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Te souviens-tu - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 08-05-2026 à 11:17

Merci pour votre réflexion Albert. Ce texte est le récit d'un jeune idéaliste qui face aux réalités du monde se voit contraint de revoir ses rêves à la baisse. Mais il ne s'y résigne pas vraiment. Le fautif n'est pas le monde mais la condition humaine et ses limites. Comme dit une de mes très vieilles chansons Comme promis, compromis, simplement pour rester en vie. Elle poursuit Et j'ai cherché les anges à la Cité des Anges. Je doute qu'il y en ait beaucoup. Des compromis, forcément j'en ai fait, mais le minimum, ce qui n'a pas tellement été bénéfique pour ma position sociale. Lors notre jeune héros se réfugie dans la solitude qui pour lui est aussi en partie comme vous dîtes synonyme de distance, recul et liberté. Une liberté qui va solitaire donc. Au final ce n'est pas si mal. Amicalement.

Albert B

Albert B Le 07-05-2026 à 16:47

Bonjour Ancolies, merci pour ce texte fort et pour la profondeur de votre réflexion. On y ressent une vision très intérieure du monde, où le regard sur la société se mêle constamment à celui porté sur soi-même. Vous mettez aussi en avant une responsabilité personnelle qui revient souvent, sans chercher à tout expliquer par l’extérieur. Cela donne un texte direct, sans détour, qui pousse à se questionner. Il s’en dégage enfin un recul lucide, fait de distance et de liberté, loin des idées toutes faites. Merci pour ce partage qui invite à réfléchir sur sa propre place dans le monde. Bien à vous, Albert.

Ancolies

Ancolies Le 07-05-2026 à 0:42

Bonsoir Abdellah. Ce texte est l'histoire d'un jeune garçon de 5 ans qui vivait en Absurdie et croyait que les grands allaient ce soir s'en apercevoir et alors demain tout changerait, rentrerait dans l'ordre. Cela n'est jamais arrivé et n'arrivera jamais. Nostalgie ou profonde mélancolie originelle ? J'opterais pour la seconde. Et aujourd'hui et depuis un bon moment déjà je suis lassé d'écrire sur nos manquements, nos trahisons à nous-mêmes, lassé de me répéter, naturellement en vain. Les hymnes révolutionnaires ? Lesquels ? Ceux de 68 en France, 66 aux Etats-Unis. Le garçon de 5 ans a vraiment apprécié la contreculture parce qu'elle proposait une alternative pour finalement se révéler tout autant bourgeoise et académique que la culture que le jeune garçon détestait. Que lui reste-t-il, lui qui n'a pas renoncé ? La liberté à laquelle il accède par la solitude, ou encore par l'océan car celui-ci est tellement plus grand que lui, tellement indomptable qu'il ne peut lui enseigner que l'humilité. Mais oui, il est tellement déçu, déçu par les autres. Il n'est pas amer, aigri, ce sont des sentiments, des émotions qu'il refuse car elles sont négatives et ne l'intéressent donc pas. Et puis ce serait encore une fois la facilité. Comme vous le soulignez le petit garçon n'incrimine pas le temps qui passe ou le système. Il appartient à chacun de faire ses choix, choisir son camp. Lorsque l'on fait cela on s'aperçoit qu'il n'y a qu'un seul camp viable, le sien, où l'on est libre et seul. Bien à vous.

Abdellah

Abdellah Le 06-05-2026 à 23:18

Bonsoir, Ce texte m’a surtout frappé par son cri intérieur. On sent une profonde désillusion face à un monde où beaucoup de choses semblent avoir perdu leur sens : les idéaux, la révolte, les rêves de jeunesse, jusqu’aux symboles culturels eux-mêmes récupérés puis transformés en produits de consommation. J’ai trouvé intéressant que le texte ne rejette pas toute la faute sur « le système » ou sur le temps qui passe. À plusieurs reprises, il ramène aussi chacun à sa propre responsabilité : les compromis, la complaisance, la recherche du confort, la perte progressive de rectitude. Cela donne au texte une dimension plus humaine et moins simpliste. Le passage sur les anciennes figures révolutionnaires devenues spectacles commerciaux est particulièrement fort. Il y a quelque chose de très amer dans cette idée de chants de révolte diffusés entre deux publicités ou applaudis dans des soirées luxueuses. Mais derrière la colère et le désenchantement, j’ai surtout senti une nostalgie profonde : celle d’un temps où l’on croyait encore qu’un avenir plus juste, plus humain et plus beau était possible. Et c’est probablement cette blessure-là qui traverse tout le texte. Amicalement Abdellah