Jenny Le 25-04-2018 à 1:04
Tu décris bien avec les mots de celui qui a fréquenté et le décor sordide, et les fantômes qui le peuplent. C’est un univers à part, infréquentable pour les visiteurs. J’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de constater que rien dans ces couloirs ne correspond à l’idée qu’on pourrait s’en faire. C’est même effrayant de voir que des personnes incarcérées volontairement ne réussissent pas à en sortir. Pour ma part, j’ai dû batailler pour faire sortir un ami qui pour échapper à un désespoir a plongé dans un autre bien plus cynique. Je passe sur les cachets à recracher sous peine d’en devenir un, tout blanc, tout chimique, invisible au milieu d’une horde mouvante. Un bon texte très bien écrit, Gilles, à lire sachant que ce n’est pas le vivre. D'jenn.
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Ancolies Le 25-04-2018 à 11:23
D'Jenn, si je le décris bien, c'est que je l'ai bien en tête ce lieu et ses habitués. Cette histoire précisément c'était il y a 35 ans, mais j'ai eu l'occasion d'y revenir plusieurs fois, et c'était jamais la joie. J'ai quand même eu droit à une accalmie pendant 20 ans. J'avais même fait une traversée thérapeutique de l'Atlantique en voilier à 28 ans pour me sevvrer d'une liste commack de médicaments quotidiens, et ça a marché. Et puis il y a 10 ans, j'ai replongé suite à une épouvantable rupture sentimentale, et je suis repassé par la case médocs et les internements. Tu as raison, il y a toujours le risque de vouloir y rester, pour ne plus avoir à affronter le monde extérieur. Aujourd'hui ça va quand même bien mieux, ouf, et je me suis juré de ne jamais au grand jamais y remettre les pieds. Merci beaucoup de m'avoir lu. A +