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La sentence - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 20-06-2024 à 10:38

Bonjour Ancolies, vous savez, on dit que l'orgueil meurt un quart d'heure après nous. On est tous orgueilleux. Pas besoin de trop s'y attarder. Car on dit aussi qu'on en met partout, tout comme le sel...Alors, laissons le là...j'ai vu que certaines personnes n'aimaient pas quand on parle trop de soi, je pense qu'un site où on est amené à écrire comporte nécessairement des phases introspectives et un certain récit de soi...L'écriture est souvent thérapeutique aussi...Si vous n'étiez pas sur DPP à parler de vous, je crois que je m'ennuierai davantage. Il n'y a rien de mal à se regarder et à se raconter. Surtout quand c'est dans la profondeur. ..L'égotisme me semble très éloigné de cela. ...Cela donne à nos échanges une part de convivialité et de partage nécessaire pour ne pas rester toujours dans une neutralité absolue...Nous sommes humains. ...Il y a si peu de lieux pour ça...Par ailleurs, la pauvreté est la première béatitude. "Heureux les pauvres" : c'est significatif. C'est elle qui engendre ensuite beaucoup de celles qui suivent (8 en tout)...Contrairement à l'humilité, qui est forcément limité, la pauvreté intérieure est un puits sans fond. On peut toujours aller plus loin et la pauvreté matérielle est souvent le premier pas vers plus de pauvreté du coeur. Cela commence souvent par là...Je dois confesser qu'en ce qui me concerne j'ai du mal à me passer de mes bibelots qui sont inutiles (des anges en résine)...et de bien d'autres petites choses...Enfin, je suis quand même dans une certaine sobriété...Quant à l'oubli de soi, c'est la définition même de l'humilité. ...Ne vous inquiétez pas plus que ça de votre orgueil, cela fait partie de notre nature...Voilà tout. Ce qui nous aide, vous voyez, c'est de continuer à aimer. C'est là que doit se concentrer tous nos efforts. Quand on aime, l'orgueil dégonfle forcément un peu...Bonne journée. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 20-06-2024 à 9:50

Bonjour Deo. Mazette, quel retour ! Comme vous avez vu, j'ai publié un autre texte immédiatement après celui-ci, parce que je me demandais comment celui-ci pouvait intéresser quelqu'un, à regarder sous tous les angles mon nombril. Ce foutu orgueil ! Toujours lui. Vous avez raison, le mieux est d'en partie s'oublier. Je m'oublie, tu t'oublies, il et elle s'oublient, ce serait mieux pour tout le monde. Qu'il est difficile de trouver la juste place, la bonne position. Quant à arriver à la destination finale les poches vides, j'agrée également. Et je pense qu'ici-bas, mois c'est mieux matériellement parlant en tout cas. Quand je vais chez d'autres, tout ce qu'ils possèdent, bibelots, trucs... me donne le vertige. Moi j'en veux le moins possible, juste le nécessaire. ça aère la tête et laisse libre pour les méandres de son destin.

Deogratias

Deogratias Le 18-06-2024 à 17:34

Bonjour Ancolies, vous avez raison : vous avez fait du mieux que vous pouviez. Même dans l'errance et les erreurs et les choix "jusqu'auboutistes". J'ai appris cela en stages de Communication Non Violente et ce fut pour moi une grande lumière. Chacun, souvent, fait du mieux qu'il peut. Même ce qui parait, à première vue, néfaste et mauvais. Par exemple, un SDF qui refuse un hébergement, qui préfère boire et se droguer. Aussi étrange que cela puisse paraitre, il fait pour le moment, ce qu'il y a de mieux pour lui à ce moment là. ça ne signifie pas qu'il ne faut pas l'aider, ni que son choix est le meilleur. Mais c'est celui qui correspond le mieux à son besoin actuel. Il pense faire ce qu'il y a de mieux pour lui. La preuve : si je lui offre une possibilité de quitter son état, il refuse. C'est pourquoi on ne peut jamais sauver les autres. On ne peut sauver quelqu'un car sa liberté est souveraine...Bref, pour en revenir à votre texte, vous avez fait de votre mieux, quand on connait un peu votre parcours, je n'ai aucun doute là dessus. Et votre mode de fonctionnement en "tout ou rien", en "jusqu'auboutiste", en "radicalité" de choix, s'explique non seulement par votre tempérament entier mais aussi par vos blessures et vos carences. Je connais ça. Pour ce qui est de l'orgueil. Vous avez entièrement raison là aussi. Il y a une certaine forme d'humilité qui est de l'orgueil. Comme je vous l'avais déjà dit. L'orgueil rouge : Je suis le meilleur. Admirez moi. L'orgueil noir : Je suis de la merde. Un moins que rien. L'un comme l'autre, c'est de l'orgueil. Il est à la racine de tous nos maux. péchés, blessures et erreurs. Ce qui est très difficile à notre nature c'est de rester dans une juste estime de soi. Une confiance en soi. Une fierté d'être soi. Et le hic, c'est que par défaut d'amour dans l'enfance, ce n'est pas donné à tout le monde ! Loin de là !..."La plupart du temps, à 14 ans, les gens savaient ce qu'ils voulaient devenir, moi, j'ai marché au hasard" : On est beaucoup dans ce cas là. Moi la première. Ce n'est pas donné à tout le monde de savoir pour quoi on est fait et la direction à prendre. Quand on ne sait pas qui on est, comment pourrait-on savoir où aller ? Ce qui est fait pour nous ? Quand on n'a pas eu la permission d'être soi ?...Ce qui me rassure, c'est que lorsque je regarde autour de moi, je vois que beaucoup sont dans ce cas précis. Finalement, on fait de son mieux. A nous de mettre du sens, sans connaitre le sens; plutôt que d'attendre que le sens vienne...Question de bon sens ! :):):) (Là, on dirait du Devos :). Et oui, on passe à la caisse...On paye l'addition de nos quêtes, de notre frénésie de recherche de sens, de nos choix plus ou mons judicieux...On peut se tromper, faire du mal sans le vouloir, ou en le voulant, s'excuser et croire ensuite qu'on va le payer. On va recevoir la sentence ici bas, ou là -haut. Oui et Non. On ne peut pas se sauver soi même. Certes. Mais l'addition ne vient pas non plus en corrélation de nos erreurs. Il n'y a pas forcément un lien de cause à effets. ...La vie est injuste, fondamentalement. Elle ne rend pas selon nos fautes ou nos qualités. Ce serait trop juste. La justice ne peut venir d'une évidence. Tu as mal fait : vlan, tiens, une sentence pour ta pomme. Tu as bien fait : vlan, tiens, une récompense pour ta pomme. C'est faux. Nous arriverons devant Dieu les mains vides. Toutes nos justices ont des tâches à ses yeux. Le secret : c'est d'arriver les mains vides. Nous ne méritons rien. Nous recevrons tout gratuitement. La clef de tout : c'est l'humilité. ...Enfin, ce serait encore tout une réponse trop spi pour vous...
La potence en finale de votre texte ?...on peut voir la mort comme une condamnation en effet. ...Mais tous nous mourrons...Donc, nous serions tous condamnés...C'est une vision des choses...La mort est en effet par un certain côté : une condamnation, une fin, un adieu irréversible. D'un autre côté, on peut peut être la voir autrement. ...
Vos textes étaient faiblards ? imbittables ? Tarabiscotés ? Oui vous pouvez les juger tel maintenant. Il en va de votre écriture comme de votre vie et de toutes grâces : Il ne faut jamais lire le passé à la lecture de vos yeux d'aujourd'hui, car à l'époque, vous n'aviez pas la grâce que vous aviez aujourd'hui. C'est une règle de vie spirituelle qui vaut pour tout. Il faut essayer de rester dans cette nouveauté du regard. "Ah si jeunesse savait , si vieillesse pouvait !". Bien non justement, si vous aviez su, vous ne seriez pas devenu celui que vous êtes maintenant ! Voilà tout !
Vos textes vous ont aidé à cheminer, à progresser. Ils avaient de la valeur. Ils ont fait leur job. C'est juste que maintenant ils ne vous correpondent plus ! Souvent avec les livres, j'ai remarqué cela : un livre qu'on a adoré, on se demande ensuite comment on a pu l'aimer ! Le coeur a ses saisons ! Notre maturité change..."Qui aurait pu savoir que le lendemain allait devenir aujourd'hui ?". Vous êtes encore une fois trop dur avec vous mêmes. Vous ne vous regardez pas dans la pupille du Père. Sans doute parce que vous n'y croyez pas. Vous vous regardez avec l'oeil implacable du justicier qui règle ses comptes avec lui même. ..Or, oui, vous n'avez pas su voir. Mais ce serait de l'orgueil de vouloir une vie parfaitement linéaire, sans tâche et sans reproche. ...Nous avons une liberté de choix souveraine, notre liberté est très importante. Elle est majeure et c'est elle qui nous donne une part de responsabilité importante , essentielle, pour notre vie. Nos choix...
Et nous avons aussi nos circonstances atténuantes, nos carences...etc...Ne vous jugez pas trop sévèrement vous mêmes. On est trop dur ou trop indulgent avec soi. Le mieux est encore de s'oublier. De ne plus se juger soi. De tourner son regard vers l'autre plutôt que vers soi. Cela évite la déprime, le désespoir et le mauvais jugement. ...Il y aurait bien une lecture et une réponse spirituelle à vous donner, plus approfondi, mais ce serait trop pour vous. Je respecte cela. Alors, me reste juste à conclure : Soyez bon avec vous mêmes. Vous n'êtes ni une star, ni un minable, ni un ex jeune, ni un vrai vieux, ni un vaurien voilier sur l'océan. Vous êtes juste Ancolies. Et c'est très bien comme ça. Rien à changer. Juste à consentir dans la paix. Et s'oublier. Bonne fin de journée. A bientôt. Sylvie..Pardonnez moi si vous trouvez que je me répète de trop...Je ne suis que moi !! :)