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Vanité des jours - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 07-04-2026 à 16:57

Bonjour Herbert, devant ce poème classique si long et si riche, je ne sais quoi penser si ce n'est applaudir le travail affiché, parce qu'il en faut du temps pour composer un tel ensemble. Je le vois bien en tirade déclamée devant une assemblée de petits donalds habitués à lire du court, des sonnets mal fagotés, des brèves de comptoir, des histoires d'aujourd'hui. C'est la force de DPP de permettre une telle variété. Il y a du Bach - c'est le cas de ce poème - mais aussi du Schuman, du Stravinsky, du Cage, du Lennon, dans cette discothèque, si je me permets cette analogie au domaine musical. Certes, dans le poème présent, il y a tellement à penser qu'une petite cigale de mon genre ne sait plus où donner de la tête et va se sentir obligée de demander conseil à la fourmi sa voisine. Pourtant, mon inconscient de lecteur en a saisi la tonalité et reviendra lire ce poème pour en apprécier différemment les vers. Bravo ! Bien cordialement. Donald.

Herbert D

Herbert D Le 08-11-2025 à 18:14

Merci, Claude, pour votre lecture éclairée. Vous avez su voir au-delà des mots, là où la vanité devient presque une prière muette, non pas contre la vie, mais pour ce qu’elle contient d’éphémère et de grand à la fois. Vous avez raison : il y a dans cette « comédie humaine » une ironie tragique, un peu de tendresse aussi, face à notre obstination à vouloir durer. Je suis touché que ces vers aient trouvé écho en vous, et plus encore que vous y ayez reconnu une part de votre propre regard. Avec gratitude et amitié poétique,
Herbert

Herbert D

Herbert D Le 07-11-2025 à 12:11

Bonjour, merci pour votre lecture attentive et vos remarques constructives — je les reçois sans la moindre offense, bien au contraire. Vous avez raison : la critique, lorsqu’elle est sincère et bienveillante, est une forme de cadeau pour qui veut progresser. Concernant votre impression d’un texte qui part un peu dans tous les sens, je le comprends… mais c’est aussi, peut-être, le reflet du propos même du poème : la vie, l’amour, la vanité du temps, rien n’y suit un fil bien droit. Tout s’y mêle, comme nos émotions, entre élans et chutes, foi et désenchantement. Ce désordre là, je l’ai voulu un peu organique, à l’image du tumulte de nos jours enfin surtout des miens. Quant à la prière évoquée, elle n’est pas adressée à un Dieu, mais à l’Amour — cette force qui, à mes yeux, reste la seule transcendance accessible à l’homme. Merci encore pour votre retour et pour la finesse de votre lecture. Bien à vous, Herbert

TonnelPat

TonnelPat Le 06-11-2025 à 18:59

Bonsoir, vous avez une grande facilité à faire de la rime, vous analysez bien le rythme de la vie, ses élévations, ses chutes qui durent à mon sens plus longtemps, thèmes que vous transposez à l amour qui a ses exaltations et puis ses déceptions, un peu avant la fin vous notez qu’on peut aimer encore même à l’approche de la mort, c’est beau, oui la vie est un théâtre ? Shakespeare l’a dit
Après l’ensemble part un peu dans tous les sens , ne vous offusquez pas de ma critique, on apprend plus de la critique que des compliments, vous parlez de la prière, c’est un merci que l’on doit à la vie ? Je vous souhaite une bonne continuation dans vos poèmes, cordialement

Herbert D

Herbert D Le 30-10-2025 à 5:30

Chère Sylvie (Deogratias), Veuillez pardonner mon retard à vous répondre, votre si beau commentaire méritait mieux que la hâte. Dommage que vous ne m’ayez pas vu en le lisant : vos mots auraient fait rougir une tomate bien mûre ! Que de compliments… j’en suis profondément touché. Merci d’avoir pris le temps de goûter chaque mot, chaque souffle. Votre lecture bienveillante est, à elle seule, une belle récompense. Avec toute ma gratitude, Herbert

Deogratias

Deogratias Le 29-10-2025 à 9:00

Mon Dieu, que c'est beau !! Waouh !! Et en plus, c'est fluide et compréhensible...Vraiment, c'est génial. Je crois que mon passage préféré est : "O flamme souveraine..;". Il y a dans votre texte la profondeur de l'éphémère, la joie de l'éternel, la souveraineté de l'Amour, l'autre visage de la Mort, la trace du Divin et l'espérance de l'Infini. C'est magnifique Herbert. Quant à commenter plus avant, ce serait bien trop long. Soyez assuré cependant que je vous ai bien lu, très attentivement, et que j'ai goûté à chacun de vos mots choisis. Bien à vous. Sylvie.

Herbert D

Herbert D Le 28-10-2025 à 12:47

Merci Patricia, Tes mots me touchent beaucoup. Tu as raison, à la relecture on peut toujours y trouver un verbe nouveau, une lecture différente, une émotion qui nous échappait hier. C’est aussi cela, la poésie, une compréhension à la fois globale et intime, que chacun s’approprie selon la lumière de son propre prisme. Et puis, tu sais, je ne crois pas qu’il y ait de raison d’envier qui que ce soit et certainement pas moi ni ma plume. Ce que j’écris n’est que le reflet de ce que je ressens. Je suis sûr que si tu laissais ton cœur guider ta plume, il saurait trouver ses propres merveilles. Merci encore pour ton regard bienveillant et ta sensibilité. Herbert

Herbert D

Herbert D Le 28-10-2025 à 12:39

Cher David, Vos mots me touchent profondément. Vous avez su, avec sensibilité, saisir l’essence de ce poème et y faire résonner votre propre vision du temps et de l’amour. Je vous rejoins sur cette idée d’une forme d’éternité de l’amour, il est vrai qu’il dépasse parfois nos vies, nos corps et même nos blessures. Pourtant, j’y ai aussi glissé une part de réalisme : l’éternité, si elle habite les sentiments, n’appartient pas toujours à l’humanité. Nous restons des passants, témoins éphémères d’émotions qui, elles, nous survivent. Merci encore pour votre lecture si fine et vos mots empreints de beauté. Amitié, Herbert

Rosapat

Rosapat Le 28-10-2025 à 11:54

Merci pour ce partage d'esprit. Ta plume est magnifique, je te l'envie. Tu dépeins trés bien ton recenti de la vanité de s'accrocher à ce qui habillent nos jour quand on sait qu'au final la nuit lui succedera. Je le relierais avec plaisir, car meme si aujourd'hui s'eteind, demain sera un autre jour ou peut etre j'y decouvrerais un verbe caché que je n'avais encore l'oeil de comprendre. Patricia

Benadel

Benadel Le 27-10-2025 à 21:15

Herbert D, votre poème m’a subjugué. Vos vers fort parlant et admirablement métaphoriques nous font imaginer le temps qui passe et qui trépasse nos joies, mais aussi nos peines. Toutefois, le temps ne peut venir à bout de l'amour. car celui-ci est le symbole de l’éternité. L’amour que l’on donne ou que l’on reçoit ne périt jamais ; son caractère divin souffle éternellement sous le ciel de la bleue espérance. Aussi le temps est-il, et vous avez raison, ce train qui dés la naissance nous prend par la main et nous emmène vers ce trépas qui emboîte les pas de la paradisiaque sérénité. Mes amitiés. David