Deogratias Le 22-05-2024 à 5:31
Bonjour David, merci pour ce très joli commentaire. L'île en effet a besoin de repos et de beauté. Je pense qu'elle va bientôt glisser doucement vers une retraite spirituelle pour refaire ses forces intérieures...En attendant, je suis sur DPP...Je vais aller de ce pas lire votre dernier texte...Bonne journée. Sylvie.
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Albert B Le 29-04-2026 à 9:19
Sylvie, votre texte touche profondément, parce qu’il parle d’un sentiment que beaucoup connaissent sans toujours savoir le dire. Cette île dont vous parlez ressemble à un endroit intérieur, un refuge que vous avez peut-être choisi au début pour être tranquille, pour respirer, mais qui devient peu à peu une solitude plus lourde à porter. On sent que vous vous êtes éloignée des autres, pas forcément par rejet, mais plutôt par fatigue, comme si les relations, les mots, le bruit du monde étaient devenus trop difficiles. La répétition de “je veux juste…” est très forte, parce qu’elle montre que vos envies se réduisent petit à petit, que vous cherchez de moins en moins, jusqu’à vouloir seulement le calme, le silence, puis presque disparaître un peu. Les images de la nature sont très belles et très parlantes, on voit le sable, les arbres, le ciel, les oiseaux, et cela donne une impression de paix, mais en même temps, on sent que cette paix ne suffit pas à enlever la tristesse qui est là. C’est ce contraste qui rend votre texte touchant, parce que même dans quelque chose de calme, il reste une douleur. Au fil des passages, votre île devient de plus en plus fermée, de plus en plus seule, comme si vous coupiez les liens un à un, jusqu’à ne plus attendre personne et ne plus rien espérer. Et pourtant, tout cela reste dit avec des mots simples, naturels, sans chercher à compliquer, ce qui rend l’émotion encore plus vraie. On a l’impression de suivre un chemin intérieur, un glissement vers le silence et le repli, et c’est cela qui rend votre texte si fort, parce qu’il sonne juste et sincère du début à la fin. Merci pour le partage, bien à vous. Albert.