Il n'y a pas de place au pays des merveilles
Qu'offre la langue écrite au lecteur inconnu
Pour la médiocrité qui dès l'abord exclut
La poursuite du rêve au sortir du sommeil
Alice, s'il fallait te tirer les oreilles
Pour t'empêcher d'aller en des lieux incongrus
Et assister hilare à ta chute des nues
On n'aurait plus le droit de regarder le ciel
Déjà les étoiles pâlissent peu à peu
Demain peut-être n'y aura-t-il dans nos yeux
Plus que la convoitise d'un quignon de pain
Comme c'est déjà le cas dans tant de regards
Aujourd'hui si tu peux mets fin à ce supplice
Continue à rêver d'adorables histoires
Afin que mon sourire jamais ne périsse
Ou que mes pleurs tarissent au creux de mes mains