Albert B Le 07-03-2026 à 11:44
Votre texte est très beau, Sylvie, et il déploie une grande richesse d’images. On a presque l’impression de suivre le battement d’un cœur qui voyage à travers le corps, la nature et même le monde spirituel. L’oiseau que vous évoquez au début devient peu à peu une métaphore très vivante : tantôt posé sur l’épaule, tantôt dans la paume, dans la tête, dans le ventre ou au bord des yeux. Cette circulation donne au texte un mouvement constant, comme une respiration. J’ai particulièrement apprécié la manière dont vous reliez les palpitations à différents univers : la musique, la mer, les saisons, la prière. Les références au chant, aux mélopées, aux violons ou aux concertos donnent à votre texte une dimension presque musicale. On sent que le rythme lui-même participe au sens, comme si les mots tentaient d’imiter ces battements dont vous parlez. Votre texte m’a d’ailleurs rappelé que j’ai moi-même écrit il y a quelque temps un petit article à caractère scientifique sur le cœur. En vous lisant, je me suis souvenu de ce texte et cela m’a donné envie de le ressortir de mes archives ; je pense d’ailleurs le publier très prochainement. L’image de la tête posée sur la ligne de vie dans la paume est très forte aussi : elle évoque à la fois la fragilité et la continuité de l’existence. Tout au long du texte, vous montrez que ce qui palpite n’est pas seulement un cœur biologique, mais quelque chose de beaucoup plus vaste : l’élan vital, le désir d’aimer, la quête de beauté et de sens. La fin est particulièrement touchante. Quand vous écrivez que le cœur est partout — dans le vent, les arbres, les fleurs ou les pinsons — vous élargissez la réflexion à tout le vivant. Cela donne au texte une dimension presque universelle, comme si la vie entière battait au même rythme. On sent dans votre écriture une grande sensibilité et un vrai goût pour les images poétiques. Votre texte invite à ralentir et à écouter ce qui palpite en nous et autour de nous. Merci beaucoup pour ce très beau partage, Albert.
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Deogratias Le 07-03-2026 à 12:57
Bonjour Albert, merci beaucoup pour votre commentaire. Si mon texte vous a plu, je suis bien contente...Les images poétiques me viennent naturellement. Quant à ma sensibilité, il est vrai qu'elle est très grande. Trop. Toujours. Tout le temps. Ce qui donne à mon écriture je le sais quelque chose de très "à fleur de peau"...C'est une fragilité et une grâce...Ce texte, je l'ai beaucoup plus travaillé que d'autres c'est pourquoi je l'ai laissé sur mon blog...Avec d'autres...Je suis donc particulièrement heureuse que ce texte vous ait trouvé car je n'étais pas sûre qu'il pourrait trouver sa place chez les lecteurs de DPP...Merci et j'ai hâte de livre votre texte sur le coeur...A bientôt. Sylvie.