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Le départ - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 29-05-2026 à 23:41

Bonsoir Aalais. Merci pour votre lecture et votre commentaire généreux. En effet la mélancolie et l'insouciance n'ont jamais pu faire bon ménage. Mais je vous étonnerai peut-être en vous disant que je vis dans une paix et une sérénité à tout casser, ceci depuis plusieurs années. J'ai fait une version retour de cette chanson, Le départ 2 que je publierai bientôt, qui est la réponse de l'enfant à l'adulte, et l'enfant est bien plus optimiste que l'adulte. Comme vous dîtes le pouvoir des mots est mystérieux et complexe et même si j'écris des textes, livres ou chansons mélancoliques, cela m'apporte énormément - et je le sais à d'autres parce qu'ils me le disent - et j'ai le sentiment de remplir mon contrat humain. Je reçois avec gratitude votre rayon de soleil. Bien à vous.

Azalais

Azalais Le 29-05-2026 à 16:34

Bonsoir Ancolie, Vous avez un don pour écrire des textes tristes, là c'est très fort, tout y est, l'enfant, les rails, les pétales de fleur, la solitude, la folie, la perte de l'espérance, la musique en mode mineur, c'est votre style, plus fort que Gérard de Nerval, Baudelaire, John Irving, je ressens pourtant un irrépressible besoin de consoler cet enfant mélancolique, c'est peine perdue, personne, ni l'univers, ni les dieux antiques, ni les dieux actuels ne pourrons faire de vous un joyeux luron, pourtant le pouvoir des mots est mystérieux et complexe et aujourd'hui alors je tente ma chance, vous envoie un rayon de soleil . Bien à vous Aalais

Ancolies

Ancolies Le 24-05-2026 à 13:48

Bonjour Donald. Merci d'avoir pris le temps d'écouter ce grand œuvre. L'orgue est moins présent que chez Ray Manzarek mais cependant bien là. Vous ne livrez pas vraiment votre sentiment. La musique, la mélodie n'est pas forcément appréhendable en une seule écoute. Quant à la voix, à mon âge je ne chante plus je chuchote. Bon dimanche.

Le nouveau  Ménestrel

Le nouveau Ménestrel Le 23-05-2026 à 23:33

Jolie paroles

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 23-05-2026 à 20:49

Bonjour Ancolies, j'ai bien écouté cette chanson sans lire les paroles. Du coup, c'est une découverte de la version musicale d'un texte que j'ai déjà lu sans avoir à le considérer comme un texte mais comme une œuvre audio. Je ne sais pas si je suis clair dans cette dernière phrase. En tout cas, la musique à la guitare électrique tranche avec la fragilité du chant. Et cette fragilité sonore donne de l'écho au propos. Je ne vais donc pas philosopher sur le fond mais m'arrêter à mon impression d'auditeur. Merci pour le partage. Amicalement. Donald.

Ancolies

Ancolies Le 23-05-2026 à 18:36

Bonjour Abdellah. En fait cet après-midi j'ai écrit et enregistré sur la même musique la réponse de l'enfant à l'adulte. Quoique conscient des difficultés qui l'entourent, l'enfant est moins désabusé que l'adulte, il voit encore quelques fleurs, quelques couleurs, des rails qui partent mais aussi qui reviennent. Et il refuse de partir comme le lui demande l'adulte, pour demeurer auprès de lui. Merci pour votre réflexion. Quant à solitude existentielle, vous avez sans doute raison. J'ai l'impression qu'il est tout-à-fait vain que je tente d'expliquer quelque chose de moi, qui comprendrait. Pour moi cela n'a plus d'importance, je crois depuis longtemps, et s'il y a une chose entre autres que je déteste c'est le pathos. Tant pis si cela paraît prétentieux mais j'ai eu tôt dans ma vie l'impression que si les autres n'étaient pas si en avance que moi, c'est qu'ils n'avaient pas le temps d'être aussi seuls. Amicalement.

Abdellah

Abdellah Le 23-05-2026 à 15:20

Bonjour Ancolies, ce texte possède une grande sobriété dans la douleur. Il avance presque à voix basse, mais laisse derrière lui une impression de vide et de désillusion très forte. J’ai particulièrement été sensible à cette manière de faire parler les fleurs, les gares, les rails, comme si le monde extérieur portait lui-même la tristesse intérieure du narrateur. Et ce mot “enfant” qui revient sans cesse donne au texte quelque chose de tendre et déchiré à la fois, comme une tentative de protéger encore un peu d’innocence dans un monde devenu “à l’envers”. La fin avec les valises grises est très belle dans sa mélancolie. Chacun avance avec son poids invisible, ses départs, ses absences et ses questions sans réponse. Un texte simple en apparence, mais habité par une profonde solitude existentielle. Bien à vous.

Deogratias

Deogratias Le 23-05-2026 à 8:05

Bonjour Ancolies, la photo est jolie, les paroles sont belles malgré la tristesse qui s'en dégage. La musique est belle aussi, à 1.48 minutes et à 2.52, j'aime bien l'originalité. Votre voix est peut-être un peu trop fluette, en effet, on a du mal à vous entendre. Votre texte est sensible et cherche à rejoindre. Quant au sens, il transpire bien au-delà de ce qui est écrit...La strophe finale résonne comme un désenchantement...J'espère cependant que, oui, l'amour reviendra. Tout simplement parce qu'il n'est jamais parti. Il est là autour de nous, subtil, discret, presque invisible en effet...si le monde tourne avec la méchanceté et la perfidie, il tourne aussi, encore un peu, par l'amour...Même s'il est tellement insuffisant...L'amour est si complexe, il revêt bien des couleurs et bien des oripeaux. Les gares en sont parfois les témoins. ...et si nos larmes sont des fleurs, alors c'est tout un parterre à cueillir...tôt ou tard. Bon week-end de la Pentecôte à vous. Pour ma part, je viens tout juste de vivre un départ. Besoin de fleurs, en effet, de fleurs et de pétales pour oublier le mépris et la sottise ...Bien à vous. Sylvie.