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Cinq minutes de causette - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 20-04-2026 à 8:42

Bonjour Jenny, je crois que ton analyse est entièrement en phase avec mon intention quand j'ai écrit cette histoire courte. Ce monde de demain est imaginé dans la ligne de comment je vois la science-fiction - ce que j'ai écrit dans une réflexion publiée ici - c'est à dire une perspective du futur, dans le cas présent pas de science juste des rapports humains. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette histoire courte. Amitiés. Donald.

Jenny

Jenny Le 20-04-2026 à 0:01

Bonjour Donald, Une histoire dans le style de l'auteur, entre réalisme et pointe d'humour. Le lecteur est téléporté dans le monde de demain, celui où tous les problèmes auraient leur solution, et où, probablement, le revenu ne relèverait plus de la survie, mais de l'universel, sachant que le nombre d'âmes errantes aurait drastiquement diminué. Les paradoxes nous rappelant que l'insatisfaction demeurera dans tout esprit. Quand tout va mal, on n'a pas le temps de s'ennuyer, les combats étant multiples, et si tout va bien, la monotonie rime avec l'ennui. Fort heureusement, il reste les salles de rêverie moins pénibles que la lecture si consommatrice d'énergie. Quelques minutes de causette pas si innocentes... me semble-t-il. A moins que mon esprit tortueux ne se soit égaré, là où il n'avait pas lieu d'aller (lol). A bientôt, Jenny 🙂

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 19-04-2026 à 18:41

Bonsoir Damy, Le banc devient de plus en plus étroit, malgré la forte fréquentation des machines à rêves. Merci d'être passé sur cette histoire et d'avoir laissé un commentaire. Bien cordialement. Donald.

Damy Cantarrieu

Damy Cantarrieu Le 19-04-2026 à 18:29

Joe et son futur nouveau copain vivent certainement au delà des sphères connues et des temps immémorables. Plaisante et sévère satire. Y a-t-il une place sur le banc ? Piètre lecteur, j'ai aimé la romance de Donald. Merci !

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 18-04-2026 à 8:46

Bonjour Abdellah, oui, le choix du prénom du petit homme fripé n'est pas un hasard. Et celui de Joe non plus, prénom court, simple, souvent associé à des gens peu sophistiqués, dans les films et les romans anglophones. Et je voulais cette tension, parce que Sigmund et Joe se rencontrent mais leurs dimensions respectives ne sont pas forcément compatibles. Et la mention de Joe au "bon vieux temps des armes en vente libre" nous ramène à ce que "l'homo americanus" a du mal à détacher, cette violence sourde et inassouvie. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette histoire courte. Amicalement. Donald.

Abdellah

Abdellah Le 18-04-2026 à 7:29

Bonjour Donald, J’ai lu ce texte comme un échange simple en apparence, mais qui ouvre quelque chose de plus profond. Le choix du prénom Sigmund ne m’a pas semblé anodin, comme un clin d’œil à une posture d’écoute et d’invitation à réfléchir, sans jamais imposer. Face à lui, Joe reste dans une forme de refus, presque malgré lui, ce qui donne à leur dialogue une tension discrète mais intéressante. Cela laisse une impression étrange : même dans un monde apaisé, tout ne se règle pas à l’extérieur. Merci pour ce partage. Amicalement. Abdellah

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 17-04-2026 à 17:51

Bonjour Albert, oui c'est exactement ça, la perte du sens. Dans le cas de Joe, le cerveau devient paresseux quand il n'est pas sous la contrainte ou qu'il ne trouve pas de sens à son exercice ou à la vie tout simplement. Et c'est aussi cela, le risque dans une société sans contrainte ou de but. Pourtant, homo sapiens devrait avoir envie de s'élever, non ? Joe est bien comme il est sauf qu'il s'ennuie. Paradoxal, en fait. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter cette nouvelle qui illustre bien ma vision de la science-fiction, sans l'ombre d'une théorie ou d'un avatar scientifique, juste de l'humain dans une posture future. Amitiés. Donald.

Albert B

Albert B Le 17-04-2026 à 9:18

Donald, votre texte part d’une idée de science-fiction sociale intéressante : vous imaginez un monde où les problèmes essentiels comme la faim, la guerre ou le travail ont disparu. Et vous montrez surtout une question importante : que devient l’être humain quand il n’a plus de difficulté à affronter ? Joe représente cet homme qui ne manque de rien, mais qui s’ennuie profondément. Ce n’est pas un manque matériel, mais un manque de sens. Sigmund, lui, garde la mémoire de l’ancien monde et rappelle que cet ennui est faible comparé aux souffrances d’autrefois. Entre eux, il y a donc un décalage : l’un vit dans le confort, l’autre dans le souvenir du manque. Le passage sur la lecture est central. Demain les chiens devient un symbole : un livre qui demande de réfléchir, mais que Joe refuse parce qu’il veut quelque chose de simple et immédiat. Cela montre une critique d’un monde où l’on perd l’habitude de penser en profondeur. Sigmund ne parvient pas à convaincre Joe, et c’est ce qui rend la scène réaliste : il n’y a pas de vainqueur, seulement deux visions qui ne se rejoignent pas. Enfin, le souvenir du grand-père explique en partie le rejet des livres par Joe, sans totalement le justifier. Cela montre que son attitude vient aussi de son histoire personnelle. En résumé, votre texte parle d’une société très avancée matériellement, mais qui pose la question du sens, de l’ennui, et de la place de la pensée. Mes amitiés, Albert.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 17-04-2026 à 8:30

Merci David d'avoir pris le temps de lire cette nouvelle et de la commenter. Je ne sais pas si le monde dans lequel vit Joe est paradisiaque mais ce que je sais c'est que celui d'avant - qui est le notre aujourd'hui, avec des éruptions cycliques du genre MAGA - avait une forte tendance à s'approcher de l'enfer. Dans cette histoire, Joe est quelque part l'équivalent de la génération Z pour nous - je suis de la génération X - dont les facteurs de motivation, le rapport au culturel et plein d'autres choses nous échappent. C'est un peu ça le sens de cette nouvelle, l'intention derrière l'écriture, même si je sais qu'il y a fort peu de chances que des "Z" la lisent. Merci encore. Amicalement. Donald.

Benadel

Benadel Le 16-04-2026 à 23:49

Merci Donald pour cette histoire fort intéressante; elle incite à la réflexion et pose pose à l'homme cette question : certaines religions mettent en avant l'enfer et le paradis, mais ce ciel paradisiaque ne deviendrait-il pas à la longue un enfer pour l'esprit ? que ferait l'homme de ces journées ? s'ennuyer à mort ? Le plaisir sur notre terre c'est de vivre avec les contraires. Le bonheur se mesure à l'aune du malheur, et vice versa. On est heureux quand on a été malheureux, et malheureux quand on a été heureux. Je ne parle pas des souffrances physiques, bien des gens les affrontent durant toute leur vie, mais de la souffrance psychique. A moins d'être maladivement dépressif, l'homme affronte à longueur de son existence des hauts et des bas. Que ce soit en amour ou dans d'autres sentiments qui balaient nos quotidiens. Toutefois, seules les créations artistiques peuvent procurer procurer à l'homme un bonheur pérenne Mes amitiés. David