Connexion :

La manche étroite - Commentaires

Navigation : > La manche étroite > Voir les commentaires
Ancolies

Ancolies Le 24-12-2025 à 11:37

Bonjour Albert. En premier lieu je suis heureux de trouver un lecteur, ils sont si peu nombreux. Ensuite merci pour votre lecture attentive et votre commentaire très juste. Oui jai - depuis si longtemps - tellement assez de nos mensonges individuels et collectifs. Les petits et grands arrangements avec soi-même, la malhonnêteté, la lâcheté sont depuis bien longtemps dans ma ligne de mire. Ah, si nos amis les gens voulaient bien se donner la peine de comprendre que la vérité est un immense source de richesse et liberté. Et, réflexion peut-être idiote mais qui m'a traversé l'esprit hier, plus on est libre, plus on est seul en ce monde entravé. Et je ne regarderai plus jamais un film avec John Wayne. Dans ce texte je relève qq points négatifs trouvés dans sa biographie mais il y en a bien d'autres bien noirs que je n'évoque pas. Je vous remercie une nouvelle fois pour votre lecture et vous souhaite un bon Noël.

Albert B

Albert B Le 24-12-2025 à 10:55

Bonjour Ancolies, votre texte est très fort et percutant. Vous montrez avec beaucoup de sincérité comment certaines légendes, figures culturelles et récits officiels peuvent être trompeurs ou injustes. Votre critique de John Wayne et de l’histoire américaine illustre bien ce que vous percevez comme des mensonges et des simplifications du réel. Au-delà des personnages, vous soulignez les incohérences et les absurdités de notre monde contemporain, la compétition, la consommation de l’inutile et les blocages qui empêchent les idées et l’intelligence collective de circuler. La métaphore de la manche étroite traduit parfaitement ce sentiment d’enfermement et de difficulté à trouver sa place dans un monde trop rigide. Votre texte dérange parce qu’il est honnête et direct. Il nous pousse à réfléchir, à remettre en question ce qu’on nous montre et à voir les choses autrement. C’est un texte qui secoue, qui interpelle et qui rappelle que penser librement demande du courage et peut être inconfortable. Amicalement, Albert.

Ancolies

Ancolies Le 17-12-2025 à 12:16

Bonjour Abdellah. Une nouvelle fois merci de votre lecture et de votre commentaire réfléchi qui fait du bien à l'auteur, lui montrant que son texte n'est pas vain, même s'il est très très peu partagé. Eh oui ce monde est bien tordu de tous côtés. Quelques uns savent à peu près s'y prendre tandis que l'immense majorité joyeusement patauge, tristement patauge, en mode compétition (Knorr) et survie. Ce monde survie, était-ce son objectif ? Nos amis les gens ont besoin de légendes pour le supporter, la réalité est trop piètre. Le véritable John Wayne est bien trop piètre. Un monde comme sans issue pour ceux qui ne trouvent pas en eux les ressources de sens et cohérence nécessaires pour justifier de leur propre existence. Une chose étonnante : on (je) n'est pas lassé de se battre contre des moulins à vent, même pas fatigué. Notre combat nourrit notre combat, ce qui me fait penser par association d'idées à cette phrase : Vous ne pouvez épuiser votre créativité, plus vous l'utilisez plus vous en avez. Le non-sens général renforce notre maigre portion de sens. Bien à vous.

Abdellah

Abdellah Le 17-12-2025 à 7:08

Bonjour Ancolies, Ce texte frappe d’abord par la force de sa métaphore centrale : ce monde à la manche étroite, mal taillé, qu’il faudrait enfiler au prix de contorsions et de renoncements. L’image est simple, mais d’une redoutable efficacité : elle dit l’inadéquation profonde entre l’individu et les structures qui prétendent l’accueillir. La critique culturelle est frontale, mais jamais aveugle. La démystification de figures comme John Wayne ou du cinéma hollywoodien ne verse pas dans le rejet global : elle distingue clairement la machine idéologique de la contre-culture lucide qui a su, elle aussi, émerger de ce même terreau. Cette nuance donne au texte sa crédibilité. Le passage sur le monde professionnel et la communication illustre parfaitement l’absurde contemporain : fragmentation des décisions, perte du bon sens, intelligence collective sacrifiée aux logiques de système. Rien de théorique ici, tout est vécu, incarné. Le ton, ironique et parfois brutal, sert le propos sans l’alourdir. L’humour agit comme une respiration dans une colère maîtrisée. Et la fin, amère, interroge profondément : réussir à s’intégrer, est-ce vraiment une victoire, ou parfois une noyade silencieuse ? Un texte dense, lucide, profondément humain, qui dérange sans chercher à convaincre, et qui laisse une empreinte durable. Amicalement Abdellah