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Elle Souffle ! - Commentaires

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Kanth

Kanth Le 14-01-2022 à 13:05

Merci beaucoup SLuna pour ce commentaire très aimable. Moby Dick est bien l’un de mes livres de chevet, à la lecture exigeante, mais qui produit toujours une impression profonde. Je profite de ce message pour vous remercier également pour vos passages sur mes autres textes. Pardonnez-moi, s’il vous plaît, pour mes réponses irrégulières, je n’ai actuellement pas la possibilité de passer souvent sur le site, mais j’espère pouvoir revenir lire à mon tour dans quelques semaines. Avec tous mes vœux poétiques et prosaïques pour cette année ! Kanth

SLuna

SLuna Le 13-01-2022 à 14:39

bonjour Kanth. difficile de ne pas songer à Moby Dick en parcourant ce texte. la fluidité et la finesse des détails nous offrent une fois encore un excellement poème à parcourir. amicalement. Franck

Kanth

Kanth Le 04-12-2021 à 1:00

Bonjour Delvina et merci pour ce message qui remet bien les choses à leur place. Aussi tragique que soit le destin d’Ishmael, il est le résultat de son choix et de sa participation à la traque de l’animal qui, lui, est d’une totale innocence. Et la version moderne de ces chasses, qui hélas se poursuivent, ne laisse plus la moindre chance aux pauvres cibles des canons harponneurs… Amitiés, Kanth

Kanth

Kanth Le 04-12-2021 à 0:48

Merci beaucoup Moussa Barry 180 pour ce commentaire si louangeur ! Je me suis attaché à la précision des termes pour tenter de rendre le tout très visuel, je suis ravi que cela vous plaise. Bien amicalement. Kanth

Delvina

Delvina Le 14-11-2021 à 20:54

Tragique destinée que vous nous contez là. Pour consolation, je me dis qu'il y avait dans ce combat entre les hommes et la baleine, plus d'égalité que dans de cruelles techniques de chasse encore(!) en vogue dans notre pays, que je préfère ne même pas mentionner. Qui des deux perdants est le plus à plaindre? Ishmael lui, savait ce qu'il risquait... L'innocent animal n'a fait qu'assurer sa légitime défense! J'ai été captivée par la narration du début à la fin! Et j'ai apprécié les images qui ponctuent le texte, surtout le récif vivant. Merci pour ce partage, un excellent moment de lecture! Amitiés poétiques, Delphine

Moussa Barry 180

Moussa Barry 180 Le 14-11-2021 à 13:55

Que peut - on dire après une si belle lecture ? Le tableau est saisissant, c'est comme si nous y étions présents, et les gestes des chasseurs rapportés sont vifs et précis ainsi que ceux de la baleine qui essaie de se venger. Merci Kanth pour cette belle écriture qu'on aime. Une plume alerte et bien portante, bonne journée à vous, j'ai beaucoup aimé.

Kanth

Kanth Le 10-11-2021 à 2:10

Bonjour Evzone, merci beaucoup pour votre commentaire et vos remarques pertinentes sur le dénouement de cet affrontement dantesque. Il y a en effet dans cette destruction mutuelle, un rééquilibrage cruel, malgré l’agression barbare contre l’innocence. Amicalement. Kanth

Kanth

Kanth Le 10-11-2021 à 2:04

Bonjour Laureen, je partage votre sentiment sur le fond, ce thème douloureux de l’extermination de l’une des merveilles de la nature. Loin de moi l’idée de glorifier cette terrible pratique qui hélas perdure de nos jours. J’ai simplement voulu évoquer la puissance de ces affrontements, comme une métaphore de la force du destin, celui par exemple qui frappe Ishmael à la fin. Merci beaucoup pour votre passage. Bien amicalement. Kanth

Kanth

Kanth Le 10-11-2021 à 1:57

Bonjour Hika, je vous remercie pour vos mots aimables et sensibles. Moby Dick est en effet un ouvrage qui ne peut que marquer profondément ses lecteurs. J’avoue que la lecture dans le texte original en est plutôt difficile, avec toutes ses digressions, ses longueurs et l’ampleur des considérations, universelles, évoquées par Melville. Mais, avec du temps (et un gros dictionnaire bilingue en main), on reste emporté par sa puissance. Merci encore pour votre passage sur mon texte. Amitiés. Kanth.

Kanth

Kanth Le 10-11-2021 à 1:48

Bonjour Dauphinelle et merci pour votre long et puissant commentaire. Au delà de vos compliments qui me touchent, je suis heureux de voir que vous avez parfaitement saisi l’intention de ce texte, qui est d’évoquer la force du destin. De la même façon que la poursuite de Moby Dick était pour Ahab sa raison de vivre et au fond, une fascination morbide, Ishmael ne pouvait pas selon moi résister à l’impérieux appel de la mer malgré sa connaissance du péril. Il s’agit ici plus de fatum que de chasse à la baleine. Et votre mention d’Ulysse me ravit, il est avec Hector, l’un de mes personnages d’Homère préférés, qui représentent le mieux l’héroïsme positif. Amicalement. Kanth
(En relisant votre commentaire, je note votre belle référence au cercueil de bois qui attendait Ishmael s’il mourrait sur la terre ferme, auquel il préfère le linceul de l’océan, et cela m’a remis en mémoire que c’est en flottant sur le cercueil de Queequeg qu’Ishmael avait seul survécu au naufrage du Pequod… le destin, encore…)

Evzone

Evzone Le 04-11-2021 à 9:23

Bonjour Kanth ; remarquablement écrit comme à l'accoutumée, votre poème « empli d’un souffle salvateur » soulève de profondes réflexions particulièrement symboliques qui, en se référant à l’histoire ancienne, sont aussi très réalistes en décrivant la lutte à mort entre le capitaine Achab et ses marins sur le Pequod, animés de férocité et de barbarisme et la baleine qui par la force herculéenne et le courage jusqu’au-boutiste dont elle fait preuve, s'oppose de toutes ses forces au navire destructeur et impitoyable en l’entraînant dans les abysses pour assouvir une soif vengeresse. La morale est sauve et la mort d’un côté comme de l’autre rétablira un code de l’honneur à la fois terrestre et maritime.
Bien amicalement, Alain

Elea Laureen

Elea Laureen Le 03-11-2021 à 15:37

Bonjour Kanth, je connais très bien cette histoire de la baleine blanche et de ces marins, votre poésie lui fait grand honneur ! Mais je dois avouer que la tristesse s'est emparée de moi au fur et à mesure de vos lignes car là où la légende existe, je n'ai réussi à voir que la cruauté de l'homme envers tous ces animaux marins, ne m'en veuillez pas mon cher Kanth mais nos baleines, nos dauphins, raies majestueuses sont tellement précieux et représentent encore un univers qu'il faut préserver à mon humble avis ... Néanmoins, votre texte est vraiment bien écrit et la fin que vous lui donnez est assez surprenante, bravo ! Agréable fin de journée cher poète, amicalement, Laureen

Hika

Hika Le 02-11-2021 à 21:42

Moby Dick! j'ai pensé à ce livre dès vos premiers vers somptueux. la baleine a contre attaqué sous les piques d' Acabb ( oublié l'orthographe) mais pas le message où l'humain la dépèce, et en fait de l'huile , et se croit attaqué d'abord, et n'accepte pas sa jambe de bois , seulement en revanche et en haine. elle l'emporte dans les abysses , si je me souviens bien . en tout cas, cher Kanth, je me permets de vous dire combien votre souffle au loin est fort , puissant et
générateur de sérénité à laquelle je ne suis pas insensible , loin de là ( stoïcisme et grandeur en moins pour ma part, je l'accepte et ne vise pas plus haut que je suis) . Pour vous redire la vôtre , et merci. Hika

Dauphinelle

Dauphinelle Le 02-11-2021 à 5:01

Bonjour Kanth, Le souffle du cétacé traverse votre poème... et un souffle d'épopée, auquel, décidément, l'alexandrin convient mieux que le décasyllabe... En dépit du très grand réalisme que vous avez souhaité, et que porte la précision du vocabulaire marin, de la chasse hauturière - le narrateur apparaît véritablement comme un travailleur de la mer ! - un je-ne-sais-quoi de légende est cependant délinéamenté en filigrane. Je ne vous cacherai pas que j'ai toujours rêvé de connaître la suite de l'existence de ces personnages mythiques, intenses, denses, universels, tel Ulysse, tel Ishmael... Vous peignez ce dernier comme un prolongement, comme un héritier fatal, inexorable, de la passion du capitaine Achab. Je dis 'passion' au sens de 'souffrance', c'est-à-dire d'obsession, de possession... La baleine blanche qui l'a mutilé devient le but suprême de sa vie... Il n'a plus qu'une image dans son esprit, celle du monstre agonisant, rouge de son sang, ainsi que s'exprime par vous Ishmael : 'Elle jette sur eux un vent rouge en soufflant'... Achab entraîne tout son équipage dans son jusqu'au-boutisme... Comment Ishmael, seul survivant, après avoir connu, éprouvé, sur les flots, un tel paroxysme de la conviction, de l'ardeur, et de l'effort humains, pourrait-il finir ses jours tranquillement sur la terre ferme, être enfermé, une fois mort, dans un trivial cercueil de bois, quand lui est destinée désormais de manière incoercible l'immensité du tombeau liquide et viride... Ce n'est pas la mort d'un chasseur de baleine que vous venez nous conter ici, Kanth, mais le besoin humain irrépressible de s'accomplir... C'est l'histoire d'un accomplissement que rien ne peut empêcher, lorsque pensée, parole et acte ne composent plus qu'un même élan vers un même point cardinal... et c'est parce qu'il chante quelque chose de ce mystère si puissant chevillé à l'âme des Hommes, que votre texte tient aussi de la légende propre au poème épique... Gratitude...