Deogratias Le 20-12-2024 à 16:58
Bonsoir Ancolies, voici un texte comme j'aime beaucoup. Il me touche beaucoup. Je ne sais pas pourquoi. Je crois que c'est ce mélange de sincérité, d'âpreté de la vie que vous racontez avec toujours une dose d'humour ou de dérision. Je ne sais pas expliquer. Je trouve dans votre écriture un savant composé de tragique et de joie, de gaîté et de réalisme quotidien. Quelque chose comme ça. La vie de musicien oète, la guitare sous le bras, dans la rue ou bien en concert, c'est quelque chose de très beau et de très rude. L'argent doit manquer tout le temps. La reconnaissance aussi. Jouer devant des passants qui ne font que passer, il y a un côté ingrat là dedans. Je trouve que votre rapport à la vie est ce qui m'a toujours manqué : vous aimez la vie, vous la redoutez, vous la trouvez parfois trop dure...mais quand vous êtes debout, vous la "bouffez", vous croquez dedans avec gourmandise. Vous avez un rapport au monde très particulier. Cette audace pour oser seul une improvisation, une aventure musicale ou de voyage ou autre. J'aime cette manière d'être au monde. Je suis bien trop peureuse...Vous, vous y allez...Quitte à prendre des coups. Mais vous y allez...Votre guitare, votre pinceau, votre oésie, votre goût de l'art. En réalité, sagesse oblige, est-il jamais trop tard pour faire ce que l'on aime ? Vous avez raté des instants T. Je crois que c'est le cas pour nous tous... Le blues du manche de guitare révèle une personnalité hors norme et très touchante. Noël approche. Je serai seule. Cela fait plus de 35 ans que c'est le cas. Je ne suis pas faite pour Noël...Pour moi, dans le monde, c'est une période de grande confusion. A tout bientôt. Sylvie.
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Ancolies Le 21-12-2024 à 2:18
Bonsoir Deo. Vous savez, depuis longtemps je suis toujours debout. Sauf en 2007 où j'ai fait une dépression avec presqu'un an d'hospitalisation. Mais je l'ai déjà dit, j'ai l'hôpital joyeux. Par contre cela a été plus difficile pour mon fils qui avait 11 ans et ça a négativement impacté sa construction de voir son super-héros de père à terre. Question difficultés je n'en ai pratiquement pas. Je souffre en permanence physiquement mais j'y suis habitué. Avant je n'avais peur que de moi, maintenant je me fais confiance. Ne reste que la crainte qu'il arrive quelque chose à mon fils. Quant à aller chanter tout nu dans la rue, j'aime bien les défis et je vais jusqu'au bout. J'espère ne pas être trop orgueilleux en disant cela. Comme vous dîtes Noël approche. Je croyais que vous le passiez avec votre mère. Moi aussi je le passe seul depuis des et des années. Par contre demain (aujourd'hui) je passe la journée avec mon fils, toujours lui.