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Boléro, un film d'Anne Fontaine - Commentaires

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Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 04-09-2026 à 9:55

Bonjour Damy, Merci pour ce commentaire . Je suis ravie que le film d'Anne Fontaine vous ait plu. Il est en effet très riche et très beau d'un point de vue esthétique. Il est deux autres films où ce "Boléro" est omniprésent, "Fanfare" sorti l'an passé et que vous avez sans doute vu et le film de Lelouch "Les Un et les Autres", films qui mettent en scène musiciens et danseurs. Quant à l'évolution des rapports hommes/femmes, mouvement "Mee too" et néoféminisme, la gent masculine paie l'addition du règne machiste des siècles précédents. Mais comme toujours, les grands coups de gueule finissent par se calmer. Ce sera sans doute le cas d'ici une décennie. Je vous conseille le livre du philosophe Pascal Bruckner "Le paradoxe amoureux". Vous y trouverez quelques réponses. Bonne journée ! Bien à vous, Paulette

Damy Cantarrieu

Damy Cantarrieu Le 02-09-2026 à 16:55

Bonjour Paulette, Merci infiniment de m’avoir invité à regarder le chef-d’œuvre cinématographique d’Anne Fontaine « Boléro », un éclairage inspiré de la vie de Maurice Ravel dans ses rapports à la musique, aux femmes, à l’amour, à la notoriété… Je m’y retrouve. J’ai peur que la sensualité, l’érotisme, l’élégance, meurent sous la vulgarité de la pudibonderie et de la censure galopantes en ce XXI° siècle devant maîtriser les insanités diffusées dans les « réseaux sociaux ». J’ai peur que les rapports femmes/hommes ne soient plus que conflictuels et ne se traduisent plus que dans les tribunaux. En tant qu’homme, il faut que je fasse attention aujourd’hui à mes paroles, à mes gestes, à mes regards. Dire à une femme « Vous êtes belle » est devenu pour nombre d’entre elles une offense machiste. Nous ne sommes hélas plus dans les années trente où la joie, la gaieté, régnaient dans les maisons closes. J’ai l’âge d’avoir eu vingt ans dans les années soixante-dix de la liberté sexuelle, de la liberté des mœurs, de la révolte contre l’ordre établi. Deux époques propices à une créativité musicale hors normes. Ravel m’apparaît étrangement dans ce film comme un révolutionnaire frustré, malgré tous ses succès musicaux et féminins . D’où lui vient ce fétichisme pour les gants de satin et les souliers vernis, symboles du raffinement nécessaire à l’expression artistique, qu’il fuit sans cesse, semble-t-il, ou qu’il n’ose enfiler ? J’ai appris grâce au film que le rythme du « Boléro » lui avait été inspiré par sa femme de chambre, la mélodie s’en est suivie. Le bon goût traverse les classes sociales. La poésie, que je pratique avec humilité, n’est rien sans la clameur de la musique et, pour moi, le « Boléro » est un des plus beaux poèmes lyriques qu’il m’est été donné d’écouter et qu’il m’arrive d’écouter encore, les yeux fermés sur les années perdues. Serait-ce possible que les gants, les souliers, la bonne, ne soient qu’un travers imaginaire d’Anne Fontaine pour tenter finement de dévoiler la personnalité introvertie de Ravel ? C’est souvent par l’art que les personnes introverties se réalisent. Le film ne dit pas de quoi Ravel a été opéré. D’après les images floutées de la fin du film, il aurait survécu et peut-être alors aurait-il accepté de rester dans la pénombre ? Je lirai sa biographie. Avec tout mon intérêt, bien sincèrement. Damy

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 04-04-2024 à 16:41

Bonjour David, Merci pour votre visite. J'ai beaucoup aimé ce film bien que certains y aient trouvé des longueurs. Raphael Personnaz a fait un travail remarquable car non seulement il a repris le piano mais il a aussi pris des leçons pour l'orchestre. De nombreuses interviews me laissent à penser que le personnage l'a véritablement ébloui. Bonne fin de journée, amitiés, Paulette

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 04-04-2024 à 16:36

Bonjour Sylvie, Merci pour votre visite. Si vous voulez vous régaler du ballet et de la musique du Boléro, il y a pléthore de DVD enregistrés à l'Opéra de Paris et d'ailleurs que vous devriez trouver dans votre médiathèque. Enfin il y a le film de Lelouch "Les uns et les autres" que je vous conseille vivement où la musique de Ravel est présente et toute la fin du film est le ballet dansé par Maurice Béjart. Sublime ! Bonne fin de journée, bien amicalement, Paulette

Benadel

Benadel Le 03-04-2024 à 13:52

Merci et bravo Paulette pour cette critique du film Bolero admirablement nourrie d’autobiographie et de compte-rendus, d’impressions et de réflexions. En vous lisant on ne peut qu’être décidé à aller contempler ce célèbre compositeur à travers une mise en scène fort bien décrite. Si on ne se lasse pas d’écouter cette œuvre musicale, on devrait être subjuguer par le jeu des actrices et des acteurs que vous analysez avec un bel à propos. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 03-04-2024 à 4:38

Bonjour Paulette, merci pour cette longue chronique que je trouve très belle. Je ne savais pas tout cela, je suis très peu instruite, aussi ais-je pris plaisir à vous lire. Je ne vais quasi jamais au cinéma, ce qui est pour moi, très compliqué. Depuis peu, je suis inscrite à la médiathèque numérique de ma ville, ce qui va me permettre de regarder des films que je n'aurai jamais pu voir autrement. Dès qu'ils seront disponibles, j'aurai ainsi la possibilité de les voir. Je le ferai volontiers dès que possible. J'ignorai tout de ce Boléro de Ravel. C'est vrai que c'est une musique hypnotique, j'aime bien justement son côté répétitif. La vie des artistes est souvent très intéressante à connaitre. La dernière fois vous nous aviez parlé de Mme de Sévigné, je le regarderai aussi volontiers plus tard. Ce qui me permettra alors de revenir vers vous pour vous donner mes impressions...J'espère que vous allez bien et vous souhaite une bonne semaine. Sylvie.