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Un Sweat-Shirt Blanc - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 25-02-2026 à 4:12

Bonjour David, celui auquel il est destiné n'aura ni élan amical et encore moins amoureux. Je ne suis pas quelqu'un qu'on aime aisément...mais je reste confiante que chaque cadeau fait avec tendresse garde une lumière unique dans laquelle je dépose celui auquel il est destiné. Rien de plus. Rien de moins...Merci pour votre retour. A bientôt.Sylvie

Benadel

Benadel Le 24-02-2026 à 22:20

Oui, Sylvie, j’ai adoré cette blancheur tissée sous de belles coutures. La blancheur est souvent associée à la naïveté, à l’innocence, à la pureté. Alors puisse celui à qui est destiné le cadeau blanc prendre un élan amoureux ou amical envers vous, la donatrice. Si cela ne devait pas être le cas, la blancheur que vous lui avez généreusement offert étincellera d’une lumière qui vous sera, j’en suis convaincu, grandement bienfaisante. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 24-02-2026 à 9:59

Merci Ted, cela me touche beaucoup d'autant plus que la personne n'en veut pas. "Cette manière de vouloir envelopper quelqu'un d'une lumière douce", Alors, je continuerai malgré tout. Sans le dire et sans lui. Merci beaucoup Ted. Sylvie.

Ted

Ted Le 24-02-2026 à 7:39

Bonjour Sylvie, Ce qui me touche dans votre texte, ce n'est pas l'idée de sauver ou de guérir ; vous avez raison, cela ne nous appartient pas mais la délicatesse du regard posé sur cet homme. Le sweat devient presque secondaire. Ce qui demeure, c’est cette manière de vouloir envelopper quelqu’un d’une lumière douce. Et ça vous savez bien le faire. Amicalement Ted

Deogratias

Deogratias Le 24-02-2026 à 0:03

Bonsoir Abdellah, l'amour plus fort que la mort est un verset du cantique des cantiques.. peut-être connaissez vous ce livre ? ..en tout cas, oui, nous avons des points communs...votre témoignage est très beau et je vous en remercie...tout œcuménisme repose sur la recherche de ce qui nous unit...les différences il faut faire avec... Au ciel, nous aurons de belles surprises... A bientôt. Sylvie

Abdellah

Abdellah Le 23-02-2026 à 20:55

Chère Sylvie, Votre réponse m’a profondément rejoint. Lorsque vous écrivez que l’amour est « puissance de vie plus forte que la mort », j’ai repensé à un souvenir ancien. Au mariage de ma sœur aînée, à Kouba, un voisin venait de mourir quelques jours auparavant. Mon père, par respect, avait demandé qu’il n’y ait ni chant ni musique. Puis le fils aîné du défunt est venu lui-même à la cérémonie. Il a mangé avec nous. Et c’est lui qui a remis la musique, en demandant que la joie ne soit pas étouffée. Il a dit, en substance, que la vie devait continuer, que la joie ne devait pas être enterrée avec le malheur. Ce jour-là, j’ai compris quelque chose sans savoir le formuler : la peine n’a pas le dernier mot. La mort existe, la douleur aussi, mais la vie garde sa priorité. Non par légèreté. Par fidélité au vivant. En vous lisant, j’ai reconnu cette même intuition. Nos traditions sont différentes, nos langages spirituels aussi, et pourtant nous nous retrouvons sur l’essentiel : aimer, même si cela ne guérit pas tout ; continuer, même lorsque le cœur est atteint ; laisser la vie circuler. Peut-être avons-nous plus en commun que nous ne le pensions. Merci pour cet échange sincère. Bien à vous. Abdellah

Deogratias

Deogratias Le 23-02-2026 à 19:05

Bonsoir Abdellah, merci beaucoup pour votre retour. J'ignorais que mon texte susciterait des réactions aussi positives et cela fait franchement du bien au moral...Vous êtes très cultivé, je ne pense pas avoir déjà lu Mauriac ou Camus bien que je les connaisse de nom...Oui, le verset d'Isaïe a marqué ce texte, en effet, ma mémoire culturelle et biblique est dans ce texte, à n'en pas douter. Vous avez tellement raison Abdellah, ce geste ne prétend pas sauver l'autre, impossible. Il désirait juste donner quelque chose de cicatrisant pour une âme qui ne s'aime pas...Mais il en va de cela comme de bien d'autres de nos gestes : souvent inefficaces mais féconds. Comme les cadeaux des petits enfants...C'est certain que nous sommes si petits, comment pourrions-nous prétendre changer l'autre ou le guérir ? Tout juste l'aimer, comme ça, sans mérite, sans l'avoir demandé. L'amour reste la seule puissance de guérison véritable...Même si elle n'empêche ni la souffrance, ni la mort...Elle est juste puissance de vie plus forte que la mort elle-même. Rien de moins. Rien de plus. Et reconnaissez avec moi que cet amour là dépasse largement notre petite condition humaine si limitée ...Je vous remercie pour votre retour qui me fait vraiment du bien ce soir. A bientôt. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 23-02-2026 à 18:55

Bonsoir Sylvie, Votre texte m’a frappé par la manière dont un objet ordinaire devient peu à peu matière spirituelle. Ce sweat-shirt blanc n’est jamais seulement un vêtement : il prend la densité d’un symbole, presque d’un sacrement intime. On sent derrière cette blancheur toute une mémoire culturelle et biblique ,peut-être l’écho du verset d’Isaïe (« plus blancs que neige »), peut-être aussi une tradition plus large où le blanc signifie à la fois innocence, rédemption et recommencement. Il y a quelque chose qui m’a rappelé certaines pages de Mauriac, où l’élan du cœur dépasse la raison, et où l’on tente d’aimer en réparant. Et aussi, par contraste, cette lucidité très moderne -presque camusienne - lorsqu’apparaît le doute : « Pourquoi ai-je acheté ? » Cette oscillation entre ferveur et conscience critique donne au texte sa tension la plus juste. Ce que j’ai trouvé particulièrement beau, c’est que vous ne transformez pas l’objet en miracle : vous le laissez dans l’espace de la prière. Le geste n’efface rien, ne sauve pas à la place de l’autre , il dépose simplement une espérance dans la Lumière. Et cette retenue, cette humilité finale, donne au texte sa vraie force. Amicalement Abdellah

Deogratias

Deogratias Le 23-02-2026 à 17:47

Bonsoir Albert, je vous remercie pour votre commentaire si riche et touchant. La personne en question est hélas bien loin de me comprendre. Mais je ne regrette pas mon geste...je dois être honnête avec vous : je ne me rends même plus compte quand je mêle sentiments intimes, images spirituelles et gestes simples...j'ai l'impression que je mêle un peu tout naturellement...je suis si heureuse si mes mots touchent mes lecteurs c'est une grande consolation pour moi qui connait si peu de réciprocité dans la vraie vie. Ma sincérité revient souvent dans les retours...la encore je ne sais pas comment on fait pour ne pas l'être quand on l'écrit...quant à cette pureté immaculée que je voulais offrir à mon ami, je crois qu'il la refuse...j'ai là aussi la consolation de me dire qu'au moins le lecteur veut bien la recevoir à défaut du vrai destinataire de mon cadeau...et finalement c'est très bien ainsi. Tout est grâce. Bonne soirée. Sylvie

Albert B

Albert B Le 23-02-2026 à 17:35

Bonjour Sylvie, j’ai été profondément touché par la délicatesse de votre regard et par la manière dont vous mêlez une émotion intime à des images si précises et poétiques. Chaque détail semble choisi avec soin, depuis la blancheur immaculée du sweat-shirt jusqu’aux métaphores qui parlent du cœur, de l’âme et de la pureté que vous souhaitez offrir. Ce que vous décrivez va bien au-delà d’un simple vêtement : il devient le symbole de la chaleur, de la consolation, de l’amour et du désir de rendre quelqu’un meilleur, ne serait-ce que par votre attention et votre geste. J’ai été particulièrement fasciné par ce contraste entre la simplicité d’un objet quotidien et la profondeur qu’il incarne. Vous montrez combien nos petits gestes peuvent porter du sens, de la tendresse et de l’empathie. Ce qui m’a aussi touché, c’est votre sincérité et votre vulnérabilité : vous n’essayez pas de masquer vos doutes, vos hésitations ou vos sentiments intenses, et c’est cette honnêteté qui donne tant de vie à votre texte. La façon dont vous mêlez vos sentiments à des images spirituelles et poétiques, comme la neige, la lumière ou la pureté, rend ce récit presque sacré, mais d’une manière profondément humaine. Le passage où vous parlez de l’intention, de l’amour qui dépasse la raison et du geste qui devient une offrande ou un symbole de soin m’a particulièrement ému. Cette profondeur rare transcende la simple anecdote et touche directement le cœur du lecteur. Merci de partager cette beauté, cette attention et cette délicatesse avec autant de sincérité car vos mots ont le pouvoir de toucher, d’élever et de réconforter ceux qui les lisent. Amicalement, Albert.