AlmaVeyre Le 10-06-2026 à 13:20
Bonjour Donald, Je suis entrée dans ce poème comme dans une scène de rite ou de passage. L’atmosphère très physique du texte est frappante. On ne reste pas dans une image abstraite du primordial : tout passe par le corps, par la peau, la glaise, la chaleur, la respiration, puis par cette présence simultanée de l’eau, de l’air, de la terre et du feu. Le poème donne la sensation d’une transformation progressive, presque d’une traversée initiatique. J’ai particulièrement aimé la place des enfants. Leur chant dans une langue inconnue crée un trouble très fort. Ils semblent à la fois témoins, guides et figures d’un monde plus ancien que la voix qui traverse le poème. Leur présence rend la scène moins explicable, mais plus puissante. Je me garde bien de vouloir fermer le sens du texte. On peut y lire une arrivée, une mort, une renaissance, ou peut-être un retour vers une origine enfouie. C’est justement cette ambiguïté qui m’a séduite : le poème avance comme une expérience, plus que comme un récit à résoudre. La fin m’a laissée avec cette impression d’un seuil franchi. Non pas forcément une réponse obtenue, mais une appartenance retrouvée. Merci pour cette traversée. Amicalement, Alma
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Donald Ghautier Le 10-06-2026 à 20:40
Bonsoir Alma, merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème en prose. Comme je le répondais à Ancolies, j’ai écouté en boucle la musique du groupe américain « the doors » et les textes de son leader Jim Morrison en écrivant ce poème. Cela m’a inspiré, un peu comme si le chamanisme avait posé ses mots dans ma poésie. C’est donc comme vous le dites une traversée ; j’aime bien cette perspective. Merci encore. Bonne soirée. Donald.