DPP met à votre disposition cet espace pour partager encore plus avec vos abonnés & visiteurs :Cette étude est menée tous les trois ans auprès des élèves de 15 ans dans 72 pays de l'OCDE.
Pourquoi les élèves français ont-ils du mal à réussir ces tests ? Peut-on s'inspirer de ce qui se fait à Singapour, qui était en tête dans les derniers classements Pisa ?
Sonia Bourhan s’est rendue dans une école du Val de Marne, l'école Pasteur à Ablon sur Seine, où une enseignante de CP applique une méthode particulière en mathématiques, la méthode de Singapour justement, qui a été traduite en français et qui séduit de plus en plus de professeurs des écoles.
La méthode repose sur la résolution de problèmes à partir de situations de la vie réelle, or c'est exactement ce que l'on demande aux élèves dans Pisa et c'est ce que les Français réussissent le moins.
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CLASSEMENT PISA : Résultats 2016

Parmi les membres de l'OCDE, seuls le Portugal et Israël ont progressé. Onze pays accusent une baisse, parmi lesquels la Finlande, jusqu'alors si souvent citée en modèle. En chute de 11 points, elle occupe malgré tout la 5e place du classement. Le podium vient confirmer cette année l'écrasante domination de l'Asie. «Lors des premiers PISA, il fallait aller en Finlande. Désormais, c'est à Singapour que cela se passe», poursuit Gabriela Ramos.
Avec un score de 495 points en sciences, la France se situe légèrement au-dessus de la moyenne de l'OCDE (493), derrière l'Allemagne ou la Belgique (au-dessus de 500 points) et devant l'Italie (481). Une performance stable depuis 2006.
Au-delà des résultats scolaires, l'enquête PISA interroge le pays sur sa capacité à mobiliser sa jeunesse autour des sciences. Alors que dans l'OCDE, près d'un élève sur quatre envisage d'exercer une profession scientifique qui nécessitera un diplôme de l'enseignement supérieur, cette aspiration ne concerne qu'un Français sur cinq. Par ailleurs, les élèves français prennent moins de plaisir dans l'apprentissage des sciences. Et les filles encore moins que les garçons.
Outre les sciences, l'enquête PISA teste les élèves de 15 ans dans deux autres domaines. En mathématiques, la France, qui vient d'afficher des résultats déplorables dans l'enquête internationale Timss (Trends in Mathematics and Science Study), arrive en 26e position. Après une baisse significative entre 2003 et 2012, elle affiche la stabilité. En compréhension de l'écrit, elle regagne quelques petits points et se place au 19e rang.
Cette année encore, l'Hexagone se démarque par sa capacité à reproduire les inégalités sociales. Ainsi, le milieu socio-économique explique plus de 20% de la performance obtenue par les élèves de 15 ans, contre 13% en moyenne dans l'OCDE. Seuls la Hongrie et le Luxembourg se situent également à un niveau supérieur à 20%. Pour Eric Charbonnier, expert éducation à l'OCDE, ce résultat ne doit pas être perçu comme une fatalité. «Car les pays qui ont réussi à réduire les inégalités sont très différents», du Japon au Canada, en passant par la Corée et l'Estonie.
*Environ 540.000 élèves, représentatifs des quelque 29 millions d'élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 72 pays et économies participants, ont passé les épreuves PISA en 2015.
06-12-2016