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Ne pas me retourner - Commentaires

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Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 05-02-2019 à 9:06

Bonjour Armelle et merci pour ce passage sur mes lignes et son commentaire. J'ai quitté l'Afrique il y a tout juste quatre ans ce mois ci! En rentrant en Europe, j'ai stoppé ma vie de nomade, j'ai des clés de maison mais ... je ne pose toujours pas de souvenirs sur mes étagères...ils figent la vie et je déteste ça. Nomade dans l'âme et africaine d'adoption, j'ai un autre rythme de vie et je voyage différemment. Mais je ne peux toujours pas penser aux brousses, aux étendues océanes, au déserts sans nostalgie. L'Afrique reste ma terre de coeur. Je suis rentrée en France rejoindre le poète de ma vie, mes rêves sont toujours peuplés de fromagers, de perroquets, de palmiers... A très vite sur nos lignes, Catherine

fontaine

Le 03-02-2019 à 17:49

Catherine, les déchirures du départ et de l'adieu se ressentent très fortement ici. Une grande sincérité qui sent l'amour se dégage de tes lignes. Heureusement que tout est dans le cœur, le cœur ça ne se perd pas en route, les photos si. Les lieux que nous avons aimés continuent de respirer sans nous, et c'est peut-être cette certitude de la continuité qui fait que nous pouvons accepter de nous en séparer. Merci pour ce très beau texte partagé ici. Bonne fin de dimanche. Armelle

Sally

Le 30-12-2018 à 9:45

Cela se ressent dans ton texte ! Certainement que c'est la terre de tes origines lointaines, j'en doute pas ! Parait-il que c'est la terre de nos origines lointaines à tous d'ailleurs et personnellement à défaut de l'avoir vu je veux bien le croire et je le crois. L'Afrique, le berceau de l'humanité ! L'Amour avec un grand A peut faire déplacer les montagnes et cette expression est d'autant plus vrai dans ta situation !

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 30-12-2018 à 9:36

Sally, je suis plus africaine que bien des noirs de peau ! L'Afrique est en moi, la terre de mes origines probablement lointaines mais ancrées en moi. Je n'ai traversé les déserts, les montagnes et une mer que pour venir vivre dans les bras de mon poète. Personne n'avait réussi jusqu'alors à m'arracher à l'Afrique. Alors parfois, le soir, en regardant els étoiles, les cieux, j'ai la nostalgie de la terre qui a fait ce que je suis devenue ! Merci pour votre fine lecture. Catherine

Sally

Le 30-12-2018 à 9:28

Magnifique ? ! Votre texte, partagé entre nostalgie et plaisir du souvenir, de ces souvenirs, est très émouvant ! J'y ressent tout l'amour et l'attachement que vous avez pour ce pays !

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 10-06-2018 à 22:29

Merci Jean-Luc pour ton passage sur mes lignes. Je n'avais aps relu ce texte depuis de longs mois, le temps est passé depuis. J'ai la chance de pouvoir colorier, oui, la terre sur laquelle je vis maintenant. Le ciel y est bien souvent gris toutefois mes quotidiens sont fort riches et de fait, peignent en bleu où mon regard se pose... La Casamance et les diolas restent en moi, les fromagers les baobabs et les palmiers sont toujours aussi présents dans mes rêves. Je suis une africaine... qui aime sa vie ici parce que j'ai cette formidable chance de pouvoir m'adapter partout tel un caméléon. A très vite. Amicalement Catherine

Jean-Luc Broudin

Jean-Luc Broudin Le 10-06-2018 à 22:01

Les couleurs, la palette de couleurs. C'est ce qui m'a frappé à la lecture de ce texte. Les couleurs chaudes de l'Afrique s'opposent au gris du ciel d'ici. Puis la fin en italique nous rappelle que les couleurs, c'est à nous de les étaler sur la toile de nos vies, peintres de nos cœurs. Beau partage ( Je fouille au hasard) Bonne soirée Jean-Luc

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 30-11-2016 à 13:48

Alain, merci pour votre passage sur mes lignes. Cette fine analyse de mes mots souligne votre lecture attentive et j'en suis honorée vraiment. J'ai passionnément aimé l'Afrique, j'y ai vécu des événements, des paysages, des odeurs et des couleurs qui n'existent pas ici. Le retour a été difficile et deux ans après, je suis encore bien touchée souvent. Mais je n'aime pas les regrets et la vie est si douce près du poète qui m'a ramenée que pour rien au monde je ne quitterais mes nouveaux paysages. Je reste africaine de coeur, je vis en expatriée en Europe... mais mon ciel est bleu et heureux. A très vite. Catherine

Evzone

Evzone Le 23-11-2016 à 9:37

Bonjour Catherine. Je viens de lire ce matin cet extrait de votre journal intime. Par la lecture de certains de vos textes antérieurs j'en connaissais quelques aspects mais celui-ci gorgé de vos souvenirs, est si bien exprimé, qu'on a envie d'un retour en arrière. Ce texte plein de nostalgie, d'odeurs, de coutumes différentes, de senteurs tropicales, de la mer, d'épices rares etc , est une mosaïque ou un kaléidoscope qui entraîne vers le rêve et la volupté.
Par le truchement de la prétérition, ou pour employer un terme savant, sous forme de "paralipse" , vous y retracez le passé merveilleux que vous avez vécu.
Mais vous savez qu'il vous est impossible de revenir en arrière car vous ne retrouverez pas ce bonheur d'antan. Et pourtant, par pudeur, vous n'osez pas retourner.
Bravo et merci pour ces lignes qui sont une résurgence du souvenir du "grand large" . Alain

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 04-09-2015 à 23:26

Merci Harmonia. pardon pour le retard, j'ai été absente plusieurs mois. J'ai écrit ce texte lorsque je suis rentrée d'une longue expatriation. C'est du vécu ! A bientôt sur tes lignes. Catherine

Harmonia Messidor

Harmonia Messidor Le 18-05-2015 à 17:37

Merci pour ce magnifique texte empreint de nostalgie et tellement bien écrit... J'imaginais les lieux, les odeurs, et la nostalgie du départ... Mais le coeur est le plus merveilleux des écrins à souvenirs... Merci d'avoir si brillamment partagé vos émotions.

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 13-03-2015 à 20:08

Merci Cécile pour ce compliment qui me touche. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, il faut bien l'exprimer... à bientôt sur tes lignes. Catherine

Mélusine

Mélusine Le 13-03-2015 à 19:33

Quel beau texte ! Que de force as-tu donné à tes mots. Bravo. Cécile

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 08-03-2015 à 13:07

Bonjour Fanch. Les circonstances m'ont fait perdre les centaines de livres que j'avais dans ma bibliothèque restée en France; alors par procuration, je vais écouter les tiens, je sais que tu ne me le refuseras pas, et je vais continuer à regarder devant. Quant au matériel, si tu lis ma réponse à Christian, tu sauras ma ligne de vie. L'échange qui me tient le plus à coeur est celui que tu invoques, recevoir des populations et des paysages ces souvenirs qui sont autant de cadeaux qui peuplent ma mémoire et leur laisser une part de moi, infime certes, mais de moi. Grand merci Fanch pour tous ces commentaires que tu déposes après avoir lu mes textes. Ils sont précieux. Catherine

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 08-03-2015 à 10:30

Muriel, merci. Quelle éloge. Suis rouge de confusion. Tu as parfaitement lu mes lignes, rien ne t'a échappé et je te remercie vraiment de ce commentaire qui me touche énormément. Ma relation avec l'Afrique est parfaitement celle que tu décris, ancrée au fond de moi même comme un grand bonheur. A bientôt sur tes textes. Catherine

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 08-03-2015 à 10:25

Eric bonjour, que je t'ai donné l'envie de découvrir l'Afrique, quel beau compliment tu me fais. Le retour difficile, cela est surtout dû au froid et au climat qui ont totalement modifié mes activités. D'autant que, tu l'as compris, je ne vivais pas l'Afrique des villes et des capitales mais bien celle de la brousse (serais - tu de la génération de Daktari... alors tu connais mon mode de vie !) Et puis la mentalité des gens et les supermarchés... c'est un choc. Je n'étais pas rentrée depuis six longues années. Mais tu sais aussi la raison de mon retour et cette raison s'applique à me réapprendre à vivre mon pays de la plus agréable des manière. Ca aide ;-)) Quant au gris, j'ai l'extraordinaire chance de savoir le transformer, mes voyages ayant sacrément élargi la palette de mon arc en ciel ! Bon dimanche à toi et merci pour ton passage sur mes textes. Catherine

Montagnon

Montagnon Le 07-03-2015 à 22:48

Non, Catherine, ne te retourne pas! Les souvenirs sont dans la tête, pas sur les étagères. Et ils nous accompagnent partout où nous porte le vent. Nous sommes de partout et nous nous rendons compte un jour que nous n'habitons nulle part... Et tu l'exprime si bien!u
Mais je conserve quand même précieusement les livres transmis par mes ancêtres (lol). Ils me montrent aussi le chemin "devant" et disent aussi "ne te retourne pas, avance!"
Et on laisse toujours quelque chose de soi où l'on passe; on donne toujours quelque chose à ceux que l'on rencontre. .. Au pied de l'arbre aux voyageurs mais aussi et surtout dans les esprits et les coeurs. Avance et ne te retourne pas, Catherine, et laisse nous encore ici tes souvenirs. On les aime. Fanch

point d'suspension

point d'suspension Le 07-03-2015 à 19:27

Quel corps-à-corps avec ce continent, quand on lit l'Afrique dans tes textes on entend comme une musique intime que tu acceptes de dévoiler. C'est très beau, probablement parce que tes pas, tes regards, ton histoire avec l'Afrique ont un goût charnel. Un grand bravo pour parvenir à retranscrire l'intimité des émotions...

Demens

Le 07-03-2015 à 17:48

Encore un texte qui donne envie de jeter toutes nos chaînes et de partir découvrir l’Afrique et les africains. C'est un continent que je ne connais absolument pas. Je ne suis pas un grand voyageur. Grâce à toi, je sais maintenant qu'un fromager est aussi un arbre, et qu'il est utilisé fréquemment pour la fabrication des pirogues (merci wiki...). Le retour semble difficile après toutes ces années riches de découvertes et de contacts humains. Je te souhaite de réapprendre à vivre ici, et pourquoi pas apprendre à aimer le gris... Merci pour ce texte chère Cathou l'africaine.

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 07-03-2015 à 14:47

Fatima, ton commentaire me touche profondément car en quelques mots de ta plume je sais à quel point tu me comprends et c'est rare. Le sens des valeurs n'est pas le même chez nous africains et chez les européens qui sont plus attachés aux biens terrestres et aux valeurs trébuchantes et sonnantes. Avec tout le respect que je leur dois. Merci de t'être arrêtée sur mes lignes. Oui, ni le temps ni les attaches ne sont les mêmes lorsque l'on est africain et je sais que jamais plus je ne serai européenne pour cela. Merci Fatima. Je t'embrasse Catherine

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 07-03-2015 à 14:43

Chris, tes commentaires sont toujours source de bonheur pour moi tant tu lis derrière mes mots ce qui se trouve dans mon coeur. Que d'honneurs tu me fais en parlant de moi ainsi, je suis rouge à ne plus savoir comment éteindre le feu ! En filigrane de ma vie il y a ce verset de Mathieu que j'aime beaucoup et qui toujours guide mes pas: "Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, (...) mais amassez des trésors dans le ciel, (...) car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur." Mathieu 6 - 19,21. Oui, mes yeux sont emplis des couleurs de La Mer et je serai bientôt sur tes plages Charentaises pour y amasser de nouvelles nuances. Ôh combien cette quête m'est chère. Je n'ai probablement pas de racines comme nous l'entendons communément mais mon tout moi, tout mon être, je suis bien partout où sont les flots. Alors, je me laisse couler dans quelque flaque que les vagues auraient oublié de reprendre et je rêve, je me berce...Merci Cathe

Fatima

Le 07-03-2015 à 14:27

"Je suis née...imbibé mon coeur " o que c'est très bien dit, oui je me reconnais encore une fois dans ce carnet nostalgique qui est très beau d'ailleurs :) Ce voyage a marqué ton coeur comme avec du fer :) Tu as raison l'Afrique ne peut se vivre que sur une terre africaine et j'ajoute que tu es non seulement de nulle part mais aussi atemporelle, puisque tu as eu cette chance de revivre plusieurs siècles en un laps de siècle :) Bravo Cath in Africa. Fatima

czerny31

czerny31 Le 07-03-2015 à 13:40

Merci pour ce carnet de voyage plein de beauté et de nostalgie aussi. Etre femme de la terre et porter en soi ses images, ses souvenirs... n'est-ce pas là le retour à nos sources naturelles, à notre passé de nomades en quête de nouveaux territoires, de nouvelles tribus, de nouvelles coutumes, de nouveaux paysages ? Et si tu avais découvert la vraie richesse ? Si les objets sur les étagères et les clés dans la poche n'étaient que des boulets de vie, des pièges rassurants, des obstacles aux conquêtes ? Quant aux mers dont tu parles, il n'est pas de mers, il est La Mer. Chaque goutte qui la compose à mille fois fait le tour du monde et vient te baigner riche de ses voyages. C'est la même qui vient frapper avec violence la côte africaine sous des ciels sans nuages, puis vient, prise de courants chauds, remonter vers ta plage de Royan, en venant t'y conter des fables en wolof, des chants Hassaniyyas. Tu es comme ces vagues, tu suis leur même chemin et apportes richesse et chaleur, jusqu'au pied des icebergs. Tu colories de ta mémoire, de tes écrits, les plages charentaises, qui dans quelques semaines n'auront rien à envier aux sables de cap Skirring. Chaque nuance de bleu que tu véhicules au travers de la planète, donne tant de profondeur et de relief de vie, que même sur les côtes gelées du grand nord, tu apportes au contact des glaces, des couleurs magiques, que l'on dit outre-mer. Merci pour ce partage et ce souffle marin. Christian