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Le lac primordial - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 10-06-2026 à 20:40

Bonsoir Alma, merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème en prose. Comme je le répondais à Ancolies, j’ai écouté en boucle la musique du groupe américain « the doors » et les textes de son leader Jim Morrison en écrivant ce poème. Cela m’a inspiré, un peu comme si le chamanisme avait posé ses mots dans ma poésie. C’est donc comme vous le dites une traversée ; j’aime bien cette perspective. Merci encore. Bonne soirée. Donald.

AlmaVeyre

AlmaVeyre Le 10-06-2026 à 13:20

Bonjour Donald, Je suis entrée dans ce poème comme dans une scène de rite ou de passage. L’atmosphère très physique du texte est frappante. On ne reste pas dans une image abstraite du primordial : tout passe par le corps, par la peau, la glaise, la chaleur, la respiration, puis par cette présence simultanée de l’eau, de l’air, de la terre et du feu. Le poème donne la sensation d’une transformation progressive, presque d’une traversée initiatique. J’ai particulièrement aimé la place des enfants. Leur chant dans une langue inconnue crée un trouble très fort. Ils semblent à la fois témoins, guides et figures d’un monde plus ancien que la voix qui traverse le poème. Leur présence rend la scène moins explicable, mais plus puissante. Je me garde bien de vouloir fermer le sens du texte. On peut y lire une arrivée, une mort, une renaissance, ou peut-être un retour vers une origine enfouie. C’est justement cette ambiguïté qui m’a séduite : le poème avance comme une expérience, plus que comme un récit à résoudre. La fin m’a laissée avec cette impression d’un seuil franchi. Non pas forcément une réponse obtenue, mais une appartenance retrouvée. Merci pour cette traversée. Amicalement, Alma

Ancolies

Ancolies Le 02-05-2026 à 12:36

Les Doors. Selon mes goûts naturellement autant personnels que subjectifs, un peu trop de clavier et pas assez de guitare. Et le roi lézard lézarde tranquillement assis sur les chaises du Père-Lachaise. Moi j'étais plutôt San Francisco (l'Airplane, le Dead, Quicksilver) que Los Angeles. Les amérindiens : pour eux Soleil était père, Terre était mère et tous étions enfants de l'eau. Connaissez-vous ces auteurs contemporains (amérindiens) Louis Owens et surtout James Welch ? Recommandés. En effet le lac est primordial, fondamental cantique, magnifique surface d'eau plane apaisant cœurs, esprits et âmes. Votre poème est cependant oppressant. Est-ce un début ou une fin ?

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 02-05-2026 à 11:42

Bonjour Ancolies, ce distinguo L.A / San Francisco me rappelle une récente discussion avec un collègue allemand autour des Beatles et des Rolling Stones. Ce dernier ne comprenait pas que mes collègues et moi préférions les quatre de Liverpool. Il a lâché l'affaire à la cinquième pinte, ce petit joueur. Je ne connais pas Louis Owens et James Welch. Je vais aller investiguer sur ces deux auteurs. Merci du conseil et d'avoir lu et commenté ce poème. Ugh !Donald.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 27-04-2026 à 18:56

Bonsoir Ted, c'est ce que m'inspirent certains morceaux de ce groupe - The Doors, le combo mythique des années soixante - quand je les écoute en boucle. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Ted

Ted Le 26-04-2026 à 19:46

Bonsoir Donald, Ton texte m'évoque une sorte de transe intérieure. On sent bien que tu t'es laissé porter par la musique : il y a quelque chose de très sensoriel avec cette transformation du corps, cette fusion avec les éléments. Les enfants m'ont marqué. Au début ils guident puis ils deviennent presque inquiétants, jusqu'au silence final. On passe d'un espoir à quelque chose de plus ambigu, presque une dépossession. Et la chute "je suis enfin arrivé" laisse ouvert à l'imagination du lecteur. Bravo ! Amicalement Ted

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-04-2026 à 20:04

Bonsoir Sylvie, je suis ravi que ce poème vous ait donné des frissons et qu'il soit à part. Je n'ai pas fait spécialement de recherches sur la mythologie, je me suis juste laissé aller à ce que je croyais connaitre du chamanisme et puis la musique de Robbie Krieger et Ray Manzarek a fait le reste. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Bien amicalement. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 24-04-2026 à 16:18

Bonjour Donald, quel étrange poème...il m'a donné des frissons...je n'y connais rien en mythologie. Rien du tout. Il parait que c'est un tort...il y a tant de choses à connaître en ce bas monde...En tout cas, bravo pour ce poème à part...Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-04-2026 à 12:49

Bonjour David, quel commentaire poétique ! Je sens que côté mythologies, j'ai encore pas mal de choses à apprendre et cela donne envie de creuser le sujet, en poésie comme en nouvelles, d'ailleurs. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Benadel

Benadel Le 24-04-2026 à 11:34

Donald, voilà un beau texte mystique ! Les chansons en l'honneur d'Oxylus, Dieu des forêts, mais aussi des montagnes, vous a plongé dans les bras de la déesse des lacs. Que ce soit, Chalchiuhtlicue, que ce soit Vellamo ou Danu, peu importe; l'essentiel est d'avoir pu être caressé par l'eau azurée du Ciel. Quoi de plus réconfortant que, vêtu du costume d'Adam, Eve, femme paradisiaque, se confond pour un certain temps avec les flots qui enlacent l'homme qui se délasse. Mes amitiés. David

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-04-2026 à 8:30

Bonjour Abdellah, ce poème est quelque part empreint de shamanisme. Je l'ai écrit en écoutant en boucle la musique du groupe américain des années soixante "The Doors" pour m'imprégner de l'ambiance propre au mysticisme des Amérindiens. Cela m'a pris du temps mais je suis arrivé. Merci pour avoir pris le temps de lire ce poème et de le commenter. Amitiés. Donald.

Abdellah

Abdellah Le 24-04-2026 à 2:17

Bonsoir, Ce texte m’a laissé une impression familière, non pas par son contenu, mais par son atmosphère. Comme un ressenti déjà traversé quelque part, difficile à nommer. Il y a dans ces images et cette transformation quelque chose de très ancien, presque instinctif, qui parle plus au ressenti qu’à la compréhension. Merci pour ce partage. Amicalement. Abdellah