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J'ai été casaçaise - Commentaires

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A quai (Jeanne)

A quai (Jeanne) Le 31-03-2016 à 13:04

Voilà un joli poème. J'ai le sentiment en le lisant d'être à une veillée et de t'entendre me conter ton histoire passée. Tu la racontes si bien, elle est tant ancrée en toi qu'elle fait partie de toi. Le passé est toujours présent en nous, il suffit d'ouvrir une fenêtre et tout revient : odeur, images, sensations. C'est superbe. Merci. Jeanne

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 19-01-2016 à 13:37

Chris, mon poète. Tes premiers mots m'ont mis le sourire aux lèvres. Toi, brut et maladroit? cela semble peu probable ou alors dans une autre vie où je n'étais pas. Non, je regrette pas, je n'ai pas en moi, la moindre fibre de regret. Je veux te croire de toutes mes forces lorsque tu me prédis la plénitude; Je suis en accord avec toi lorsque tu parles de voyage initiatique et je vais t'en donner la raison : il m'arrive d'échanger des propos avec d'autres voyageurs. Certains plus touristes, d'autres plus à la rencontre d'un peuple différent du leur. D'autres encore ethnologues.Je ne partage jamais leur exposé. En effet, je n'ai jamais l'impression que nous avons vu les mêmes lieux, les mêmes couchers de soleil, les mêmes hommes, les mêmes varans... les miens de varans sont souvent bleus ... Tu vois Chris, je serais plutôt anthropologue si je devais me définir, mais anthropo des âmes et des paysages. L'homme est abject et ne m’intéresse pas plus en Afrique qu'en Europe. Par contre l'humain me passionne. Les rapports de l'humain à la Terre. Les horizons, la vie qui fourmille. L'aperception d'Eve pour l'âme d'Adam. La croyance en ces rituels sacrés bien plus importants que les nôtres parce qu'ils ne sont pas dédiés à un tout puissant soit disant seul maître à bord mais qui ne se montre jamais. C'est l'Afrique qui m'a appris à regarder tout cela. Malheureusement, ici, en Europe, si tu oses dire, on te fait vite enfiler une veste blanche, tu sais, celle à très longues manches qu'on enroule dans ton dos, et pour t'amuser on te fait manger des petits cailloux de toutes les couleurs...
Notre parcours est le même et si tu peux voir ces paysages et ces âmes à travers moi, alors je suis heureuse. Bien sûr l'Afrique est envoûtante, et ... sans grigri comment aurais-je fait pour conquérir puis ensorceler mon poète? A très vite pour une séance de bouiti, la pleine lune arrive non? ;) Cathe

czerny31

czerny31 Le 18-01-2016 à 0:25

Chère Cathou, je vais tenter de te livrer mon sentiment certainement brut et maladroit sur ce que je ressens de ce "départ" dont tu parles. J'ai remarqué au travers de tes écrits que ton voyage n'est pas simplement un voyage qui consiste à se déplacer sur le globe d'un point à un autre. Ton voyage est plus "initiatique" et il transparaît de chacune de tes lignes et de plus en plus, que tu nais, ou plutôt renais à l'art. La musique de tes lignes en témoigne toujours plus à chacun de tes textes. Cette alchimie qui te pousse à cet art, s'accompagne d'une hypersensibilité qui est le propre de chaque artiste. Devant ce vertige de la fuite en avant, se vérifie l'ancien adage.. : quand tu ne sais où tu vas, regardes d'où tu viens. En te retournant, tu vois ces paysages d’Afrique, ces plages immenses, ces horizons infinis où se perdent la pensée... Tu vois en fait, avec tes yeux d'artistes. Cette construction d'artisans de beauté, ne se bâtit qu'en osmose avec ses racines, avec les passages que la vie nous a offerts. Alors, ne crains pas. Ne regrettes rien. Avances. Tu t'achemines à grands pas vers cette plénitude que seuls les vrais artistes ressentent. L'Afrique, tu ne l'as pas quittée, elle est en toi. Elle n'attend plus que tu la racontes avec tes nouveaux yeux pour la rendre encore plus... envoûtante. A bientôt entre tes pensées. Christian

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 18-01-2016 à 0:23

Merci Noel pour ces commentaires qui sont toujours la preuve que tu passes vraiment du temps sur nos lignes. Mis bout à bout tes com composeraient un texte j'en suis certaine. Une ode à l'écriture. Je ne souffre pas de la Casamance mais il est vrai que parfois, une couleur, un chant, un souffle chaud me ramènent en arrière. Je ne suis pas nostalgique simplement la Casamance a été une part importante de ma vie. Mais le ciel de mon poète est si bleu lorsque je me lève tous les matins que le suivre est du bonheur et je ne me retourne jamais. C'est ma vie sereine. J'aime les sentiments violents et les mots forts. C'est ma vie excessive, sensuelle et extrêmement démesurée... A bientôt sur tes lignes. Catherine

cevenol

cevenol Le 17-01-2016 à 1:09

Quel beau texte, quelle nostalgie de la Casamance et de la magie de la Teranga. Longtemps après que tu aies quitté cette terre d'Afrique, bercée par le vent de l'Océan
tiède qui vient étaler voluptueusement ses vagues enjôleuses sur les plages dorées, la magie opère toujours. On ne quitte pas ces contrées rencontrées par le fil de la vie
sans être pour toujours envoûtés par l'intense beauté de cette terre, et par la formidable énergie de ses habitants, venant puiser celle-ci aux origines même du monde,
sur ce sol berceau de l'humanité, bien avant celle de Jaurès... As-tu gardé un Gris-Gri qu'un sorcier africain t'aurait remis pour te porter chance au moment de ton
retour? Dans ce cas, il est parfaitement efficace puisqu'il t'a permis de rencontrer ton génie du baobab, ton poète inspiré par ta présence et dont tu aspires à la présence,
sous les palmiers de votre jardin des amoureux... Mais que de tristesse sous-jacente dans cette évocation d'un départ qui a irrité lui-même l'Océan, et dans cette mélancolie d'un art de vivre, de sons, de musiques, de parfums, de sensations et de vie. Oui, tu le dis, tu es heureuse et comblée désormais par un être, le bonheur et la joie, mais tu te troubles parfois d'une tendre émotion aux doux souvenirs qui te replongent en pays casaçais. Une photo, un air de musique, une sensation viennent
à l'occasion te troubler doucement, et tes larmes sont amour, aux effluves de miel...Tes mots sont forts aussi, comme dans la troisième strophe, ou "l'Océan bafoué",
"mon cœur dévasté", "j'en implore pardon", "j'ai mal", tout cela me laisse à penser qu'après être venue en Afrique, c'est l'Afrique qui est venue en toi et que tu portes
désormais en bandoulière, dans le baobab que tu as implanté dans ton âme aux tons ocres de cette terre ancestrale , terre de la Casamance. Merci ma chère Catherine
pour ce beau et riche partage, comme toujours dans tes écrits! à très vite...Noel.

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 29-12-2015 à 22:55

Fatima ton commentaire me touche énormément. Parfois je ne sais pas trop d'où je suis, parfois je ne sais plus trop où je suis et où je dois me rendre... mais lorsque j'ouvre les yeux le matin sur ma vie, alors je reprends vite le cours et je me régale de mes quotidiens !Merci ma Fati, je t'embrasse. Catherine

Fatima

Le 29-12-2015 à 22:02

Comment te demander de ne plus tourner la tête vers un passé qui n'est pas lointain et jouir du bonheur que t'offre le présent avec l'être aimé ? ;) Tu es Cathou in Africa ! Quelque part les palmiers d'Afrique susurrent encore ton nom Cath, parceque eux ils ne t'ont pas oubliés :) Fatima

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 29-12-2015 à 3:20

Merci Maxime pour ton commentaire. Les diolas sont le peuple de Casamance. Ils se répartissaient un territoire qui couvre la Gambie la Casamance et la Guinée Bissau. Beaucoup sont chrétiens. Mais le diola a des dérivés de langage et donc il est possible que tu aies entendu parler diola par des burkina B mais pas des diolas eux mêmes. A très bientôt sur tes lignes. Catherine

Maxime Loin

Maxime Loin Le 29-12-2015 à 0:31

Très joli texte sur la nostalgie des contrées perdues mais que l'on garde dans son cœur. Tu fais référence aux Diola. Est-ce que le pays dont tu parles est le Bourkinafasso? Car à Bobodoulasso je crois qu'ils parlent la langue Diola. J'avais des amis qui venaient de là-bas, un temps. Mais entretemps je les ai perdu de vue.

Cathou inafrica

Cathou inafrica Le 29-12-2015 à 0:09

François, j'ai changé au point d'avoir la chance dans ma nouvelle vie d'être entourée de gens que j'ai choisis et de situations que j'ai provoquées. Car je m'en suis donné les moyens. Alors je ne peux que sourire aux jours qui se lèvent. Mais oui, parfois, lorsque très légèrement je tourne la tête ou lorsqu'une photo, un air de musique, une sensation fugace entrent dans mon paysage, dans mon horizon, mon coeur se serre et de drôles de gouttes salées encombrent ma vue. Mais je n'ai aucun regret, aucun. J'ai tout quitté, je le referais si c'était à refaire. J'aime ma vie !

Montagnon

Montagnon Le 29-12-2015 à 0:01

Tout quitter /Par amour /Pour lui /Tout laisser /Pour tout retrouver /Ailleurs /Différent /Avec un autre regard /Et tourner la tête /Pour vivre son passé /En comblant son présent /D'un avenir différent /Mais radieux /J’en suis certain /Cela fait mal… là /Mais tant de bien … ici /Oublie les fromagers /Et vit sous les abricotiers /Avec autant de passion Fanch.