Ancolies Le 02-04-2023 à 13:43
Bonjour Hika. Cette autopromo me gêne un peu, comme expliqué en tête de texte, mais si je ne fais pas passer l'information, que pasa ? Rien du tout bien entendu. Notez que lorsque je la fais passer, cela ne crée pas d'invraisemblables remous chez mes semblables et mes contemporains. Bon, ces livres ne seront que traces que pour quelques rares. Quant à ma production musicale, je crois que je peux faire une croix dessus à partir de ma disparition aspiré dans l'attraction céleste. Je ne souhaite pas que mon fils hérite d'un devoir de mémoire, c'est trop lourd et c'est sa vie qu'il doit tracer. "Temps perdu, temps retrouvé" ? je ne sais pas. Temps qui est là avant de passer et qu'il faut meubler. Bon, enfin si vous voulez y aller, grand bienvenue ! Bon dimanche Hika, et merci d'être passée par là.
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Deogratias Le 19-06-2023 à 20:50
« Plutôt la Vie » De Ancolies « C’est l’histoire d’un mec » : je pourrai commencer ma chronique par ces quelques mots car tout le style utilisé dans ce récit est en langue populaire. Accessible. Un peu argot. Ce qui rend cette histoire encore plus attachante. Au début, j’étais un peu bousculée par cette manière de raconter sa vie. Mais au bout de quelques pages à peine, j’ai été emportée. Je dis bien « Emportée », car c’est le bon mot. Emportée dans sa fureur de vivre, dans le monde du travail souvent si cruel. Emportée dans le rôle merveilleux qu’il a tenu dans son emploi auprès des personnes âgées. Emportée dans ses histoires d’amour, dans ses premiers concerts avec son groupe de musique : « LePontDeLaRivierePLeure ». Emportée dans la vie de son voisinage, dans la complicité de la relation qu’il a avec son fils. Embarquée avec lui dans les émois de sa jeune vie d’adulte. Lui qui a dévoré la vie quand tant d’autres préfèrent la juger ou l’enseigner. Ce livre est un voyage. Un transport dans la sensibilité extrêmement attachante de cet auteur. Dans sa grande générosité. Ne vous fiez pas à sa syntaxe volontairement simplifiée. Cet écrivain est un poète, un humoriste, un artiste, un vrai. J’ai ri au récit de sa guerre contre les cafards, j’ai éclaté de rire quand il raconte la vie d’une cité toulousaine remplie pourtant d’une grande violence. J’ai été émue au récit de la mort de son père, de ses regrets. Tellement touchée par le récit des derniers jours de son beau-père. Ancolies est un écorché vif car il est un cœur. Un grand cœur. Il a la grandeur des êtres imparfaits qui savent qu’ils sont petits sans nier leurs erreurs. Il est de la race des papillons qui se brûlent à la lumière des lampes. Malgré le risque, il y va quitte à perdre ses ailes. Et puis ne vous fiez pas aux apparences, il a une plume très aguerrie, merveilleusement habile. Je cite deux passages, deux petits, qui permettent de bien saisir à quel point Ancolies est très attachant : (Dans un Ehpad où il travaille à s’occuper de chaque résident avec tant d’attention), je cite : « …Moi-même ne suis-je pas en train d’acquérir les bases de l’indifférence, par exemple traverser le hall en prodiguant tel un homme politique de larges et chaleureux saluts individuels à la cantonade… Vous voyez, le secret de cet auteur : Il est tout sauf indifférent. Un rien le touche. C’est sa beauté. « Demain matin je remonte et redescends les rivières simples et solitaires. Traverse en silence les étranges prés d’albâtre où des papillons mort-nés folâtrent. M’assois sous un arbre, contemple gorge serrée le puits du temps, la chevauchée des strates. Caresse des doigts la lente poésie verticale inscrite dans la résine et la pierre de sable. » Vous voyez, le secret de cet auteur : Il a un œil expert. Le sens du détail. Un artiste je vous dis. La dernière phrase de son livre, et ce n’est pas pour rien : « C’est bien ça aimer : Sourire et tirer l’autre vers le haut ». Ancolies, rien n’est plus beau que le secret caché par l’écorce d’une vie qu’on pourrait croire trop abîmée : « On ne voit bien qu’avec le cœur ».