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Ce que le temps nous fait - Commentaires

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Ancolies

Ancolies Le 03-03-2023 à 12:09

Bonjour Amhika. Ayant lu les aventures de Flicka lors de ma pré-adolescence, je n'en ai qu'un souvenir très confus : simplement qu'il s'agit d'un cheval ou plutôt de la jument d'un petit héros ou sans doute plutôt d'une petite héroïne. Je n'ai pas vu les films. Dans le genre équidé, il y avait aussi à l'époque les aventures de l'étalon noir, le retour de l'étalon noir, la victoire de l'étalon noir etc... Par contre, là je me souviens de son nom, cet étalon s'appelait Sheïtan - quelque chose comme ça - et j'ai le nom de l'auteur sur le bout de la langue, Walter Farley c'est ça. Je lisais aussi Davy Crockett, le club des 5 (Enid Blyton), Mick et Moune chez son altesse, Heïdi (Johanna Spyri) Le prince Eric (Serge Dalens)... C'était après que ma mère m'eût forcé à avaler comtesse de Ségur (née Rostopchine) sur comtesse de Ségur (née Rostopchine) jusqu'à ce que je craque de dégoût. La rédemption : oui ce sujet m'intéresse, comment se racheter ou comment se trouver après une vie d'errance et d'éventuelle violence. Comment arriver à une certaine sagesse et une certaine sérénité. Mes lectures américaines y sont pour beaucoup. Bien sûr, vive les écrivains et la littérature. Ils nous apportent tant, ils nous emmènent si loin, partout dans l'espace et le temps, et lire est aussi si apaisant, une activité solitaire dans le silence, absorbé à 20.000 pieds des soucis domestiques. Un bon livre est comme un bon ami qui vous attend à la maison. J'ai un sentiment très optimiste lorsque je sors de la médiathèque avec 15 livres. Bonne fin de semaine très chère amie.

Hika

Hika Le 03-03-2023 à 11:27

je me suis un peu renseignée sur wikipedia ( sur Flicka ..la trilogie. .les résumés... ) . Curieuse première réaction de ma part , que c'est triste ! ( d'autant que deux chevaux sont morts lors d'une adaptation au cinéma ..!). Chevaux humains. J'aime bien sûr l'ampleur des thèmes - la liberté-, les grands espaces, les sentiments , les développements des atouts de chacun ,au-delà des perceptions de la - différence ( le cheval' albinos) . Que de freins aussi, de rênes , de blessures infligées et subies , par les uns et les autres d'ailleurs . célavie , certes , mais n'est-elle que cela, ? je ne trouve pas. je n'y arrive pas. Mais v ive les 'écrivains et la littérature , bien sûr aussi! " Arriver à la rédemption"? que voulez-vous dire, comment le comprendre? je ne sais pas , mais cela m'intéresse vraiment. Bonne fin de semaine à vous aussi mon ami Ancolies

Ancolies

Ancolies Le 02-03-2023 à 9:04

Bonjour Hika. Ce qu'écrit Montaigne se conçoit sans fausse pudeur, c'est à travers nous que nous écrivons. Et oui, jusque la fin, vivre est devenir. Vous dîtes C'est pas d' la tarte, je dis cela dépend d'où l'on part et où l'on arrive. Si l'on part de la m... pour aboutir au détachement, cela aura valu le coup, mais c'est vrai c'est pas d' la tarte quand même. Je me suis hier aperçu d'un hiatus de langage et de symbole de par chez nous : on aime avec son cœur. Non, le cœur n'est qu'un muscle, on aime avec son cerveau où se nichent les émotions, même un autiste. Le résultat est le même, on aime. Céline aussi voulait tout emporter dans la fumée de la péniche qui passait sous ses yeux sur la Seine, tout emporter qu'on n'en cause plus plus jamais. J'ai ressenti ce sentiment des années, la haine de Céline attisant mon désespoir. Maintenant je le laisse aux autres pour lire sur les chemins qu'on emprunte pour arriver à la rédemption. Passez une bonne fin de semaine mon amie Hika. (Vous souvenez-vous de ce livre de notre jeunesse Mon amie Flicka ?)

Hika

Hika Le 01-03-2023 à 16:06

Bonjour Ancolies, quel texte ! Et vive votre écriture, bravo, et donc « tant mieux si le poète ne peut prendre un jour sa retraite » !. J’ai aussi pensé à Montaigne, « je suis moi-même la matière de mon livre », le même en sa gravelle qui le fit tant souffrir, a écrit son passé, son présent, et en, dit-on « sa tour d’ivoire », -se joindre et exprimer «l’universel » ., dont la mort ,- et surtout vieillir . « Ah ! vieillir » ! je le vis comme une- double ou triple –usure- : – par le temps , des uns et des autres , dont moi . Oui, à la- poésie- et- aux arts. En cela, le vivant dépasse tribunes et marche à suivre , au nom des codes et attendus , et des définitions. Vivre est devenir, et c’est pas d’la tarte ! j’emporterai d’excellents et pires souvenirs, et de moi, de moi à moi ! je suis et fais discutable , mais , à ma manière, je convie chacun à vivre , ni plus ni moins , et sans être « commode », je suis sincèrement Amhikale

Deogratias

Deogratias Le 01-03-2023 à 15:21

OK. Merci de votre précision. A bientôt aussi. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 01-03-2023 à 11:54

Sylvie, quand je parle de meurtre à petit feu, je ne parle pas de la mort mais de la vieillesse. La mort je la vois plutôt comme une délivrance. Comme chantait Brel "Mourir ! Mourir la belle affaire ! Mais vieillir, ah vieillir..." A bientôt.

Deogratias

Deogratias Le 28-02-2023 à 5:50

Bonjour Ancolies, ce que vous dites là est vrai..je suis juste en désaccord avec la fin : "Il s'agit d'un meurtre à petit feu". Je ne peux lire cette phrase sans douleur. C'est à la fois objectivement vrai : on meurt. Et, en même temps, pour moi, c'est autre chose qu'un simple meurtre, ou la mort...Mais là, c'est un zoom différent porté par notre regard sur notre existence...Je vous souhaite une bonne journée. Amitiés. Sylvie.

Ancolies

Ancolies Le 27-02-2023 à 15:28

Bonjour Sylvie. J'ai supprimé mes 2 dernières publications que vous aviez, toujours la première, eu le temps de commenter ce dont je vous remercie. Mais je les ai supprimées car je les trouvais faiblardes. Et donc je me suis rabattu sur ce sujet comme vous dîtes inépuisable du temps. J'aime bien l'idée du tatouage de votre amie, même si je ne le ferais pas sur moi. J'ai une équivalence dans ma chanson titrée Royal air foutre, le second couplet dit ... le temps est là où je suis, la vie c'est aujourd'hui... Mais ce carpe diem est très ancien. Oui, poète philosophe c'est assez ça. La poésie pour la beauté et la philosophie pour l'éternelle quête de sens, qu'on résoud encore une fois avec cette question de temps : La réponse est le chemin, ou encore l'objectif est le chemin. Ce que le temps nous fait : vieillir. Il n'y a là qu'un seul avantage, celui de l'expérience acquise qui permet un certain détachement et un rapprochement de l'essentiel qui ouvre un peu la porte à la sérénité. Sinon, c'est simplement un meurtre à petit feu. Bon après-midi à vous aussi et merci de votre fidélité.

Deogratias

Deogratias Le 27-02-2023 à 15:06

Bonjour Ancolies, Moi, j'avais écrit un texte sur le temps qui finissait par : J’ai rencontré une personne très souriante. Elle avait sur son avant-bras, là, tatouée sur sa peau, sous mes yeux étonnés, une montre à gousset. Magnifique. Tout en couleur. Immense. Belle. Indélébile. Je me suis interrogée. Comment pouvait-on greffer sur soi le rappel de ce temps qui toujours me vole, m’oppresse, me malmène et me déconcerte ? Je lui ai demandé : « Il est quelle heure à votre montre ? », en lui indiquant son bras. Elle a répondu tout naturellement : « L’heure de la vie ! Pour ne jamais oublier qu’on a qu’une vie et qu’il faut en profiter ! ». C’était à mon tour de sourire. Et ce soir, voyez-vous, je vois dans mes yeux qui se ferment, au moment de bientôt m’endormir, toute une série de montres à gousset, d’horloges et de réveils. Je les vois danser dans l’espace intemporel de mes rêves. Ils m’emportent en avant.  Me voilà transportée dans la vitesse des aiguilles qui virevoltent devant moi. Oui, le temps m’emmène toujours vers Demain. Chaque matin, un morceau de temps tout neuf qui s’offre à moi. En vérité, Le temps nous veut du bien" Vous voyez, le temps est un thème récurrent chez les personnes qui aiment l'écriture. C'est un sujet inépuisable...j'ai voulu une fin joyeuse à mon texte...Le vôtre est très beau : "Luire sur le pavé la lune bleutée". Vous avez l'âme d'un poète philosophe à n'en pas douter...Bon après midi à vous.