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Golem - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 09-07-2026 à 13:04

Bonjour Abdellah, oui, c'est peut-être là que réside le défi, je suis d'accord avec votre analyse. Nous sommes atomisés, nous le peuple golem. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Abdellah

Abdellah Le 09-07-2026 à 2:35

Bonsoir, Votre poème m'a rappelé ces matins où chacun descend dans les entrailles de la ville avec son histoire, ses inquiétudes et ses espérances, tout en donnant l'impression de ne former qu'une seule et même foule. À force de courir après le temps, le travail ou les obligations, nous risquons parfois d'oublier ce qui nous distingue les uns des autres. Pourtant, derrière chaque visage silencieux se cache une vie que nous ignorons. Peut-être est-ce là le véritable défi de notre époque : ne pas devenir un simple rouage, mais rester pleinement humain au milieu de la mécanique quotidienne. Merci pour cette réflexion qui invite à regarder autrement ceux que nous croisons sans les voir. Amicalement Abdellah

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 07-07-2026 à 18:12

Bonjour Ted, j'aime bien ton interprétation de cette attitude du peuple golem. Elle le rend plus humain, un peu des entités rêveuses qui n'arrivent pas à sortir de leur inconscient tellement elles l'ont cadenassé. Cela me rappelle certains romans de SF dont un, intitulé les cavernes d'acier, signé d'Isaac Asimov, laisse peu d'espoir quant aux rapports humains. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 07-07-2026 à 18:08

Bonjour David, j'avoue avoir poussé le bouchon assez loin en utilisant l'image du golem. Paris n'est pas Metropolis. Ceci dit, la technologie tend à transformer les grandes mégapoles en cette aberration. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 07-07-2026 à 18:05

Bonjour Ancolies, je ne suis pas parisien d'origine mais j'ai découvert cette réalité lors de mes études supérieures dans la capitale. Je ne sais pas si tout le monde s'est forgé une carapace ou si c'est juste de la flemme des rapports humains. En effet, le portable a mis ceci en exergue plus vite que prévisible. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Ancolies

Ancolies Le 07-07-2026 à 0:22

Hello Donald. Ce sont les fantômes de Morrison qui vous ont inspiré ce sonnet ? Je plaisante. Perso je suis né et ai vécu plus de 40 ans à Paris où, dès l'âge de 5 ans je pensais Vivre à Paris, vivre puni. Et si j'y suis resté toutes ces années c'est que je ne trouvais pas la solution professionnelle pour m'en sortir. Après j'y retournais parfois pour voir des amis. Terminé ! Une fois pour toutes. Mon petit slogan n'a fait que se développer à vitesse triple V. C'est absolument terrifiant humainement parlant. Peu le réalisent mais pour supporter de vivre là-bas, il est indispensable de se forger une armure, de se carapacer pour ne pas devenir dingo. Imaginez vous coincé 5 heures dans les embouteillages (que Boileau dénonçait déjà), si vous craquez et sortez de votre véhicule pour grimper et trépigner sur votre capot en hurlant Ivanhoé, votre situation ne risque guère de s'arranger. Aussi vous encaissez, chaque nouveau jour vous encaissez et sans vous en rendre compte totalement vous vous déshumanisez. Et les portables n'ont fait qu'empirer cette déshumanisation. Vous avez bien fait de choisir le golem comme totem pour votre poème. A bientôt.

Benadel

Benadel Le 06-07-2026 à 20:52

Cher Donald, le golem rappelons est un être artificiel, anonyme, dépourvu de parole et de libre-arbitre. Votre poème classique assimile les gens qui s'entassent dans les métros à des êtres dépourvus d'autonomie spirituelle. Poussés par leurs obligations ou leurs loisirs, le métro, ainsi que d'autres transports en commun, les façonnent anonymement. Si plongés dans leurs I phone ou leur tablettes, ils sont dépourvus de paroles, on peut également se dire que leur libre-arbitre est aux mains des algorithmes qui rythment leurs pensées. En tout cas, j'ai apprécié votre sonnet bien imaginé. Amitiés. David

Ted

Ted Le 05-07-2026 à 22:20

Bonsoir Donald, J'ai beaucoup aimé ce sonnet. La forme est maîtrisée et sert parfaitement le propos. L'image du "peuple golem" dit en quelques mots cette impression que l'on peut parfois avoir dans les transports lorsque chacun avance absorbé par sa destination, comme programmé. Pour autant, ton texte m'a aussi amené à me demander ce qui se cache derrière ces visages fermés. Chacun transporte sans doute ses joies, ses inquiétudes, ses combats invisibles. Peut-être que le silence du métro n'est pas seulement celui de l'aliénation mais aussi celui de milliers de vies qui se croisent sans jamais se raconter. Amicalement Ted

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 05-07-2026 à 19:35

Bonsoir Sylvie, je ne suis pas parisien à l'origine mais quand je suis arrivé dans cette ville pour mes études supérieures, j’ai dû prendre le métro et le RER, ce que je faisais très peu là où j’habitais, à Lyon, plus enclin à prendre le bus. Et cela m’a frappé, cette anonymisation du rapport humain, les gens ne se regardant pas, ne se parlant pas. Depuis, j’ai voyagé et je me suis rendu compte que dans d’autres pays, comme en Angleterre à Londres, c’était différent. Peut-être que c’est un biais, c’est-à-dire une perception subjective, parce que ce n’est pas mon pays ou ma langue natale. Cependant, je ne me souviens pas de cette anonymisation dans le métro de Bruxelles, dans celui de Lyon ou de Lille. Bref. Ensuite, sont venues les années smartphone et cette impression s’est amplifiée. Certes, ce poème ne parle pas que de ça mais c’est un symptôme, celui de ce que vous appelez à juste titre le « métro boulot dodo » et qui est réellement ce qui m’a inspiré ce sonnet, avec pour amplifier le tout, l’usage dans la rime de sonorités muettes. Merci d’avoir pris le temps de lire et surtout de commenter ce poème. Amitiés. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 05-07-2026 à 19:25

Bonsoir Donald, je retrouve là votre singularité dans certaines de vos écritures. Et j'aime bien. Cela change. Et je vois dans ce poème un pamphlet bien tranchante sur notre société : métro-boulot-dodo...Et cette foule dans le métro le matin et le soir, agglutinée dans les transports...pour gagner leur vie. Inévitable. Il faut bien la gagner...Mais de fait, cette sorte de vie où tout semble synchronisé vers les mêmes buts, les mêmes quêtes...Les grandes métropoles donnent souvent l'impression d'une inhumanité croissante...Je suis parisienne et ma famille aussi...Pendant des années j'ai pris le métro...Avec mes particularités, je supportais de plus en plus mal...Ce n'était pas qu'une question de foule, d'odeurs, de rythme...Ce spectacle des humains pressés...me plongeait dans des abîmes de réflexion sur le sens de notre existence..."Un bout d'humanité tombé au minimum"..Mon Dieu, c'est si vrai !! Je me rappelle d'un voyage en TGV au sortir de mon expérience de vie monastique...Une jeune fille était assise à mes côtés, elle avait passé un temps fou à se maquiller : mascara, rouge à lèvres, (on dit Gloss maintenant , ça fait mieux les anglicismes !! :))...Un temps fou à se pomponner, à écarter ces cils, à se poser du fard à joue...et je me disais intérieurement : "Mon Dieu, à quoi elle est réduite !"...Cela peut paraitre exagéré...Et, de fait, ce l'est un peu, vu mon contexte d'alors, ma réflexion était compréhensible...Mais n'empêche, il y a quelque chose de vrai dans ce qui me traversait l'esprit : le nombre de fois où l'on perd son temps dans des futilités ? Quelles qu'elles soient...Votre poème semble dire que la société a mis en place comme un nouveau paradigme de mode de vie auquel nul ne peut échapper...C'est pas faux...Par exemple, on ne nous prend plus que pour des consommateurs. Rien d'autres...Alors que nous avons tant d'autres à donner, à vivre ...C'est tout le paradoxe du : "Perdre sa vie à la gagner"...Moi, je rajoute le psaume "A quoi sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme ?". ...et aussi : "Tout ce que tu as en double, c'est du superflu...Peut-être bien que tu le voles au pauvre"...ou encore : "Tout ce qui n'est pas donné est perdu". ...Or, notre système conduit les moutons de panurge à vivre tous pareil, à penser tous pareils...On a parfois l'impression d'être dans une grande machine à broyer toute individualité avec ses spécificités propres...Ou tu t'adaptes ou tu dégages...Bon...et bien, moi j'ai dégagé...A-t-on le choix ? Vous me plongez dans des abîmes de réflexions avec votre texte alors que je n'ai pas l'instruction ni les connaissances suffisantes pour en débattre...Voyez comme vous êtes doué !...Merci à vous. Sylvie.