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Les dés - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 02-02-2026 à 11:00

Bonjour Ancolies, quand on se trompe, c'est qu'on a essayé. Quand on se risque, c'est qu'on y a cru. Quand y a cru, c'est qu'il y avait de l'espoir...Bref, quand on s'est peut-être trompé, c'est qu'en fait, on a vécu. On est vivant. On est humain. Connaissez-vous un seul humain sur la terre qui puisse dire : "Jamais je ne me suis trompé "? Je n'en connais pas. Mais alors vraiment pas. Ce qui serait le sommet de l'orgueil, c'est de croire qu'on peut ne pas se tromper. Vous vous êtes trompés ? Tant mieux. Vous apprenez. Trop tard ? Il n'est jamais trop tard. Vous vous êtes blessé ? Tant mieux. Vous recommencerez. Vous avez blessé ? Rien n'est irréparable...Les désillusions font partie du chemin, voilà tout...Nos chimères passent...Se tromper est humain. ...Bonne journée. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 28-01-2026 à 11:19

Bonjour Ancolies, merci pour cette précision très juste. La lucidité, telle que je l’ai perçue, n’est ni un drapeau ni une posture morale : elle peut éclairer, mais elle peut aussi durcir le regard. Votre remarque dit bien cette ligne de crête.Et peut-être que le texte, en allant jusqu’au bout de sa logique, se permet une gravité que l’être, lui, n’habite pas en permanence. Que la question demeure me semble alors moins un pessimisme qu’une forme de vigilance. Amicalement, Abdellah

Ancolies

Ancolies Le 28-01-2026 à 10:41

Bonjour Abdellah. Voici plusieurs fois que vous utilisez le mot lucidité relativement à mes textes. Je ne sais où elle se situe précisément en moi, si c'est une qualité ou une vision qui devient obstacle en se faisant trop sévère. Par contre il est certain que je déteste à la fois le mensonge envers soi-même, la complaisance et le pathos. Ce texte est je crois un peu trop pessimiste par rapport à ce que je ressens, la liberté je pense l'avoir trouvée dans une certaine mesure mais la question finale cependant demeure. Merci de votre lecture approfondie et fidèle. Amicalement.

Abdellah

Abdellah Le 27-01-2026 à 23:21

Bonsoir Ancolies, Ce poème avance sans détour. Il ne cherche ni l’excuse ni la consolation, mais la lucidité. La voix qui s’adresse à ce « tu » ne juge pas : elle constate, elle nomme, elle ose regarder l’errance sans la romantiser. La liberté y apparaît comme un mirage toujours en avance, et l’indompté comme une force sans axe, courageuse mais épuisée. Les images sont simples, presque quotidiennes - le vent, la route, le café - et c’est précisément cette sobriété qui rend le texte crédible et dur à la fois. Ce qui touche, c’est l’absence de rédemption facile. La fin laisse un doute ouvert, une question suspendue : non pas pour condamner, mais pour reconnaître qu’on peut vivre intensément et pourtant se tromper de direction. Un poème qui ne cherche pas à séduire, mais à dire vrai. Amicalement Abdellah

Ancolies

Ancolies Le 26-01-2026 à 19:19

Bonjour Albert. Ce texte m'est tombé d'une traite et je l'ai conservé tel quel. Avec cette interrogation finale, quelqu'un qui s'est peut-être trompé. Oui, dans ma vie j'ai fait un minimum de compromis mais à l'arrivée, la question se pose de savoir si j'ai eu raison. Pour rester fidèle à moi-même certes, mais m'y suis-je pris au mieux ? Bon je crois qu'un doute assumé vaut en fait mieux qu'une certitude que la moindre brise peut ébranler ou alors qui n'est rien d'autre qu'un embourgeoisement. Ainsi demeure le mouvement dont nous avons besoin pour rester vivant et continuer d'aller de l'avant. Merci beaucoup pour votre lecture. Très amicalement.

Albert B

Albert B Le 26-01-2026 à 16:24

Bonjour Ancolies, votre poème m’a beaucoup touché. On y ressent la difficulté de chercher sa liberté, de tomber et de se relever sans jamais vraiment savoir où aller. Vos images, le vent, les routes, la lumière et l’obscurité rendent ce parcours vivant et facile à ressentir. Votre style est simple, fluide et sensible, et fait passer toutes les émotions du texte. En partageant ce que vous ressentez, vous rendez vos mots puissants et universels. Bien cordialement, Albert.