Je vais commenter ma propre critique. On n'est jamais si bien servi que par soi-même. Je dois nuancer certains propos, après avoir revu le film. Il me fallait le revoir, tant je l'ai aimé. Ce qui me permet de revenir sur la longueur ressentie. Peut-être étais-je déjà fatigué à la première projection, car je n'ai pas retrouvé cette impression à la seconde vision, mais alors pas du tout ! Au contraire, le rythme m'a entraîné du début à la fin. Comme quoi, il faut toujours se méfier du moment où l'on reçoit un film. Ma seconde précision est à propos de mon interrogation sur le "male gaze", sur mon propre regard. Après avoir regardé sur Youtube l'excellent documentaire sur le tournage du film (https://www.youtube.com/watch?v=8H64HNvXrqU), je me suis rendu compte que je m'étais fait avoir. Les corps exposés, surtout celui de Margaret Qualley, sont faux, retouchés par des prothèses, pour correspondre encore mieux aux canons esthétiques imposés par la société aux femmes. Voilà pour ma réflexion ! Pourtant, ce n'est pas faute de savoir que le cinéma est une machine à fantasme reposant sur la fabrication du faux, de l'illusion, pour mieux entraîner le spectateur voyeur dans cette "illusion particulière", pour reprendre ce que dit Maupassant au sujet de la littérature réaliste, qui est la marque des grand(e)s artistes. Et Coralie Fargeat prouve qu'elle est une grande réalisatrice. Ce qui ne fait que me renforcer dans l'idée que ce film est l'un des meilleurs du moment, au moins.
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Chrismath Le 21-02-2025 à 10:42
Je vais commenter ma propre critique. On n'est jamais si bien servi que par soi-même. Je dois nuancer certains propos, après avoir revu le film. Il me fallait le revoir, tant je l'ai aimé. Ce qui me permet de revenir sur la longueur ressentie. Peut-être étais-je déjà fatigué à la première projection, car je n'ai pas retrouvé cette impression à la seconde vision, mais alors pas du tout ! Au contraire, le rythme m'a entraîné du début à la fin. Comme quoi, il faut toujours se méfier du moment où l'on reçoit un film. Ma seconde précision est à propos de mon interrogation sur le "male gaze", sur mon propre regard. Après avoir regardé sur Youtube l'excellent documentaire sur le tournage du film (https://www.youtube.com/watch?v=8H64HNvXrqU), je me suis rendu compte que je m'étais fait avoir. Les corps exposés, surtout celui de Margaret Qualley, sont faux, retouchés par des prothèses, pour correspondre encore mieux aux canons esthétiques imposés par la société aux femmes. Voilà pour ma réflexion ! Pourtant, ce n'est pas faute de savoir que le cinéma est une machine à fantasme reposant sur la fabrication du faux, de l'illusion, pour mieux entraîner le spectateur voyeur dans cette "illusion particulière", pour reprendre ce que dit Maupassant au sujet de la littérature réaliste, qui est la marque des grand(e)s artistes. Et Coralie Fargeat prouve qu'elle est une grande réalisatrice. Ce qui ne fait que me renforcer dans l'idée que ce film est l'un des meilleurs du moment, au moins.