Johann Christoph Schneider Le 23-06-2023 à 9:45
Bonjour Ancolies Votre anecdote des vinyles "taxés" au Monoprix m'a beaucoup amusé et m'a rappelé mes 16-17 ans, une brève période durant laquelle j'ai pratiqué ce que j'appelais pudiquement des "emprunts forcés". Ma victime : la FNAC du Forum des Halles à Paris - à l'époque (1979-80) les rayons n'étaient pas terriblement bien surveillés et il n'y avait pas encore de vidéo. Ceci dit mon butin est resté mince : le Bouvard et Pécuchet de Flaubert en Folio et quelques BD de Manara, Pichard (Blanche Epiphanie), Wallace Wood (Sally Forth) (je les trouvais bandantes, c'était mes hormones qui voulaient ça je suppose). Les vinyles (et surtout les K7) je me les procurais "légalement" à Pygmalion, un immense magasin de musique au début du boulevard de Sébastopol. A bientôt. PS : je vous fais un MP tout de suite.
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Ancolies Le 23-06-2023 à 13:03
Salut D'Jenn. Oui tous ces ratés peuvent filer le bourdon. Le truc auquel je pense le + souvent, c'est ma collec de vinyles. Baignant dans la musique, il n'y a pas un jour où je n'ai l'occasion d'entendre 1 ou des morceaux divers et variés et de me dire Ce disque-là je l'avais. J'ai toujours du mal à comprendre que cette collec ne soit plus la mienne, qu'elle soit passée dans les mains d'un autre. Il y a 2 aspects : le côté argent - laisser 40.000 ou 50.000 euros à mon fils n'est pas négligeable - et le côté passion. Cette collec a représenté en quelque sorte ma vie et ma raison d'être pendant pas mal de temps. Moi aussi il m'aura fallu du temps pour ouvrir (complètement ?) les yeux. Je crois que j'ai appris la vie à coups de souffrance et de solitude. Et moi-aussi on m'a volé des cartons lors de mon déménagement de l'année dernière, dont nombre d'originaux de dessins (que j'ai heureusement scannés) et l'original d'un livre "Chu pas net" écrit lors de mes jeunes années dont je n'ai pas de copie. J'ai appelé la boîte de déménagements : Nous n'avons pas de voleurs chez nous m'a t'il été répondu. Tu parles Charles. Faire un inventaire des aspects positifs de sa vie ? Oui c'est possible. Mais c'est délicat, il ne faut pas que cela frise l'orgueil. Je crois que nous sommes d'accord sur les différences entre orgueil, pas toujours bien placé, et amour-propre, indispensable pour se regarder dans une glace, même si je ne le fais plus que pour me raser. Je pense que je regarde mon miroir intérieur pour être sûr d'être à l'heure avec moi-même et que (orgueil ?), je ne m'en tire pas trop mal. Intégrité, dignité, parole donnée, simplicité restent mes maîtres mots. Si je ne me sentais plus digne, j'imagine que je prendrais mes cliques et mes clacs (claques ?). Merci pour ta lecture, toutes mes amitié et à bientôt.