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Parlons d'autre chose - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 02-06-2026 à 21:07

Bonsoir Donald, j'apprécie d'autant plus votre commentaire qu'il m'a parfois été reprocher de trop parler de moi ici même...Mais j'ai souvent remarqué cependant que ce sont souvent les textes les plus lus...Etrange contradiction...Merci Donald. Vous savez, je vois dans ce texte le résultat d'un cheminement personnel qui m'a pris toute la vie...jusqu'à ce jour...La grâce du temps qui passe et de la grâce tout court. Sans aucun doute. Vous savez, cette vie nous prépare parfois de drôles de surprises...Dernièrement, j'ai eu une menace de mort, un rejet d'une personne de ma famille et bien d'autres choses...Tous, nous avons nos épreuves...Mais la souffrance semble le chemin le plus court pour apprendre à relativiser, à chercher, coûte que coûte, le positif dans un monde cruel et déboussolé...A bientôt. Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 02-06-2026 à 20:23

Bonsoir Sylvie, c'est un très beau texte empreint de pudeur et d'humilité. Peu d'auteurs de DPP ont cette faculté à écrire sur leur vie, sur des événements personnels ou des scènes vécues, en restant poétique, profond, humble. Vous faites partie de ces rares. Je crois que c'est la raison qui me fait aimer vos textes. Celui-ci en symbolise les forces, de par la justesse de l'écriture, du propos, l'humanité des mots, la fluidité des phrases. Encore bravo ! Bonne soirée. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 27-05-2026 à 12:37

Bonjour David, merci pour votre retour sympathique. En effet, il s'agissait de terrasser toute idée de justice improvisée...sur cette terrasse de café...En effet, qui est-on ? De bien petites choses bien imparfaites, fragiles et inconstantes...Plus je vais, plus je m'en rends compte...Inutile alors de juger les autres parfois bien plus excusables que nous mêmes...A bientôt. Sylvie.

Benadel

Benadel Le 27-05-2026 à 11:11

Oui, Sylvie, et merci pour cette piqûre de rappel, une piqûre parfaitement administrée à nous, donneurs de leçons. Nul ne peut se mettre dans la peau d'autrui, et surtout pas dans la peau d'une mère ayant dû faire face à d'amères circonstances au cours de l'existence. Aussi, si la volonté est le muscle de la raison, certaines personnes sont plus musclées que d'autres. Par ailleurs, convient-il de garder en mémoire que le destin de chacun étant à géométrie variable, il ne sied guère de porter un jugement sur certains égarements. Alors, et comme vous l'exprimez poétiquement, assis, par exemple, à la terrasse, jetons ce qui terrasse, surtout lorsqu'elle est ensoleillée au point que des pensées affiliées au pardon affluent vers la maman se croyant être à l'abandon. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 27-05-2026 à 7:42

Bonjour Albert, oui, il est parfois plus sage de se taire que de parler. il peut être légitime et sain de reparler du passé, mais cela demande discernement, selon les individus, cela peut être souhaitable ou au contraire ne pas l'être. Tout est là. L'amour est au delà du ressenti, du simple sentiment, il est affaire de volonté dans ce cas précis. C'est dire à quel point il est éloigné des théories de l'attachement, de la mise à distance etc... si pychologisante...Même quand on a toujours manqué de ce que devrait être une relation mère-fille, il est toujours possible d'aimer. C'est notre seule richesse, c'est avec lui seul que nous repartirons d'ici bas. Merci pour votre lecture. A bientôt. Sylvie.

Albert B

Albert B Le 27-05-2026 à 7:03

Sylvie, il y a dans votre texte une grande justesse dans la manière de décrire la relation mère-fille. On sent entre elles une tension silencieuse, faite de souvenirs, de choses non dites et d’un passé qui pèse encore sans jamais être totalement expliqué. La fille avance avec une conscience aiguë de ce qui a été vécu, mais aussi avec une retenue qui montre combien il est difficile de tout dire sans blesser. Ce qui est marquant, c’est le mouvement intérieur qui s’opère au fil de la scène. Elle commence avec l’envie de clarifier, de remettre du sens dans leur histoire, puis peu à peu elle comprend que certaines vérités ne trouvent plus leur place face à la fragilité de l’autre. Cela crée une forme de distance à la fois douce et douloureuse. La mère, quant à elle, apparaît vulnérable, comme enfermée dans un monde intérieur difficile à rejoindre. Et pourtant, malgré cette fragilité, le lien entre elles reste vivant, mais il ne passe plus par les explications ni les débats : il passe par la présence, les regards, le simple fait d’être là ensemble. Ce qui touche particulièrement, c’est que cette relation n’est jamais réglée ni parfaitement lisible. Elle est faite de zones d’ombre, de blessures, mais aussi d’un attachement profond qui résiste au temps et aux incompréhensions. Et finalement, le choix de la fille de ne plus insister sur le passé et de revenir à l’instant présent donne au texte une forme de paix discrète mais essentielle. Bien à vous, Albert.

Deogratias

Deogratias Le 26-05-2026 à 23:18

Bonsoir Abdellah, en effet, sans raconter ma vie, une personne est revenue pour faire ses analyses personnelles, parler du passé, l'autopsier par le biais de recherches généalogiques...après plus de 25 ans d'absence ...voulant aussi par la même exiger des réponses de sa mère...oui, je trouve cela cruel auprès d'une femme de plus de 80 ans ...on ne peut pas réparer le passé. Ni les victimes, ni les bourreaux. Reste alors l'intelligence du coeur qui n'oublie rien mais qui cherche à continuer d'aimer...cabin cahan...autant qu'on le peut...quand c'est possible bien sûr... Il faut ne plus attendre réparation du passé qui est une attente infantile...bien que compréhensive...cela demande, pour ce faire, d'avoir déposé ses blessures...nul n'est parfait...mieux : tous, nous sommes si petits quand il s'agit d'amour. De cette qualité si éloigné de celui prôné par la psychologie...mais qui est bien au dessus de cela : spirituel, oblatif, ...ds l'oubli de son petit ego qui revendique sans arrêt ses droits et sa liberté...merci pour votre lecture attentive. Sylvie

Abdellah

Abdellah Le 26-05-2026 à 22:55

Bonjour Sylvie, ce qui m’a particulièrement touché dans ce texte, c’est cette compréhension très humaine qu’il existe des blessures et des manques qu’aucune explication tardive ne peut réellement réparer. À un certain moment, vouloir tout rouvrir, tout analyser ou tout faire avouer risque parfois d’abîmer encore davantage ce qu’il reste vivant entre deux êtres. Nous sommes déjà si complexes pour nous-mêmes qu’il devient presque impossible de saisir totalement la vérité intérieure de l’autre, surtout après une vie entière de silences, de maladresses et de douleurs enfouies. J’ai trouvé très beau que le texte choisisse finalement la présence plutôt que le procès du passé. Ne pas troquer le peu de présent et de futur restant contre l’autopsie d’un passé révolu demande peut-être une forme rare de sagesse et de tendresse. Et ce “Parlons d’autre chose” devient alors bouleversant, non comme une fuite, mais comme une manière de protéger encore un peu d’humanité entre deux êtres fatigués par le temps. Bien à vous. Abdellah