DPP met à votre disposition cet espace pour partager encore plus avec vos abonnés & visiteurs :Le lexique falestinienPublié par Magali Marc le 7 août 2016
4 cartes utilisées par les pro-palestiniens pour « prouver » qu’Israël vole leur terre, 4 mensonges.
J’ai traduit de l’anglais pour les lecteurs de Dreuz ce texte de Khaled Abu Toameh* qui propose un lexique de termes que les Falestiniens utilisent pour occulter l’existence de l’État d’Israël.
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Le guide du Lexique palestinien
par Khaled Abu Toameh
(publié le 1er août 2016 sur le site du Gatestone Institute)
Ce n’est pas un secret que les dirigeants palestiniens ont échoué à préparer leur peuple à une existence pacifique aux côtés d’Israël, et qu’ils continuent de nier le droit d’existence d’Israël.
Comme l’a écrit George Orwell (1984): « … si la pensée peut corrompre le langage, le language peut aussi corrompre la pensée ».
Que faire si vous n’aimez pas Israël, et que vous ne pouvez exprimer cette aversion que par le biais de la rhétorique et des textes imprimés ?
Eh bien, si vous êtes un Palestinien, vous pouvez toujours utiliser votre propre terminologie pour projeter une lumière négative sur Israël et tout ce qui lui est associé.
C’est précisément le choix qu’ont fait les Palestiniens au cours des dernières décennies, inventant leurs propres termes et expressions quand il est question d’Israël.
George Orwell, bien sûr, avait compris cette stratégie.
Les sentiments anti-israéliens, exprimés pendant des décennies par les Palestiniens, ont non seulement corrompu la pensée, mais ils ont aussi incité les gens à détester Israël, en créant des situations conçues pour faire éclater l’incendie de la haine.
Il ne s’agit plus de l’incitation familière contre Israël que l’on trouve dans les médias palestiniens et qui est reprise par les forums internationaux.
Il s’agit de quelque chose de différent.
Dans ce discours, Israël et les Juifs sont diabolisés et considérés comme étrangers au Moyen-Orient.
Orwell, dans ses sages remarques concernant le language, ne mentionne pas la tromperie pratiquée par ceux qui manient plusieurs langues. Mais ce genre de tromperie est profondément ancrée dans le discours palestinien concernant Israël.
En principe, ce sont les affiliations politiques qui déterminent quelle terminologie va être utilisée par les Palestiniens en référence à Israël.
Pourtant, peu importe leur affiliation, tous les Palestiniens utilisent un vocabulaire extrêmement négatif quand ils parlent d’Israël.
Les noms d’Israël et de Tsahal remplacés par «l’autre côté»
Jusqu’à la signature des Accords d’Oslo en 1993, la faction du Fatah «modéré», actuellement dirigée par le président Mahmoud Abbas, plutôt que de nommer Israël, parlait de l’«entité sioniste» exactement comme le font ses frères palestiniens aujourd’hui.
C’était avant que l’OLP reconnaisse officiellement Israël en vertu des Accords d’Oslo.
À l’époque, c’était considéré comme honteux et inacceptable d’appeler Israël par son nom, de peur d’être interprété, à Dieu ne plaise, comme si on acceptait de reconnaître Israël.
Plus de deux décennies plus tard, la faction du Fatah de Mahmoud Abbas et l’Autorité palestinienne (AP) ont encore du mal à mentionner le nom d’Israël.
Depuis sa création en 1994, la politique officielle de l’Autorité palestinienne a été de se référer (en arabe) à Israël comme étant «l’autre côté».
C’était en accord avec les instructions transmises aux fonctionnaires et au personnel de sécurité de l’AP, et elles demeurent en vigueur encore aujourd’hui.
À cette époque, lorsque les forces de sécurité de l’AP menaient des «patrouilles conjointes» avec l’armée israélienne, il était interdit autant aux soldats des nombreuses parties de la Cisjordanie qu’aux policiers palestiniens d’utiliser le nom d’Israël ou de l’armée israélienne, particulièrement lors de leurs communications avec des collègues et avec leurs commandants par le biais des walkies-talkies. Les noms d’Israël et de Tsahal devaient être remplacés par «l’autre côté».
Un responsable âgé de la sécurité palestinienne, qui a été interrogé à ce sujet à l’époque, a admis que les ordres venaient directement du bureau de Yasser Arafat.
« Oui, nous avons signé un accord qui reconnaît Israël, mais la plupart de nos officiers et de nos policiers ont encore une réelle difficulté à mentionner le nom d’Israël », a déclaré cet officier.
Ces instructions demeurent en vigueur alors même que l’Autorité palestinienne continue de coordonner la sécurité avec Israël.
Les responsables palestiniens de la sécurité et le personnel civil qui maintiennent un contact quotidien avec leurs homologues israéliens évitent régulièrement de prononcer les noms d’Israël ou de Tsahal.
La bonne nouvelle c’est qu’ils ne font plus référence à Israël comme étant l’«entité sioniste».
Toutefois, les médias palestiniens et les représentants de l’Autorité Palestinienne continuent d’utiliser dans leurs déclarations (en arabe), une terminologie qui est dégradante et offensante quand ils parlent d’Israël.
Le «gouvernement d’occupation»
Israël, par exemple, est souvent désigné comme l’«État d’occupation» et le gouvernement israélien est décrit comme le «gouvernement d’occupation».
Beaucoup de Palestiniens restent opposés à l’utilisation du nom d’Israël tout simplement parce qu’ils ne lui reconnaissent toujours pas le droit d’exister.
L’écrivain palestinien, Muhsen Saleh, a critiqué certains Arabes et Palestiniens pour l’usage qu’ils font parfois du nom d’Israël dans leurs discours et dans leurs écrits :
« Pendant de nombreuses années, les Arabes, leurs régimes et leurs médias ont refusé d’utiliser le nom ‘Israël’ en se référant à l’entité usurpatrice qui a été établie sur de grandes parties de la terre de Palestine de 1948. Ils ont utilisé pour se référer à lui des termes tels que ‘l’ennemi’, ‘l’entité sioniste’ ou ‘l’occupation’, ou du moins ils mettent le nom d’Israël entre guillemets en signe de non-reconnaissance. Aujourd’hui, cependant, le nom ‘Israël’ est utilisé sans guillemets et sans gêne. »
Le Premier ministre d’Israël, quel que soit son identité ou son affiliation politique, est souvent appelé le « premier ministre de l’occupation». Certains préfèrent utiliser le terme «Premier ministre de Tel-Aviv».
Le ministre israélien de la Défense, toujours indépendamment de son identité ou de son affiliation politique, est souvent appelé le «ministre de la guerre».
Cela implique qu’Israël est en guerre constante avec les Palestiniens et les Arabes.
Inutile de dire que l’armée israélienne est toujours désignée comme les «forces d’occupation», dont la seule mission est de tuer des Palestiniens, de détruire leurs maisons et de rendre leurs vies misérables.
Un autre signe de la difficulté éprouvée par de nombreux Palestiniens à utiliser le nom d’Israël se trouve dans leur discours sur les citoyens arabes d’Israël.
Un tel langage expose la vérité que de nombreux Palestiniens ne sont toujours pas réconciliés avec le droit à l’existence d’Israël
Les «Arabes de l’intérieur»…
Les fonctionnaires et les médias palestiniens font régulièrement référence à ces citoyens en tant qu’«Arabes de l’intérieur» – ce qui implique que l ‘ «intérieur» est en fait une partie interne de la «Palestine».
D’autres les appellent «les Arabes de 1948» ou les «Palestiniens à l’intérieur de la Ligne verte» ou «les Arabes vivant à l’intérieur des territoires occupés en 1948».
Et on n’a pas encore parlé du fait que de nombreux Palestiniens se réfèrent à des villes israéliennes comme étant «occupées».
Jaffa, Haïfa, Acre, Tibériade, Ramallah et Lod, par exemple, sont souvent citées dans les médias palestiniens en tant que «villes palestiniennes» ou «villes occupées».
… et les «troupeaux de colons»
Les Juifs vivant dans ces villes, ainsi que dans d’autres parties d’Israël, sont parfois appelés des «colons».
Les Juifs visitant le Mont du Temple, ou «Haram Al-Sharif», à Jérusalem sont décrits régulièrement par les responsables des médias palestiniens comme des «troupeaux de colons» et des «gangs de colons terroristes».
Ce ne sont que quelques exemples de la langue utilisée dans le discours palestinien. Un tel langage expose la vérité que de nombreux Palestiniens ne sont toujours pas réconciliés avec le droit à l’existence d’Israël.
Pour eux, il ne s’agit pas seulement de l’«occupation» de la Cisjordanie, la bande de Gaza et de Jérusalem-Est. En réalité, selon eux, l’occupation a commencé avec la création d’Israël en 1948.
Ceux qui ne comprennent pas l’arabe peuvent penser que cette affirmation est sans fondement, parce que ce qu’ils entendent et lisent de la part des représentants palestiniens, en anglais, ne reflète pas les messages transmis aux Palestiniens en arabe.
Le public anglophone international ferait bien d’obtenir des traductions précises de ce qui se dit sur Israël en arabe.
C’est le seul moyen de décrypter la novlangue palestinienne, même si cela pourrait faire retourner Orwell dans sa tombe.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.
*Khaled Abu Toameh est un journaliste récompensé par de nombreux prix. Il vit à Jérusalem.
08-08-2016