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Comme les autres - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 21-02-2025 à 5:51

Re moi, Ancolies, je ne vais pas vous faire la leçon, ce serait peine perdue mais je ne peux pas m'empêcher de vous répondre quand même. Vos "roulées" quotidiennes, vous jouez à la roulette russe. L'espérance de vie après une pneumopathie est mince. J'ai une amie qui a fait une pneumopathie bilatérale, vous regardez sur le net, l'espérance de vie est très diminuée. C'est dommage de jouer à la roulette russe avec la vie. C'est un don précieux et cette forme de suicide passive révèle non pas de l'indifférence mais tout le contraire. Vous vous anesthésiez. En psychologie, on dit que cette "indifférence" est en fait un mécanisme de défense. Plus précisément : on ne ressent plus rien parce qu'un jour "trop c'est trop". Je comprends votre choix mais on perdra beaucoup le jour où vous partirez. Votre Royal Air Foutre ne ressemble en rien à votre nature profonde. Je vous assure. ...En tout cas, je continue d'envoyer mon petit messager près de vous, il ne vous lâchera pas. A bientôt. (La vidéo pourra vous servir, elle est au format Facebook). Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 20-02-2025 à 22:16

Vous vous trompez Deo, non pas le cœur lourd et gêné mais bien sec et indifférent. Les engueulades de ce couple, même pas d'amis, de copains, n'y changent rien, je les connais par cœur. Non c'est l'agression subie à l'arrivée qui a brisé mon (de toute façon maigre) élan. J'ai d'ailleurs envoyé un texto à la femme en rentrant chez moi que nous allions cesser de nous voir quelque temps. Quant à l'indifférence, vous n'imaginez comme elle est profonde chez moi. L'indifférence aux broutilles comme aux blessures tant répétées même si dans ce dernier cas cela s'apparente à une armure, qui n'est naturellement pas une bonne chose en soi. Royal air foutre c'est énormément d'indifférence avec comme le disent les paroles quelques regrets eh oui. L'indifférence à la mort également. D'ailleurs j'ai recommencé depuis 2 mois à fumer 20 roulées quotidiennes alors que j'ai fait 2 pneumopathies avec hospitalisation depuis 3 ans -la première, tous ont cru que j'allais y passer-, et où les médecins m'ont dit une cigarette et vous retrouvez ce lit. J'en suis sorti de cet hôpital avec des masques à oxygène à porter 24 heures sur 24 et je leur ai tout rendu au bout de 2 jours. Mon fils n'est pas encore tout-à-fait un homme mais il a cependant l'âge et l'autonomie d'encaisser ma disparition. Relativement à ma jeune nièce, jusque maintenant elle me rappelle toujours mais met parfois le temps et c'est là que je me dis non svp pas elle, pas elle-aussi. Merci beaucoup pour votre cadeau, je vais regarder cela plus en détail. Bonne soirée.

Deogratias

Deogratias Le 20-02-2025 à 13:40

Re moi Ancolies, les engueulades de couple, je connais ça...un véritable terrorisme relationnel les maintient parfois ensemble...c'est très pénible quand cela se produit devant une personne extérieure aussi je vous comprends...le coeur sec et indifférent ? Non, le coeur lourd et gêné... j'espère que votre nièce finira par vous répondre...en ce qui me concerne 7 neveux et nièces et plus aucune relation avec aucun d'entre eux..je suis depuis toujours d'handicapée complètement barge qu'on met de côté...je ne leur ai pourtant jamais rien fait...mais les parents ont bien fait leur travail : étiquetage sur mon front au label rouge définitif : célibataire sans enfant autiste et de surcroît catho. La totale...je vis sans famille ou presque non plus. Tant pis...on fait avec. Bon après midi. Sylvie

Ancolies

Ancolies Le 19-02-2025 à 20:27

Bonsoir Deo. Non mon fils n'est pas concerné par ce texte. Il a ses défauts naturellement mais c'est un être de lumière. L'origine de ce texte c'est plutôt une nièce de 24 ans, que je n'ai pas vue depuis des années puisque je ne vois plus du tout ma famille, nièce qui a effectué une mission humanitaire catholique en Afrique il y a 1 an et demi, après 3 mois de préparation dans une abbaye. J'ai participé financièrement à son projet et nous avons de ce fait entamé puis développé une relation d'abord épistolaire puis téléphonique depuis qu'elle est rentrée. J'apprécie entre autres chez elle sa simplicité. Elle est sur messagerie lorsque je l'appelle, et met du temps à me rappeler, ce qu'elle finit toujours par faire. Mais durant ce temps je me dis Non, pas elle, pas elle-aussi. Mais bien sûr j'ai élargi ce texte à chacun d'entre nous, aux jeunes particulièrement. Oui je suis exigeant. Je n'aime pas la facilité qui dérobe les véritables questions et réponses, et je suis bien obligé de faire avec la médiocrité. Hier soir j'ai dîné chez un couple d'amis qui m'avaient gentiment invité. J'ai été agressé d'emblée pour une stupidité par la femme qui a un ratio émotion raison déséquilibré, ce qui a suffit à me couper le peu d'humanité qui me reste et que j'étais venu partager. Le couple s'est engueulé toujours pour des conneries comme des harpies une demi-heure durant le diner. J'ai passé la soirée et suis parti le cœur sec et indifférent.

Deogratias

Deogratias Le 19-02-2025 à 19:21

Bonsoir Ancolies, j'avais lu ce matin ce texte et j'y suis revenue plusieurs fois dans la journée...Je trouve que ce texte est davantage écrit avec le coeur que le précédent qui me paraissait plus cérébral. Vous commencez par dire à la personne à qui s'adresse ce texte que vous l'aimez. Ensuite, vous expliquez tout ce que vous désirez, aimez. Je me demande si ce que vous dites n'est pas un peu trop exigeant en vérité. Ce qui ne signifie pas que je ne vous comprends pas. Oh que si je vous comprends ! Je me retrouve si bien dans ce que vous écrivez. Mais comme vous j'ai connu bien des aléas et j'ai l'impression que maintenant je n'ai plus les illusions d'antan en ce qui concerne les autres. Ces autres qui se rendent inacessibles, toujours occupés sans plus se soucier des autres. Ces autres "à qui j'ai beaucoup donné sans retour" : les psys parlent de "jeux dramatiques" : scénarios inconscients figures de l'analyse transactionnelle. Nous passerions tantôt de la victime, au bourreau puis au sauveteur. De manière la plus souvent inconsciente. On est victimes des autres, alors après on devient son bourreau parce que "je vais te le faire payer mon salaup" et ensuite on recommence à vouloir sauver l'autre. Tout cela...C'est le niveau psy. Au niveau spirituel, on dit : "aimer sans retour", mais c'est une illusion, on reçoit toujours. Même si c'est une baffe. " C'est vrai on ne récolte pas toujours ce que l'on s'aime". Je suis tellement en connexion avec cela. Je le vis tant ...La joie a quitté votre vie ? Vous avez donc quitté le secours catholique où vous étiez bénévole ? Vous vous êtes blindé devant l'impuissance à aider ?...Votre texte me touche très profondément, j'en ai les larmes aux yeux, tant je m'y reconnais. Je ne sais pas à qui vous vous adressez quand vous lui demandez de ne pas faire partie de cette cohorte embourgeoisée incapable de penser par eux mêmes et qui se laisseraient manipuler par la propagande ambiante. Peut être votre fils ? Là, "ne deviens pas comme les autres, eux qui font partie du continent des portes fermées". "refuse de consommer", "Transgresse", "Décide de ta vie". C'est si facile à dire et si difficile à mettre en oeuvre avec tout le contexte sociétal, familial, amical, professionel...On dirait les paroles d'un père à son enfant. Je trouve que vos mots sont beaux, empreints d'une grande tendresse et de beaucoup de souffrances. C'est très touchant et cela me fait éprouver une profonde empathie pour vous. Je crois en même temps que cette liste d'espoirs est très exigeante. Trop peut-être. La chanson de France Gall, je m'en souviens très bien, j'avais 18 ans quand elle cartonnait dans les radios. Je la chantais à tue-tête mais est-ce que j'ai vécu ce qu'elle demandait : "Résiste" ? A ma manière oui, sans doute. En fait, à bien y réfléchir, vivre tout ce que vous décrivez là , on le fait tous plus ou moins. On s'y essaye en tout cas. C'est si difficile d'être soi. Surtout quand on ne sait pas qui on est. Il faut parfois tant de temps pour se trouver soi même. Puis s'aimer soi même. Puis s'accepter soi même...Votre texte me rappelle un texte "Tu seras un homme mon fils...". Texte très exigeant qu'une de mes soeurs voulait mettre en poster dans la chambre de son garçon. J'avais trouvé cela bien trop lourd et le lui avais dit à l'époque...Le vôtre est plus émotionnel, plus touchant, plus tendre aussi. Mais les exigences sont là quand même. Légitimes sans doute quand on aime, on veut le meilleur pour l'autre. ...Ce n'est pas simple tout ça. Vraiment pas. J'aime beaucoup votre phrase : "Nos actes sont aussi importants que dérisoires puisqu'ils sont nous". J'aime beaucoup cela, car c'est vrai, la liberté est en nous. Nos choix disent quelque chose de nous. Et en même temps, nous ne sommes pas que nos actes. C'est vrai, nous sommes des petits. Nous méconnaissons la grandeur de notre liberté personnelle. On joue trop au petit jeu : "Je suis victime alors je deviens ton bourreau puis je te sauve"...Les relations aux autres c'est tellement difficile...La complexité de l'âme humaine, les différents étages de notre être : psyché, spirituel, humain...Votre vie émotionnelle serait délabrée Ancolies ? Quand je vous lis, je vois tout le contraire. Je vois la lumière qui passe par le vitrail de votre oeil. Ne vous fiez pas trop à ce que vous ressentez. La psyché n'est qu'une partie de nous, elle n''est pas tout nous. Vous êtes plus grand que cela. Ce qu'on appelle "vivre avec la fine pointe de l'âme" : de volonté, de résilience, de résistance, de foi, d'espérance et d'amour qui ne se nourrit pas que de bons sentiments ressentis, impulsifs, guimauves. La colonne vertébrale de notre vie c'est l'Amour avec un grand A. Et pour tout dire que vous ayez commencé ce texte adressé à la personne que vous aimez, par un "je t'aime", c'est cela finalement le plus important. Pour lui, ou pour elle, qui que ce soit, elle fera comme chacun de nous : "Du mieux qu'il/elle peut". Les bons conseilleurs ne sont pas les bons payeurs dit-on. Je me retrouve tellement dans votre peine de donner sans retour, dans votre soif, dans vos désirs...Pour quelqu'un qui signe "Royal Air Foutre", je trouve au contraire que c'est plutôt "Royal Air Désir". ...Vivons par la fine pointe de l'âme. Là, nous sommes au-dessus des nuages, là où le ciel est bleu même par mauvais temps. Ce n'est pas naïf, ni bisounours, c'est au contraire vivre Debout, ancré, comme les arbres. Les pieds en terre, la tête au ciel. Des Arbres qui n'ont rien de papier, mais qui se nourrissent de la lumière de la terre et du ciel. Bonne soirée. Vous m'avez beaucoup touchée ce jour. Beaucoup. Sylvie.