Connexion :

Donner - Commentaires

Navigation : > Donner > Voir les commentaires
Christiane Bonnavion

Christiane Bonnavion Le 23-08-2023 à 21:08

Ancolies bonsoir. La générosité a un coeur suivant chacun, trop reçevoir devient naturel et la compensation n'effleure même pas l'esprit quand ça ne devient pas un dû. Ne rien espérer me semble plus judiceux que vouloir ressembler à tout le monde. Ma foi on vit avec. Mes amitiés Christiane

Ancolies

Ancolies Le 19-08-2023 à 12:50

Bonjour Laureen. Eh oui la gratuité est suspecte. Le receveur se sent redevable et pour lui c'est lourd et pénible. Donc, avec vos actes gratuits vous êtes lourd et pénible. C'est lourd et c'est pénible. Mais quand on a la gratuité dans le sang on la donne quoiqu'il arrive. Et encore oui, il faut apprendre à recevoir. Quant à la patience, à moins d'être un excité de première, la vie se charge de nous l'apprendre. Merci de votre lecture et bon we.

Elea Laureen

Elea Laureen Le 18-08-2023 à 20:55

Bonsoir Ancolies, je vous rejoins dans ce qui est dit ici ... Tout est fait gratuitement semble suspect ! A croire qu'on va être redevable mais pas du tout, quand je donne ce n'est pas dans l'espoir d'un retour ... Combien de fois n'ai je pas rendu service, et je l'ai fait avec plaisir ... Mon mari c'est pareil, il aide souvent des vieilles personnes, pour leurs courses ou pour leur jardin mais elles se sentent redevables mais pas question ! On le fait gratuitement ... Il faut savoir donner tout comme il faut savoir recevoir ... Savoir être à l'écoute, gagner en patience ! Je suis comme ça, mes filles aussi ! Mais tout le monde ne l'est pas ... Merci pour ce texte profond qui appelle à réfléchir, belle soirée, amicalement, Laureen

Ancolies

Ancolies Le 16-08-2023 à 14:21

Bonjour Valérie. Je vois que nous partageons les mêmes points de vue. Oui, la gratuité est suspecte, elle ne rentre pas dans les cases. Je donne aussi sans calcul parce que comme vous je suis ainsi. Mais je sens que pour les autres c'est lourd et gênant. Quelle épique époque, chantait Patrick Verbeke, l'un des 4 mousquetaires du blues français. Toi qui sors à peine du ventre de ta mère, qu'est-c' que tu vas faire ? lui répondait Bill Deraime. Eh l'amour, qu'est-c' que tu d' viens, un moment qu'on t'avait pas vu traîner dans l' coin, renchérissait Paul Personne. Et la seule chance que j'ai eue c'est qu'y'ait pas 13 mois dans l'année, concluait Benoit Blue Boy. Voilà, on a les 4.

Valerie Pocard

Valerie Pocard Le 16-08-2023 à 10:55

Bonjour Ancolies, je suis d'accord avec vous donner, c'est comprendre, savoir recevoir (ce que j'apprends à faire depuis quelques années), savoir être à l'écoute. Et je rejoins vos commentaires avec Sylvie, certaines personnes sont surprenantes : des voisins qui ne disent pas bonjour, on ne sait jamais, si ça engageait à quelque chose,...; une collègue à qui je rendais visite juste pour la soutenir à un moment pénible de sa vie qui me dit "Mais moi, quand tu allais mal, je n'étais pas là pour toi,...", comme si mon soutien était suspect, ou mieux comme s'il fallait compter les coups "Je t'ai aidé par le passé, alors aujourd'hui tu m'aides". Je suis bien loin de tout ça. Je donne sans calcul, sans réfléchir, juste parce que je suis comme ça,... bon mes amis me reprochent de m'oublier, souvent,... Raison pour laquelle, comme je disais, j'apprends à recevoir; et ce n'est pas si simple. Quoi qu'il en soit, merci pour ce partage qui fait réfléchir et échanger. Bonne journée. Valérie.

Ancolies

Ancolies Le 15-08-2023 à 14:44

Deo, ça passe, ça passe toujours dîtes-vous. Brel chantait "On n'oublie rien de rien, on n'oublie rien du tout, on n'oublie rien de rien, on s'habitue c'est tout". (C'est à votre intention que j'ai mis les ").

Deogratias

Deogratias Le 14-08-2023 à 17:33

Coucou Ancolies, pour rebondir sur votre réponse...Vous avez raison, puisque c'est à moi que cela s'adresse, les cathos ne valent pas mieux que les autre...Ceci dit,dans mon entourage, c'est une catholique pratiquante qui a toujours été fidèle à me rendre les services dont j'avais besoin. Parfois, il y a des exceptions...Dieu merci...J'en veux pour preuve qu'une fois de plus, la personne qui devait m'emmener chercher mon chiot s'est désistée. Et avant elle, d'autres personnes en ont fait de même : pour des plantes à arroser, des courses à faire, un transport à assurer (je n'ai pas mon permis). En vérité, on peut très peu compter sur les autres...C'est un fait. Retour : Zéro. Et cela me fait mal le plus souvent...ça passera, ça passe toujours...Bonne soirée. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 14-08-2023 à 15:11

Nous sommes d'accord Forêt, la gratuité est suspecte. La gratuité est dangereuse. Et le donneur est un malade ou un emmerdeur. Un lourd. Un pénible. C'est pénible. Ce monde (cette France) est trop con. Trop étriquée et méfiante pour comprendre l'acte, le don gratuit. Espérer en retour ? Oui, sûrement un petit peu, un merci, voilà. Mais c'est le silence radio, allo les les ondes sont coupées. Un jour j’inventerai le fil à couper le téléphone, ça leur fera les pieds, tous ces imbéciles auto-centrés avec leurs filtres sur leurs réseaux. Bah, on peut sans doute dire que donner c'est égoïste, qu'on le fait pour soi, c'est tellement compliqué. Est-ce si compliqué de partager ? On reste seul avec son désir de fraternité. Quant à donner c'est comprendre, c'est avant tout donner c'est savoir écouter en s'oubliant. C'est rare aussi. Bref rares sont les donneurs, du coup rares ont les receveurs. Ils ne veulent pas de mon cadeau: qu'ils n'aillent pas se faire foutre j’insiste. Mais je crois qu'à la longue ils sont plus têtus que moi, ces trouillards. Et en effet, l'Irlande, sauf Dublin, n'est pas du tout anxiogène. C'est tellement reposant, c'est tellement ce qui devrait être normal. Une exception dans ce monde d'abrutis où, je me répète, on reste seul avec son désir de fraternité. La plupart des cathos ne valent pas mieux (exprès pour vous celle-ci). Mais je n'ai pas encore fat vœu d'égoïsme. Allez, à +

Deogratias

Deogratias Le 14-08-2023 à 12:34

Bonjour Ancolies, je suis tellement touchée par votre récit. Toujours profond et avec sourire. Vous avez raison, la gratuité est suspecte. J'ai cousu des poupées, des fringues. Gratuitement. Quand je disais : "En retour, je ne demande rien". Et si la personne insistait, ne pouvant croire que c'était gratuit : "Oh, mais vous êtes sûre ? " je devais répondre : "Donnez moi la chance d'avoir la joie de vous donner gratuitement, vous me rendez service". Là, la personne restait bouche bée. Et s'exclamait : "Mais c'est tellement rare !". J'ai la même expérience que vous dans le fait que la gratuité est toujours vécue comme suspecte. Lorsque je cuisine des gâteaux ou donne un peu de chocolat à des enfants du voisinage, la même chose se produit. Je dois insister...La gratuité est suspecte. Donner c'est savoir recevoir. Donner c'est comprendre. Vous avez aussi raison pour cette seconde vérité : savoir comprendre. Cela ne signifie pas pour autant "être d'accord". Mais comprendre permet parfois de mieux expliquer certaines personnes : leurs actes, leurs choix, leurs erreurs...Votre texte est d'une grande profondeur. C'est heureux que vous nous le partagiez. Je ne connais pas l'Irlande mais ce n'est pas la première fois que j'entends ce type de commentaire à leur sujet. Je crois, je n'en suis pas sûre, que c'est pour ça que des gens comme Pierre Perret y vit de temps en temps. A moins que ce ne soit en Ecosse. Je ne me souviens plus très bien. En tout cas, la qualité de vie de ce pays semble en effet moins anxiogène qu'ici où l'ambiance est très pénible. Etouffante. Ce qui me frappe le plus : c'est la méfiance partout et toujours. La violence aussi. L'un va avec l'autre. J'ai aussi cette expérience : Quand vous donnez "gratuitement", les gens vous prennent pour un doux rêveur ou rêveuse. A un moment donné ou l'autre, on passe pour une imbécile...Comme si cette atypie dans le don était le symptôme d'une anomalie mentale. Ou psychique. Ceci dit, rien n'est jamais totalement gratuit : On espère un minimum. A un niveau inconscient sans doute : une amitié, un sourire, une gratitude. Un petit quelque chose. Un minimum. Mais cette attente là est aussi vécue comme "anormale"...A bientôt Ancolies. Sylvie.