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Commentaire sur "mon cri muet" d... - Partage et Divers

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Commentaire sur "mon cri muet" de Daouda Mbouobouo

Bonjour Daouda, voilà pour votre « cri muet contre l’esclavage », dans une belle problématique fonctionnaliste et systémique. Ironie du sort, on est esclaves du mensonge médiatique (celui-ci n’est pas ce qui est dit mais, au contraire, ce qui n’est pas dit !).

 

C’est le retour de l’Apartheid, c’est le Cri de la Liberté. C’est la faim ou la fin du monde. 1865, l’après-Guerre de Sécession avait pourtant enclenché tout un processus, et 1689 est à l’origine, avec l’ Habeas Corpus de ce gros machin juridique, alors ... aurait-on passé plus de temps à créer les lois qu’à les appliquer ?

 

Oh, l’Europe actuelle n’est pas si innocente, l’immigration clandestine ayant été un premier appel d’air migratoire, créant d’ailleurs une forme de semi-esclavage.
Maintenant un proverbe disait que quiconque accuse, montrant du doigt (l’index forcément), s’accuse triplement avec les 3 autres doigts de la main. Cette métaphore digitale/manuelle est là pour dire que l’accusation ne met pas en lumière, mais au contraire vient masquer d’autres problèmes similaires. C’est ainsi qu’on a fait du nazisme la vitrine du mal, pour mieux cacher les purges de Staline, les crimes de Pol Pot, le K Klan, le développement mafieux d’après-guerre, celui des services secrets nationaux, le maccarthysme et j’en passe. Cette découverte libyenne risque d’être le début d’une série d’autres découvertes de l’horreur – on a déjà évoqué l’esclavage au Qatar.

 
L’ONU est sensée être un garde-fou contre tous ces débordements. Il est temps d’en faire une refonte, des Nations Unies.

 
Revenons à nos cigognes : le problème n’est pas la fermeture des frontières européennes, mais plutôt leur « ouverture » (outre l’immigration clandestine évoquée, ci-dessus) : toujours la faute à ce rêve occidental, puis européen, qui fait appel d’air. Excellent terrain, maintenant, pour cultiver les mafias et les traquenards.

 
Si j’ai bien compris David Easton et sa Boite noire, par rapport à l’antagonisme intellectuel/société civile :
- le pouvoir règne sans avancer ou avance sans régner, d’où les parasites
- la fragilité de la démocratie, système à la chaîne, aux multiples maillons : l’un d’eux lâche et le système est en panne
- elle est une architecture, un mille-feuille administratif ; beaucoup d’éléments s’entre-équilibrent, nombreux organes du pouvoir : régionaux, nationaux, territoriaux, fédéraux, fédérés... l’un d'eux faiblit et ... tout s’écroule ; les termites mafieuses détruisent le système de l’intérieur
- enfin, Boite noire parce que tout se fait en secret, en catimini, le pouvoir est une grande secte et James Bond n’est pas une caricature ; Balavoine disait bien « les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi »

 

En résumé : les inputs et les outputs en créent d’autres, selon une logique hégélienne, telle est l’évolution sociétale. Mais aujourd’hui, le problème est bien le output : que ressort-il de nos demandes sociales et exigences, comment se transforment-elles dans la boite ? 

 
Le monde a mal au ventre, le monde a faim. C’est vraiment la faim du monde qui se dessine. 

 
Voilà, Daouda, ce que que votre article m’inspire. Bravo et merci à vous, pour cette analyse eastonienne (A System Analysis of Political Life, 1965) et pour ce cri de dégoût : une révélation médiatique peut en cacher une autre, si ce n’est ... beaucoup d’autres !

 
Cesarius


29-11-2017 ProtectionPublication certifiée par DPP

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