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Rêverie - Commentaires

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Sté Toqué

Sté Toqué Le 29-01-2024 à 15:18

Bonjour Hika. Je comprends tout à fait votre point de vue porté par une recherche sur la vie de l'auteure. Je n'avais, quant à moi, interprété ce texte qu'en fonction de la / des tragédie(s) qu'il reflète. Vous avez poussé l'analyse beaucoup plus loin que moi et ce que vous exprimez ici fait tout à fait sens / ouvre les sphères de mon ressenti. En la lisant, j'éprouve moi aussi ce manque d'air dans les poumons d'Elisa Mercoeur, cette angoisse absolument abyssale qui pourrait peut-être excuser l'égocentricité que vous évoquez et qui semble bien présente! Le verbe "essayer" (dernier vers) me paraît assez parlant quant à cette quête impérieuse et désespérée d'un bonheur immédiat. Nos "paysages intérieurs" et nos sens nous mènent bien souvent vers des horizons insoupçonnés (j'aimerais, à ce propos, chère amie de plume, vous remercier d'avoir lu mon texte "Juste une ode à nos sens" - y laisseriez vous un court commentaire?). Amitiés bretonnes et anglo-saxonnes - Sincèrement, Stéphane :-)

Hika

Hika Le 29-01-2024 à 13:47

Bonjour Stéphane . lecture mitigée de ma part ,de cette « Rêverie » . Le 1e quatrain est tout habité d’ne volonté de vivre « l’intensité du présent » tout à fait tonique, pleine de sève , impétueux et plaisants . « une heure vaut un siècle ». Mais curieusement, ce feu intérieur et moteur- évoque ensuite moins l’ élan vers l’autre, désirs et joies partagés qu’une angoisse ou refus sous-jacents - « dépenser… une vie, …épuiser …tout son cœur… c’est assez d’un printemps je ne veux pas d’hiver » ; ( je sais bien qu’à l’époque une femme était perçue vieille à 30 ans , que Elisa Mercoeur est morte à vingt-sept, ,( je regarde toujours les âges des décès) mais ce ‘ tout tout de suite » a résonné un peu comme une soif ..inextinguible - et toute personnelle . ( d’un certain « Romantisme « aussi très individualiste , avide ,et auto-centré , à la fois impérieux et assez plaintif en sous Plume ) ; Puis , dans le doute ,ce que j’ai lu de sa vie , du moins par wikipédia, m’a semblé , à tort ou à raison , confirmer cette impression de 1ère lecture . L’enfant d’abord trouvée », puis « réclamée » par sa mère, enfant douée , « enfant prodige » écrivit très tôt , et n’eut de cesse d’être -reconnue , saluée - et le fut grandement, aidée et protégée ;et tant mieux . Mais sa mort suit de près un refus insupportable et ravageur : - celui de « Mr Taylor seul qui a fait mourir la pauvre enfant » , aurait-elle dit à sa mère . Il avait refusé d’éditer sa Tragédie ( commençée dès l’adolescence). j’avoue « comprendre » le traumatisme de l’abandon et cette faim de reconnaissance publique , saluer ces vers , mais je suis restée en distance de cette personnalité amoureuse de l’amour qu’on lui témoigne) . Sans doute suis-je donc’ à côté de la plaque ‘, peu généreuse et compassionnelle, mais aimer n’est pas seulement l’être et sans cesse se dire , à cet effet, je trouve (.enfin ce n’est que ma lecture) Hika

Sté Toqué

Sté Toqué Le 27-01-2024 à 19:07

Mais au plaisir Sylvie, bonsoir... Je tenais à vous remercier de me lire si régulièrement :-) Au rendez-vous de l'intensité du présent, je suis moi aussi! :-) Que chaque heure en cette soirée soit pour vous un écrin de tranquillité au souffle d'aujourd'hui, Stéphane :-)

Deogratias

Deogratias Le 27-01-2024 à 17:04

Bonsoir Stéphane, "le souffle d'aujourd'hui flétrit la fleur d'hier" : J'aime beaucoup. Elle ne veut qu'un printemps et surtout pas l'hiver...Elle préfère goûter le nectar du bonheur dès maintenant...Toujours cette notion de temps qui passe...et le désir que rien ne s'use. Au rendez-vous de l'intensité du présent. Merci pour ce partage. Sylvie.