’apanage des hommes.
Elle qui m’a appris que peut être quelque part aux confins de la vie l’espoir de la retrouvée me donne la force de me
Détruire
JE ne tiens pas à la vie Ancolies .le souvenir de son agonie est vivace en moi.
TU as raison Ancolies on ne vit pas pour être aimé mais pour aimé ;et j’aie aimé.
J’ai même aimé jusqu’à la folie et c’est peut être cette même folie qui m’emporteras
Amicalement Maya

Ancolies

Ancolies Le 27-10-2018 à 23:22

Maya, j'ai été trop laconique par manque de temps et de recul dans ma réponse précédente. Je complète : Pour porter la vie il faut la désirer, Et pour cela être d’abord soi même aimé. Je ne suis pas d'accord avec ces 2 phrases qui sont les votres. Pour faire court, le sens n'est pas d'être aimé, mais d'aimer. Pourquoi faire sinon ? Autre chose : la chair. Je m'en fous jusque mon dernier souffle, même si j'ai tort. Bon, vous m'écrivez que vous êtes encore régulièrement internée. Tirez-vous de là bon sang, il ne peut plus rien vous arriver de pire de ce que vous avez déjà connu. Je vais être lapidaire dans ma conclusion : Lève-toi, Pardonne toi, Aimes toi. So long Maya.

Ancolies

Ancolies Le 24-10-2018 à 0:05

Bonjour Maya. Merci de votre marque de confiance en partageant ce texte sur ma pensée. Votre ode raconte votre souffrance de façon bien observée à laquelle j'adhère, sens et forme entendus. Je suis en quelques points mineurs en désaccord avec des choses que vous dîtes, mais si c'est votre chemin, je n'ai rien à dire. Vous me dîtes aussi comme vous êtes perturbée toujours. Diable, vous passez chaque jour à côté de votre vie. Mais comme vous le dîtes aussi, il ne s'agissait que l'amorce du développement... Moi j'alterne les séjours en mélancolie et en rêverie. Et même si c'est trivial comme conclusion : l'anorexie jointe à la boulimie est une dextuple peine.

Maya Aboudib

Maya Aboudib Le 23-10-2018 à 19:49

Bonjour Ancolies
J’ai été comme vous traitée pour une anorexie mentale à l’âge de quatorze ans.
J’avais progressivement arrêté complètement de boire et de manger.
Mon poids avait chuté jusqu’à ne plus atteindre que vingt quatre kilos.
Un médecin m’a fait hospitaliser d’urgence à l’hôpital mon pronostic vital étant engagé.
J’aie actuellement cinquante quatre ans et depuis l’âge du déclenchement de mon anorexie
J’alterne les séjours en psychiatrie.
Mais pour moi l’anorexie n’était que l’amorce du développement d’un large éventail
De comportements suicidaires qui n’en finissent plus de me mener à plusieurs reprises au bord
Du gouffre.
Je garde de l’anorexie cette ivresse du manque qui me faisait éprouver une jubilation secrète.
De même étant chrétienne et habitant le Liban ces périodes de jeun qui jalonnent l’anorexie
Me donnent l’impression d’atteindre ces hauts sommets de pureté divine ou le corps dépouillé
De son enveloppe charnelle est réduit à l’état d’un esprit qui ne s’embarrasse pas de besoins
Primitifs et sexuels abjectement matériels pour avoir besoin de s’affirmer et d’exister quitte
A prendre le risque de le voir réduit à sa plus simple expression.
Quand j’aie été hospitalisée à l’âge de quatorze ans les médecins m’ont demandé d’écrire ce
Que j’éprouvais durant cette période cruciale pour ma vie.
J’ai rédige ce poème que j’ai conservé, j’aimerais vous le faire partager si vous le désirer.
Anorexie
Miroir ou se reflète un corps déjà pubère
En pleine adolescence métamorphose entière
Objet de désir honnit et convoité
Tu reproduis toujours le même circuit fermé
Où vie et mort se mènent une lutte acharnée
Vieille comme le monde, duel de l’humanité
Grandir, périr, faute de pouvoir choisir
Trouver un compromis, éviter le pire
Or ce que tu dévoiles reflet redouté
C’est un corps de femme savamment modelé
Quatorze ans et se profile déjà
Derrière l’enfant qui quitte, l’adulte qu’elle sera
Miroir éloigne de moi ce cauchemar éveille
Ramènes a son reflet cette image détesté
Pour porter la vie il faut la désirée
Et pour cela c’être d’abord soi même aimé
Et m’acharne à nouveau à vouloir détruire
Cet objet sexué d’un bestial désir
Ou la chair devient personnification
De la terre entière ses démons, ses passions
Miroir qui laisse entrevoir, miroir qui ranime
En moi une haine farouche d’un chagrin qui me mine
Ne plus entrevoir des brumes de l’enfance
Que des années qui passent la fugace insouciance
Miroir sur le mur, miroir je t’écrase
Miroir avec force miroir avec rage
Image sur le sol, image d’un visage
Ou se fige le temps l’espace d’un instant
Pour savourer en secret le désir convoité
Prolonger l’enfance jusqu’à l’éternité
Amicalement Maya

Ancolies

Ancolies Le 17-09-2018 à 16:37

Et puis, un jour il m'a fallu revenir, puisque je n'étais pas mort. Merde ! a été ma première pensée.

Ancolies

Ancolies Le 17-09-2018 à 13:57

Eh oui Wolfgang, on en traverse des imprévus, et des amers et des impurs, qu'on aurait jamais devinés, qu'on aurait jamais soupçonnés. Comme chantait Lavilliers On aurait jamais pu savoir ce qui nous arriverait plus tard, raconte pas ta vie, dis bonjour à la dame... Bah, je raconte ma vie, ni plus ni moins que les autres clampins. Mais tu as raison, cet épisode de ma vie a été un véritable enfer. Maintenant le ciel a d'autres couleurs et d'autres cauchemars aussi, que je tente d'évacuer par mes écrits. Merci de venir me lire régulièrement.

Wolfgang Warren

Wolfgang Warren Le 16-09-2018 à 23:13

Wahou Ancolies, il est puissant, ce témoignage. Et pour une fois, même si l'humour (la patte du maître) est encore bien présent, il peine à masquer l'enfer que cela a été. C'est très courageux, je suis épaté (de campagne ?) - je retire ma dernière blague, j'aime vraiment ce que je viens de lire. Bonne soirée, W.W.

Ancolies

Ancolies Le 01-09-2018 à 19:58

Salut Donald. Oui j'ai survécu, et même à d'autres aventures plus dangereuses et plus graves. Donc ça fait des années et des années que je suis un miraculé et un survivant. Ce qui veut dire que toutes ces années et années sont du bonus pour moi (j'ai même fait un fils qui a maintenant 22 ans). C'est pourquoi je suis si simple, si curieux et si heureux.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 01-09-2018 à 19:34

Bonjour Ancolies, c'est hallucinant cette histoire ! Et tu as survécu ? En tout cas, bravo, et pour la survie, et pour le courage de raconter cette partie de ta vie, parce que ce n'est pas facile et que les gens aiment bien mettre des étiquettes sur des fronts. A bientôt. Donald.

Sally

Le 28-08-2018 à 22:28

Re Ancolies, de rien ! Merci à toi encore pour tes textes !

Sally

Le 28-08-2018 à 22:02

Ancolies tu m'as fait bien rire ! Je pourrais te répondre que je m'adressais à la fois à ton moi, ton surmoi et ton ça ^^ mais en fait comme tu l'as bien dit c'est peut être le temps qui passe. A vrai dire, c'est surtout de vieilles habitudes que j'ai parfois dont il faut que je me détache. Pour revenir à ton histoire, ça se ressent dans tes textes que tu as fait et vécu bien des choses et c'est très gentil à toi de partager toutes tes expériences. Consciemment ou inconsciemment en les lisant, on en sort parfois grandi, il y a souvent une certaine sagesse dans tes textes, que j'apprécie beaucoup. À bientôt.

Ancolies

Ancolies Le 28-08-2018 à 21:48

Sally, vous me vouvoyez à présent ? ça doit être le temps qui passe. En bref, cette histoire n'a rien à prouver. Juste raconter une petite partie de 12 ans de vie. Pendant ce même temps, j'ai fait beaucoup d'autres choses. Peut-être que cette histoire a été le summum de mes addictions, mais ce n'est même pas sur. A bientôt.

Sally

Le 28-08-2018 à 21:34

J'aime beaucoup le dénouement qui est très positif au final ! À ce qu'on dit l'amour est un bon remède et je le constate avec votre histoire que vous nous partagez, c'est beau à lire, et bon à savoir. J'aime beaucoup aussi la façon dont vous racontez votre histoire, avec un peu d'humour et beaucoup de sagesse.

Ancolies

Ancolies Le 28-08-2018 à 19:37

Et en fin Cerise Hahan, si tu veux connaître ma philosophie sur tout cela, les histoires intimes, les histoires des autres, tout ça... voici le lien : https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/royal-air-foutre-2018

Ancolies

Ancolies Le 28-08-2018 à 19:13

Cerise Hanh, je n'ai pas de problèmes à publier des journaux intimes. Aujourd'hui et depuis longtemps, j'ai dépassé cette épreuve du regard des autres, et celle en l’occurrence de l'anorexie boulimie qui m'aura empoisonné la vie de mes 20 à 32 ans. Paraît que c'est une affliction généralement réservée aux femmes. Je dois être une femme. Si j'étais une femme, si c'était vraiment vrai, je ferais cracher leurs dents à ces colonies de mâles baveux. Ceci dit, je mange maintenant tranquillement mais extrêmement peu. Manger m'emmerde même si j'aime beaucoup la convivialité des repas en société. A bientôt chère Cerise sur le gâteau...

Hanh

Hanh Le 28-08-2018 à 18:44

Bonsoir Ancolies. Vous remercie pour votre journal intime et tiens à souligner votre courage. Votre témoignage m’a bouleversée. Je n’ai jamais vomi volontairement mais j’ai effectivement connu des périodes où je ne mangeais rien pendant plusieurs jours me nourrissant d’une seule bouchée après... Votre conclusion est très belle et effectivement pourquoi faire ? Hanh

Ancolies

Ancolies Le 28-08-2018 à 18:06

Re salut Tina. Je me sentais tellement bien, tellement au-dessus de ce monde vorace et vulgaire. Mais ce n'était qu'une addiction de plus. Heureux d'en être sorti.

Diamantina Tina R

Diamantina Tina R Le 28-08-2018 à 17:59

Un texte intime, pas toujours facile d'échapper à nos démons. L'amour le meilleur garde-fou pour pouvoir s'en sortir, parfois ca ne suffit pas. Et c'est si facile de glisser du côté obscur, les raisons ou déraisons ne manquent pas hélas.