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Venise sans eau - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 29-03-2026 à 19:52

Merci Patrick d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce sonnet. C'est encourageant, surtout que je m'essaie souvent dans ce genre poétique en essayant de ne pas amplifier le classicisme. Merci encore. Amicalement. Donald.

TonnelPat

TonnelPat Le 29-03-2026 à 19:50

Bonjour Donald, poème très bien écrit sur un sujet très plaisant avec une ville qui fait rèver les amoureux, bravo et amicalement

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 10-03-2026 à 19:07

Merci Paulette, c'est bien de renverser la tradition, même si ce n'est pas forcément voulu. De temps à autres, j'aime agrémenter mes sonnets (le sonnet n'est il pas une forme de chanson, de l'époque ancienne, celle d'avant le microsillon ?) d'un peu de décalage. Amitiés. Donald.

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 10-03-2026 à 18:57

Bonsoir Donald, Tout y est ! la bague au doigt, l'Eglise, Venise, le Rialto, les canaux, les fleurs, la bise tout et l'imprévu : la gondole échouée ! J'ai trouvé fort drôle cette chute. Ne serait-ce pas là un pied de nez à la tradition ? En tous cas bravo pour les alexandrins ! Merci pour cet agréable moment de poésie. Amitiés, Paulette

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 27-02-2026 à 3:04

Bonjour Jenny, merci pour ton commentaire, je suis content que mon style soit toujours reconnaissable. Oui, je suis de retour et j'ai constaté pas mal d'absences et je me suis alors dit que j'étais parti depuis longtemps. Le site est toujours de qualité, c'est un plaisir de le redécouvrir. J'ai commencé par relire certains de tes textes sans encore poser de commentaires car je voulais donner la préférence aux plus récents (pas mal de ceux que j'ai lu datent de l'époque où j'ai commencé ici). Je vais profiter de mon weekend pour investiguer plus loin. C'est un plaisir de te relire. Amitiés. Donald.

Jenny

Jenny Le 26-02-2026 à 23:45

Bonsoir Donald et bon retour sur DPP, toujours ouvert malgré les intempéries. Malheureusement plusieurs des anciens membres nous ont quittés... le destin parfois cruel les a cueillis en chemin, malgré leur envie de vivre. — Un sonnet fort bien écrit ! Ce que je retiens c'est son originalité mais la signature est là ! Peu importe le genre : la touche et le style font mouche et souvent amusent. Amicalement, Jenny 😉

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-02-2026 à 23:13

Merci David, j'aime bien cette idée de la gondole qui échoue. Tout un mythe qui tombe. Venise restera pour toujours le symbole de l'union des personnes qui s'aiment et se passent la bague au doigt, même en ces temps de réchauffement climatique. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce sonnet sans prétentions. Bien cordialement. Donald.

Benadel

Benadel Le 24-02-2026 à 23:07

Donald Gauthier, ne valait-il pas la peine que la gondole échoue afin que vous puissiez servir aux membre DPP un merveilleux sonnet ? En tout cas cette mésaventure qui a clôturé vos noces restera éternellement dans les annales des amants. Au diable, les rires moqueurs, l’essentiel n’est-il pas l’union des cœurs âme-sœurs. Même cet incident ne pourra détruire les sentiments ardents qui vous accompagnaient sous le Rialto. Amicalement. David

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-02-2026 à 22:58

Merci Sylvie, j'ai utilisé cette expression inspirée d'un passage du roman de William Faulkner "tandis que j'agonise" où la grand-mère de Vardaman avait des yeux de poisson mort. Comme quoi. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce sonnet. Bien cordialement. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 24-02-2026 à 21:59

Bonsoir Donald, c'est un bien joli poème et vu la profondeur des commentaires ci-dessous, je n'ai plus rien à ajouter...Il n'y a que la fin qui m'a étonnée : je ne connaissais pas cette expression "un air de poisson triste". Comment peut-on savoir qu'un poisson est triste ? En voilà une drôle d'idée !!:):)...En tout cas, joli poème. Bien à vous. Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 24-02-2026 à 20:06

Bonsoir Ted, merci pour l'appréciation et le commentaire. J'aime bien ce format, je dirais même qu'il a mes faveurs en classique. Je le trouve reposant lors de la composition de poèmes même si ce n'est pas forcément simple de faire passer le message en quatorze vers seulement. Merci encore, cela m'encourage à poster des poèmes sur DPP, ce que je ne faisais pas vraiment par le passé. Bien cordialement. Donald.

Ted

Ted Le 24-02-2026 à 18:56

Bonsoir Donald, Très beau sonnet en alexandrins ! La versification respecte la tradition tout en servant parfaitement le propos. Les quatrains installent l'idylle attendue, presque convenue et les tercets viennent rompre l'harmonie avec cette image forte de la gondole échouée. La progression est subtile et la chute, avec ces "poissons tristes" apporte une fine touche d'ironique mélancolique. J'ai beaucoup aimé. Amicalement Ted

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 23-02-2026 à 19:15

Bonsoir Abdellah, décidément j'ai de la chance avec les commentaires sur ce poème car celui-ci, à l'instar du précédent, est riche et argumenté. Il faut savoir que ce poème a pris son cadre suite à un article que j'ai lu sur une année où Venise était à sec pour des raisons purement climatiques. Cela m'a amené sur le thème métaphorisé de l'amour. J'aime quand le poème est interprété surtout que je ne suis plus dans l'instant de la composition donc je ne sais plus dans le détail pourquoi je l'ai écrit de cette manière. Merci d'avoir pris le temps de le lire et de le commenter. Cordialement. Donald.

Abdellah

Abdellah Le 23-02-2026 à 19:00

Bonsoir Donald, Votre poème m’a particulièrement frappé par son renversement discret mais puissant : Venise, ville d’eau, devient lieu d’assèchement intérieur. Vous installez d’abord l’imaginaire attendu ;les anneaux, l’église, le Rialto, les couples sur l’eau , puis vous fissurez le décor avec cette « gondole échouée » qui transforme la carte postale en scène presque symbolique. Il y a dans cette image quelque chose de très fort : l’amour qui devait naviguer se retrouve à sec. Le titre prend alors toute sa portée. Ce n’est pas seulement Venise qui manque d’eau, c’est peut-être l’élan amoureux lui-même qui vacille. La métaphore est simple, mais redoutablement efficace. J’ai aussi perçu une tonalité qui évoque, sans l’imiter, une tradition poétique où la ville devient miroir de l’intime,peut-être un écho lointain des paysages mélancoliques de Verlaine, ou plus près de nous, de ces scènes modernes où le regard des « badauds » transforme l’émotion en spectacle. Le vers « nos airs de poissons tristes » est particulièrement réussi : il mêle humour et désarroi avec une légèreté cruelle. Ce que j’apprécie surtout, c’est que vous ne dramatisez pas. Vous laissez l’ironie faire son œuvre. Le contraste entre la célébration attendue et le « périple à l’envers » donne au poème sa profondeur.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 23-02-2026 à 17:50

Merci Albert, je n'étais pas certain que cette tonalité trouve un écho auprès des lecteurs, peut-être parce que trop intérieure. Cela me fait plaisir de lire l'interprétation que vous en avez faite, parce que si compte le plus à mon goût c'est comment le lectorat reçoit le texte, surtout en poésie où tout n'est pas explicite. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème, et de m'encourager dans cette voie. Bien cordialement. Donald.

Albert B

Albert B Le 23-02-2026 à 17:17

Bonjour Donald, je vous remercie pour votre poème qui m’a profondément touché. On y sent votre regard à la fois tendre et lucide sur cette ville si particulière. Vous parvenez à décrire Venise, ses canaux et ses gondoles, tout en mêlant un moment intime, votre amour, avec un petit grain d’ironie face aux touristes et à leurs habitudes. Ce contraste est très humain : la beauté d’un instant partagé et, en même temps, la trivialité qui l’accompagne, les regards, les photos, la foule… Cela donne beaucoup de relief à votre poème. Ce qui est remarquable, c’est que vous ne racontez pas seulement un voyage ou une promenade. Vous partagez une émotion, une expérience vécue. On sent la surprise dans les yeux de votre partenaire, la scène presque surréaliste de la gondole échouée, et ce sentiment de décalage, de « vivre à l’envers le périple amoureux ». On perçoit que votre amour est réel, mais qu’il évolue dans un monde parfois absurde, avec des rires et des regards qui peuvent sembler étrangers ou moqueurs. Cette profondeur dans la simplicité rend votre texte très fort. Si je devais rapprocher votre poème d’un autre, je dirais qu’il a un peu la légèreté et la sensibilité de Prévert, mais aussi cette capacité à transformer la réalité en quelque chose de poétique, presque mélancolique, comme Baudelaire dans ses Petits poèmes en prose. Mais ce qui est essentiel, c’est que votre poème reste unique, car il parle de vous, de votre amour, et de ce moment précis à Venise. Vous réussissez à rendre palpable ce mélange de beauté, de fragilité et d’absurdité qui se trouve dans nos vies, dans nos voyages, et dans ces moments où l’on voudrait que le temps s’arrête, même si autour tout continue à tourner. Je vous encourage vivement à poursuivre cette voie, à garder ce style d’observation attentive et sincère, et à écrire encore sur ces instants partagés. Ce sont ces textes-là qui touchent, qui font réfléchir, mais aussi qui font sourire et frissonner en même temps. Avec tout mon respect, Albert.