Hika Le 29-01-2024 à 13:47
Bonjour Stéphane . lecture mitigée de ma part ,de cette « Rêverie » . Le 1e quatrain est tout habité d’ne volonté de vivre « l’intensité du présent » tout à fait tonique, pleine de sève , impétueux et plaisants . « une heure vaut un siècle ». Mais curieusement, ce feu intérieur et moteur- évoque ensuite moins l’ élan vers l’autre, désirs et joies partagés qu’une angoisse ou refus sous-jacents - « dépenser… une vie, …épuiser …tout son cœur… c’est assez d’un printemps je ne veux pas d’hiver » ; ( je sais bien qu’à l’époque une femme était perçue vieille à 30 ans , que Elisa Mercoeur est morte à vingt-sept, ,( je regarde toujours les âges des décès) mais ce ‘ tout tout de suite » a résonné un peu comme une soif ..inextinguible - et toute personnelle . ( d’un certain « Romantisme « aussi très individualiste , avide ,et auto-centré , à la fois impérieux et assez plaintif en sous Plume ) ; Puis , dans le doute ,ce que j’ai lu de sa vie , du moins par wikipédia, m’a semblé , à tort ou à raison , confirmer cette impression de 1ère lecture . L’enfant d’abord trouvée », puis « réclamée » par sa mère, enfant douée , « enfant prodige » écrivit très tôt , et n’eut de cesse d’être -reconnue , saluée - et le fut grandement, aidée et protégée ;et tant mieux . Mais sa mort suit de près un refus insupportable et ravageur : - celui de « Mr Taylor seul qui a fait mourir la pauvre enfant » , aurait-elle dit à sa mère . Il avait refusé d’éditer sa Tragédie ( commençée dès l’adolescence). j’avoue « comprendre » le traumatisme de l’abandon et cette faim de reconnaissance publique , saluer ces vers , mais je suis restée en distance de cette personnalité amoureuse de l’amour qu’on lui témoigne) . Sans doute suis-je donc’ à côté de la plaque ‘, peu généreuse et compassionnelle, mais aimer n’est pas seulement l’être et sans cesse se dire , à cet effet, je trouve (.enfin ce n’est que ma lecture) Hika
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Sté Toqué Le 29-01-2024 à 15:18
Bonjour Hika. Je comprends tout à fait votre point de vue porté par une recherche sur la vie de l'auteure. Je n'avais, quant à moi, interprété ce texte qu'en fonction de la / des tragédie(s) qu'il reflète. Vous avez poussé l'analyse beaucoup plus loin que moi et ce que vous exprimez ici fait tout à fait sens / ouvre les sphères de mon ressenti. En la lisant, j'éprouve moi aussi ce manque d'air dans les poumons d'Elisa Mercoeur, cette angoisse absolument abyssale qui pourrait peut-être excuser l'égocentricité que vous évoquez et qui semble bien présente! Le verbe "essayer" (dernier vers) me paraît assez parlant quant à cette quête impérieuse et désespérée d'un bonheur immédiat. Nos "paysages intérieurs" et nos sens nous mènent bien souvent vers des horizons insoupçonnés (j'aimerais, à ce propos, chère amie de plume, vous remercier d'avoir lu mon texte "Juste une ode à nos sens" - y laisseriez vous un court commentaire?). Amitiés bretonnes et anglo-saxonnes - Sincèrement, Stéphane :-)