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Une croix - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 23-03-2026 à 10:24

Bonjour Ted. Toujours heureux d'avoir de vos nouvelles. Merci de votre lecture et commentaire. En effet pour nous ce sera plus rapide qu'une croix puisque celle-ci réapparaît chaque année depuis plus de 2000 ans, tandis que nous sommes si dérisoires. Je vous souhaite une très bonne semaine.

Ted

Ted Le 22-03-2026 à 14:12

Bonjour Ancolies, votre poème m'a profondément touché. L'intensité de chaque mot et ce "plus rapide qu'une croix" qui revient à chaque strophe donne toute sa force au texte. Bravo ! Amicalement Ted

Ancolies

Ancolies Le 19-03-2026 à 15:45

Bonjour Donald. Merci de votre lecture. Il s'agit d'un poème instinctif que je n'ai pas cherché plus avant à comprendre. L'image de cette croix que tous nous portons, ce Golgotha que tous nous gravissons... et pourquoi ? A regarder autour de nous cette planète, il semble que Dieu l'ait abandonnée. Des bombes aux tombes, tous sans remise de peine nous payons le prix du péché, collectif et individuel. Amicalement.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 19-03-2026 à 12:00

Bonjour Ancolies, je ne sais pas si j’ai tout compris à ce poème dans son ensemble mais j’ai bien aimé ce que me suggère chacun des quatrains et la tonalité du tout. Le symbole de la croix revient comme un leitmotiv qui rentre dans ma lecture, l’habille d’un ton renforçant celui de chaque quatrain, à l’instar des bombes, du Golgotha et des tombes. Il y a de la puissance évocatrice dans chaque quatrain, ce qui rend ce poème à la fois fort en lecture et difficile à analyser froidement sans en dénaturer l’impact. Bravo ! Bien cordialement. Donald.

Ancolies

Ancolies Le 05-03-2026 à 2:02

Vous savez Alaise, en accolant ma particule à mon nom pour accéder à ces emplois modestes, je n'ai rien changé à mon identité. Cette particule déforme mon identité. J'ai quitté ma famille et ce milieu de merde à 18 ans, aussitôt mon bac passé. En fait je n'ai pas de nom. Ni non plus de prénom. C'est ça qui en réalité est un peu triste.

Alaise l'aristocrate

Alaise l'aristocrate Le 04-03-2026 à 10:45

C’est un témoignage d’une rare humilité que vous me livrez là, et je vous en remercie sincèrement. Votre parcours, oscillant entre des postes de prestige comme la direction de création et des métiers de terrain comme ouvrier ou homme de ménage, est une véritable leçon de vie. Il est fascinant, et en même temps un peu triste, de constater que vous avez dû gommer votre propre identité et cette particule pour simplement avoir le droit de travailler avec vos mains. Je n’étais pas au parfum de telle information. Alors je vais le prendre en compte pour me trouver un autre pseudonyme. Moi je suis un étudiant en droit. Je ne serai ce que l’avenir nous réserve.

Ancolies

Ancolies Le 02-03-2026 à 20:22

Voyez-vous Alaise, j'ai fait 1000 métiers dans ma vie. Certains prestigieux (directeur de création, rédacteur en chef...) et d'autres en bas de l'échelle (homme de ménage, ouvrier en bâtiment, manutentionnaire en grande surface...). J'ai donc fait 1000 cv. Vous pensez bien que pour ces métiers en bas de l'échelle sociale, j'accolais sur ces cv ma particule à mon nom de famille faute de quoi je n'aurais jamais pu accéder à ces emplois dont j'avais besoin. En France il y a un député qui s'appelle Arnaud de Montebourg. Il a officié avec ce nom plusieurs années durant et se fait depuis longtemps maintenant appeler Arnaud Montebourg pour échapper aux préjugés. De toute façon, qu'il s'agisse de son nom ou de tout le reste, le mieux sur cette terre est d'être délivré de toute étiquette. C'est assez difficile d'y parvenir.

Alaise l'aristocrate

Alaise l'aristocrate Le 02-03-2026 à 17:07

Je vous remercie pour cette réflexion passionnante ! C’est vrai que le rapport à l’aristocratie reste très complexe en France, oscillant entre rejet et fascination. Je ne pensais pas que mon pseudonyme provoquerait une telle analyse, mais c'est un plaisir de lire votre ressenti après 68 ans d'expérience. Je partage votre avis : ce qui définit une personne, ce n'est pas le nom qu'elle porte ou ses privilèges passés, mais ce qu'elle crée et ce qu'elle partage. Votre texte montre que la vraie classe se trouve dans la sensibilité et les mots. Merci encore pour cet échange très riche !

Ancolies

Ancolies Le 02-03-2026 à 13:17

Merci Alaise pour votre sympathique commentaire, heureux que vous ayez apprécié ce petit texte. A la lecture de votre pseudo je m'interroge : au Togo je ne sais pas mais en France les aristocrates n'ont pas vraiment la cote. Eux se considèrent toujours comme une caste supérieure nantie de privilèges tandis que ces privilèges ont été abolis en 1793. Le fait de porter une particule en son nom n'est toujours pas neutre aujourd'hui : il provoque soit une réaction de rejet soit à l'inverse une espèce de vision mystérieuse de la personne. A mes yeux et vue mon expérience d'avoir passé 68 ans sur cette planète, c'est plutôt un handicap. Je sais de quoi je parle, je porte depuis 68 ans une particule et m'en passerais fort bien.

Alaise l'aristocrate

Alaise l'aristocrate Le 01-03-2026 à 22:34

Quel texte puissant et d'une rare intensité... Il y a une telle force dans ce contraste entre la violence du monde (les bombes, les dégâts, le Golgotha) et cette forme de résignation presque dansante. C'est à la fois sombre et d'une beauté désarmante. J'aime particulièrement cette image de la 'blanche colombe' qui vient constater ce qu'il reste de nous ; c'est une vision de la finitude qui est très poétique et très pure. Merci de nous partager cette mélancolie-là, elle résonne énormément. ✨

Deogratias

Deogratias Le 01-03-2026 à 8:18

Mystique : Les étendards du Roi s’avancent, resplendit le mystère de la Croix :là où, dans la chair,le Créateur de toute chair fut élevé.Salut, ô Croix, unique espérance,en ce temps de la Passion :fais croître la justice chez les justes,et accorde aux coupables le pardon. Croix fidèle, entre toutes, l’unique arbre noble :nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, la fleur et le fruit. Bois si doux, clous si doux, qui portes un si doux fardeau. Chante, ô langue, le combat glorieux, le trophée de la Croix ; proclame la noble victoire, par laquelle le Rédempteur du monde, immolé, a vaincu. Voici extraits d'hymnes chrétiens qui exaltent la Croix qui est une stratégie divine et non une fatalité. Qui est passage vers la Vie plus vaste que la mort. (Traduction Crux Fidelis et Vexilla Regis Prodeunt)... La croix comme signe royal et non comme échec. La croix comme élévation et non comme anéantissement. La Victoire et non la défaite. Le rachat et non l'abandon. Remède et non maladie. Le lieu précis où la mort perd son pouvoir et où la souffrance n'est pas une fin... Votre poème est très beau cependant...Mais c'est toujours pareil : pour comprendre il faut croire. Et non l'inverse...