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L’instant où - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 07-01-2026 à 13:12

Quelle heureuse surprise d'avoir Hika de vos nouvelles. Et quelle étrange chose aussi : nous sommes toujours vivants. Remarque incongrue peut-être mais pourtant pour moi bien réelle. L'instant où, j'aime bien ce texte aussi. J'ai viré parce que cela faisait trop un couplet sur l'homme et sa femme, avant l'amant et l'amante. Oui, ici des expériences universelles. En fait, bien bien souvent je semble écrire sur moi mais en réalité je cherche à envoyer un miroir aux autres pour qu'ils s'y, s'ils le désirent ce qui n'est évidemment guère souvent le cas, réfléchissent. Ce qui n'empêche que très probablement moi-même me réfléchis trop. Bah, je me contenterai très bien d'aller le moment venu aux calanques grecques ou aux parapluies. J'espère que vous vous portez bien, et les vôtres avec vous.

Hika

Hika Le 07-01-2026 à 9:41

Bonjour Ancolies, douce tristesse sans cri , au fil des expériences de la vie, universelles émouvantes et lucides Partages et solitudes, de l’être . Mais je ne trouve pas que la musique soit pesante et étouffe votre voix ; elle est grave mais pas rauque, on entend très bien vos paroles , sans reproches ni plaintes, ce rythme de reggae entre berceuse et danse . Un très beau moment aussi, quand vous passez à l’instrumental sans parole , qui développe pudiquement l’évocation du « nid vide » , « la chambre endormie » que l’enfant a quitté pour voler de ses ailes. Tout est vraiment très beau et partageable , rien d’un être « enfermé en lui-même .. devenu sourd à ses propres poèmes et je t’aime » , sourd aux autres aussi . Bien amicalement et bravo

Ancolies

Ancolies Le 05-01-2026 à 12:46

Bonjour Albert. Merci pour ce commentaire qui fait plaisir à lire. En effet, intimes ou universels, j'ai cherché des points qui je crois nous touchent tous. Jusqu'au dernier point : le risque de soi-même. Comme je le dis ci-dessous à Abdellah, j'aurais voulu un accompagnement musical moins lourd, un reggae léger pour aérer si je puis dire la mélancolie du texte. Et vu cet accompagnement musical, je n'ai pu murmurer le texte comme je le désirais. Je suis heureux qu'il parvienne cependant à toucher l'émotion de l'auditeur. Je vous souhaite une bonne semaine.

Albert B

Albert B Le 05-01-2026 à 11:57

Bonjour Ancolies, vos paroles sont magnifiques et profondément émouvantes. La répétition de « Qu’il est triste l’instant » fonctionne comme un refrain puissant qui frappe l’oreille et le cœur. Chaque image, le soir qui tombe, la solitude après l’amour, le départ d’un enfant, les conflits humains, est à la fois intime et universelle. On ressent le rythme et la musicalité, et on sent que ces mots sont faits pour être chantés et entendus. J’ai beaucoup apprécié cette chanson, et je me surprends déjà à l’imaginer à l’écoute à la radio, portée par sa mélancolie et sa sincérité. Elle laisse une vraie empreinte et donne envie de la partager. Bien à vous, Albert.

Ancolies

Ancolies Le 05-01-2026 à 9:54

Merci Abdellah pour ce commentaire analytique. Oui j'ai écrit ici quelques points de ma mélancolie. Et je ne veux pas devenir l'homme de la dernière strophe. Il n'y a pas d'âge pour devenir cet homme, ou même avoir attrapé ce virus dans l'enfance mais il est vrai que les années écoulées renforcent la routine. Je fais extrêmement attention à tenter de bouger de moi-même. "L'embourgeoisement" ne proviendrait pas pour moi de mes possessions (je suis dans une démarche de dépouillement) mais de mes habitudes, pensée qui n'évoluerait pas... Je ne sais si vous avez écouté la chanson. Elle n'est pas réussie à mes oreilles, j'aurais souhaité un accompagnement bien plus léger pour renforcer dans la douceur le propos du texte. Une nouvelle fois merci de votre fidélité à me lire. Je vous souhaite une bonne semaine.

Abdellah

Abdellah Le 05-01-2026 à 2:16

Bonjour Ancolies, Ce poème avance par seuils, avec une retenue qui lui donne toute sa force. Chaque « instant » nommé n’est pas un simple moment, mais une bascule irréversible : de la lumière à l’ombre, de l’amour à l’absence, de l’enfance au départ, de la fraternité à la guerre, puis de l’expression à la surdité intérieure. La répétition installe une gravité lente, presque inexorable, comme si le temps lui-même pesait sur les vers. Ce qui touche profondément, c’est cette progression de l’intime vers l’universel, sans effet ni démonstration : la même tristesse traverse le quotidien, l’amour, l’histoire et l’homme face à lui-même. La chute, où l’homme devient sourd à ses propres poèmes et à ses propres « je t’aime », dit peut-être l’essentiel : la perte ultime n’est pas seulement celle des autres, mais celle de l’écoute de soi. Un texte sobre, mélancolique et lucide, qui ne crie pas, mais qui demeure. Bonne journée à vous, Abdellah