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J' te pardonne le blues - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 16-03-2026 à 11:07

Bonjour Albert. Le blues tout comme la vie est un cadeau empoisonné. Il donne autant qu'il reprend, promet autant qu'il ment, est une vibration formidable autant qu'une blessure et une souffrance. Dans mon texte précédemment publié La blue-note, je m'interrogeais sur les comment et pourquoi il a mis 20 siècles de notre ère à apparaître alors que musicalement et techniquement parlant il est absolument basique. Comment tous les compositeurs de génie des siècles des Lumières n'ont jamais mis la main sur la simple grille des 3 accords qui le composent, c'est un mystère. Moi comme des millons d'autres il a révolutionné ma vie lorsque je l'ai découvert à mon adolescence. Pour une bonne partie il a tracé mon chemin, un chemin qui avait un prix élevé à payer mais qui m'a dans le même temps tant apporté. Dans la version ci-dessous, les musiciens chevronnés reconnaissent d'un coup d'oreille qu'il s'agit d'un blues blanc, interprété par des musiciens blancs. J'en avais fait une autre version, publiée sur le site il y a quelques mois, où il était noir, bien plus proche de ses racines, quelque part bien plus authentique, même si j'aime également cette version ici. Merci de votre résonnance. Je vous souhaite une bonne semaine.

Albert B

Albert B Le 16-03-2026 à 9:18

Ancolies, dans votre chanson, on ressent immédiatement la sincérité et l’intensité dans chaque mot, chaque phrase portée par le rythme du blues. Vous réussissez à transformer la douleur, la colère et la souffrance en quelque chose de vivant, presque palpable, tout en laissant place au pardon et à l’acceptation. La répétition de « j’te pardonne le blues » fonctionne comme un refrain qui résonne, qui frappe, et qui donne à l’ensemble une puissance presque hypnotique. On ressent les nuits brûlantes, la voix en braises, la fièvre et la soif d’émotions, et pourtant tout cela devient une énergie qui élève, plutôt qu’elle n’écrase. Ce qui est remarquable, c’est la façon dont vous faites du blues un personnage, un compagnon de vie qui a blessé mais aussi appris et fait grandir. Pardonner devient alors un acte de force et de liberté, et la chanson entière dégage une dignité, une émotion pure. Avec toute ma résonance, Albert.

Ancolies

Ancolies Le 15-03-2026 à 12:09

Bonjour Abdellah. En effet le blues peut donner autant qu'il reprend, peut apporter autant de plaisir que de souffrance. Mais maintenant vous me connaissez, la plainte m'est interdite. Il s'agit en fait d'une chanson que j'avais écrite pour Johnny Hallyday, dans la lignée de Toute la musique que j'aime. J'en ai fait 2 versions, la première publiée sur le site il y a quelques mois. La différence entre ces 2 versions est que la première était bien noire, retrouvant les racines originelle de cette musique. Pour autant que cette version-ci soit éventuellement réussie, c'est un blues blanc, joué par des blancs. C'est très différent. Une fois encore, merci de vos visites régulières. Ps : j'ai rajouté une musique à mon poème Il n'y a plus d'amour, musique hyper simple à l'image du texte que lui-même j'ai encore simplifié pour être au plus près de l'essentiel. https://www.de-plume-en-plume.fr/histoire/il-n-y-a-plus-d-amour Bon dimanche à vous.

Deogratias

Deogratias Le 15-03-2026 à 8:50

Bonjour Ancolies, je n'aurai pas mieux dit que Abdellah. Bon Dimanche. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 15-03-2026 à 1:28

Bonjour Ancolies, Un texte qui porte la trace profonde du blues : cette manière singulière de transformer les blessures en chant. La répétition de « je te pardonne le blues » agit comme un refrain intérieur, presque une prière, où la douleur et la gratitude se mêlent. On y sent la fatigue des chemins traversés, les illusions perdues, mais aussi une forme de dignité tranquille qui refuse le ressentiment. Le blues apparaît ici comme une épreuve et une initiation : il brûle, il use, mais il révèle aussi la voix qui s’élève dans la nuit. À la fin, il ne reste ni plainte ni vengeance, seulement cette reconnaissance lucide que l’homme est ce qu’il donne — et que même les blessures peuvent devenir musique. Amicalement Abdellah