Ancolies Le 21-03-2026 à 10:21
Merci pour votre lecture Nikola. Êtes-vous père ?
nikola Le 20-03-2026 à 21:22
Il y a de l'idée mais ça manque de profondeur et de développement je dirais. Il y a beaucoup d'éléments intéressants des parents qui ne méritent pas d'être parents et des enfants qui n'ont pas conscience de la chance qu'ils ont. Merci pour cette lecture intéressante
Deogratias Le 18-03-2026 à 17:23
Bonsoir Ancolies, il y a beaucoup de choses justes dans votre texte...Et d'autres qui mériteraient nuances...N'ayant pas eu d'enfant, on me ramène toujours au : "Tu peux pas comprendre"...Ce qui est aussi idiot que les préjugés sur l'autisme qui font dire n'importe quoi. Tout le temps..."Pour les croyants, Dieu a toujours bon dos" : je vous assure qu'il n'en est rien...Et pour le cas précis de parents inquiets pour leurs enfants, j'en ai un certain nombre autour de moi : enfants agressifs, ingrats, malhonnêtes qui ne montrent pas un chouia d'amour à leurs géniteurs. Et, en effet, il n'y a pas toujours une faute majeure de la part de ces parents qui ont fait du mieux qu'ils ont pu...Pourquoi ? Sans doute à cause de plein de choses différentes. Peut-être est-ce d'abord dû à notre nature humaine toujours insatisfaite...Ensuite peut être aussi parce qu'il y a des étapes de la vie psychique et affective encore peu assumés de la part de ses enfants : par exemple, comprendre qu'aucun parent n'est parfait, qu'attendre tout de ses dits parents continuent d'être une position infantile...etc...Certains enfants même grands sont encore au stade : "Je t'aime, je te mange", "je t'aime je te prends" "je t'aime, tu dois être tout à moi". Il y a des illusions de toute puissance...En fait, tout cela dépend de bien des critères conscients et inconscients...Nous avons tous des griefs vis à vis de nos parents...Certains sont toujours au stade du "Non"...Comme dit un des miens : "Passé 18 ans, tous nos enfants considèrent que les adultes sont tous des connards"...Bon, c'est un peu excessif mais cela peut être vrai...Au début de la vie, les ainés peuvent dire ce qu'ils veulent, certains ne les écoutent plus du tout...Ils en sont encore au stade : "Qui a tort, qui a raison, je suis l'accroc du dernier mot"...Et puis, il y a eu les parents vraiment défaillants...Là, il faut du temps, de la maturité...un cheminement...Je ne suis pas d'accord avec le "les parents en portent pour toujours la responsabilité" : non, je ne pense pas même si vous pouvez me renvoyer le : "Qu'est-ce que vous en savez, vous n'avez pas été mère !". Non, mais j'ai lu pas mal, je ne suis pas sans amies avec enfants, neveux et nièces...Un enfant a un vécu subjectif qui ne correspond pas toujours aux faits objectifs. Tout simplement parce que son positionnement n'est pas celui des parents. Forcément. Nous ne sommes pas responsables de ce que l'autre ressent. Dans les liens parents-enfants, il y a tant de jeux dramatiques relationnels, des influences diverses, une lecture tout à fait personnelle qui ne colle pas forcément au réel objectif...bref, c'est assez complexe. Isabelle Filliozat qui parle très bien de tout cela dit qu'il faut souvent passer par une phase où l'enfant s'éloigne (passé 20 ans) et, que, souvent, il revient plus tard...Petite rectification : non, les croyants n'appellent pas tous les incroyants : des mécréants , des impies, des infidèles. ça, c'est pas vrai. Pas plus que : la terre est un lieu de punition...Par contre, ce qui est vrai, c'est que cette vie est injuste et que, malgré tout l'amour donné à ses enfants, eh bien, la vie est si difficile que, malgré tout, ça n'est pas facile pour autant et bien des enfants en font baver aux parents même aimants. Je connais une amie dont le fils est dans de nombreuses addictions, (il dit qu'il ne pourrait pas s'en passer s'il veut rester en vie, ne pas se foutre en l'air), je connais les parents en question. De près. ...cet enfant n'a jamais manqué de rien. Entouré, choyé, encouragé, une famille unie...Cela arrive souvent...J'ai une autre amie dont le fils le plus brillant dans l'enfance est celui qui tourne le plus mal à l'âge adulte alors que l'autre enfant qui lui en a fait voir de toutes les couleurs durant l'enfance s'avère bien plus honnête et plus sincère...Rien n'est joué...Rien ne va de soi. Ni la relation avec nos enfants, ni avec nos parents...Notre nature humaine est bien là...Certes, il y a aussi des raisons parfois sérieuses que des enfants soient ingrats avec leurs parents, logique, quand on leur a cogné sans arrêt dessus...Et plus l'enfance est compliqué, plus les risques de délinquance sont grands...Mais rien de sûr non plus...TOut dépend tellement d'un tas de critères variés : le tempérament, le milieu social, géographique, la culture, la religion ou non...Je ne connais aucun parent parfait. Mais je ne connais aucun enfant parfait non plus...Je ne connais aucun être humain parfait de toute façon...Même les saints ...(qui n''a rien à voir avec une perfection morale)...Toujours offrir en silence les insatisfactions que procurent les enfants et continuer de les aimer d'un amour inconditionnel, c'est beau sur le papier cette attitude, mais au niveau psychologique et affectif, c'est dur dans la durée tout simplement parce qu'on est humain...Et qu'un jour ou l'autre, la goutte d'eau risque de tout faire déborder...Une relation est faite de conflits. Les éviter à tout prix n'est pas non plus la solution...Les parents ne doivent pas tout à leurs enfants. Ce serait alors une relation de dépendance invisible qui n'est pas à souhaiter. L'amour est absolu mais il comporte bien des facettes. Les enfants ne doivent pas tout non plus à leurs parents...C'est une vision trop fusionnelle des choses...Enfin, voilà Ancolies, je vous écris vite fait...Je n'ai pas le temps et ce n'est pas le lieu de tout développer. Des parents ici même trouveront sans doute pour vous d'autres réponses...En espérant ne pas être cataloguée d'imbécile par mon manque de maternité selon la chair...Loin d'être étouffé par nous mêmes, nous sommes avant tout des êtres qui avons besoin de nous aimer...Ce qui étouffe ce n'est pas nous mêmes, ni les autres...C'est notre propre soif inexplorée, notre désir inconnu, nos faims inconscientes...et le manque d'amour... Avec mes excuses pour cette réponse qui ne va pas vous satisfaire...Encore une fois, je n'ai que cela à vous proposer...Je m'en vais jusqu'à Pâques...Bien à vous, Sylvie.
nikola Le 21-03-2026 à 13:23
Non mais je m'occupe d'enfants de tout âge et de tout horizon avec des situations plus ou moins delicates. J'ai vu pas mal de choses