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Les chimères - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 11-02-2026 à 14:51

Bonjour Herbert, merci pour votre lecture...Une maitrise du rythme et des transitions : cela me fait sourire car voyez-vous je n'en ai aucune idée...j'écris ce qui me vient...J'écoute les phrases avec mes oreilles attentives...Alors, si je maitrise quelque chose, c'est juste mon goût pour la belle écriture...Je n'ai rien appris que par moi même...Je suis contente que cette toupie vous parle...Ce n'est pas un texte facile...Certains diront même qu'il signe un certain désarroi, un être désabusé...Non, je ne suis pas désabusée...Mais les heures passent et certaines réalités me saisissent davantage avec le temps...Merci beaucoup pour la qualité de votre commentaire. A bientôt. Sylvie.

Herbert D

Herbert D Le 11-02-2026 à 10:49

Bonjour Sylvie, J’ai beaucoup apprécié cette lecture. Le texte a une vraie identité : une écriture fluide, imagée, et surtout une atmosphère qui s’installe naturellement, sans jamais forcer l’effet. L'image de la toupie, qui tourne comme une métaphore élégante de ce que le récit explore : ce mouvement intérieur, entre élans, illusions, nostalgie et désir d’y croire encore. J’ai aussi aimé la manière dont les chimères prennent forme par touches successives, avec des passages très évocateurs — on sent une sensibilité, mais aussi une maîtrise du rythme et des transitions, ce qui rend l’ensemble cohérent et agréable à suivre.
Je tiens à remercier Paulette : je suis ravi d’avoir été guidé vers ce texte par elle, c’était une excellente suggestion. Bravo. Herbert D

Deogratias

Deogratias Le 05-02-2026 à 5:44

Bonjour Abdellah, eh bien dis donc, je n'en savais pas tant moi même lorsque j'ai écrit ce texte...Je suis partie de deux mots...et puis après la plume a continué...A la fin, je l'ai trouvé joli. C'est tout...sur la perte des illusions...Le dépouillement justement qui ne s'arrête jamais tout à fait...Merci pour votre lecture. A bientôt. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 04-02-2026 à 23:26

Bonsoir Sylvie, J’ai été sensible à la cohérence de ce texte et à son mouvement circulaire. La toupie devient ici une image juste : elle porte à la fois l’élan, le vertige et l’usure des chimères, sans jamais se figer en symbole lourd. Ce qui m’a marqué, c’est la façon dont le texte assume la profusion tout en cherchant un centre, jusqu’à cette fin plus dépouillée, presque comme un appel à l’apaisement. On sent un travail de retenue, sans perte de souffle. Un texte habité, qui laisse le lecteur dans un état de résonance plutôt que dans une conclusion fermée. Amicalement Abdellah

Deogratias

Deogratias Le 02-02-2026 à 22:42

Bonsoir David, je vous remercie pour votre commentaire. J'ai tenté en effet un texte métaphorique, peut être un peu trop d'ailleurs...Oui, la terre, les horloges, les planètes tournent. Je n'y avais même pas pensé...à faire le lien avec la toupie...Je vous remercie pour cela. Bonne nuit. Sylvie;

Benadel

Benadel Le 02-02-2026 à 19:11

Mes félicitations, Sylvie pour ce texte joliment métaphorique. La terre aussi pourrait être cette toupie tendu vers des espoirs. Par ailleurs, notre planète ne tremble-elle pas parfois en envisageant la paix éternelle ? N’enracine-t-elle pas les imaginations de maints écrivaines et écrivains ans des narrations fantastiques ? La terre n’est-elle pas également une horloge tournant autour de tout ce qui loge dans le divin imaginaire ? Alors, merci pour votre texte bien charpenté. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 02-02-2026 à 12:46

Bonjour Paulette, heureuse de vous lire et je vous remercie de votre lecture...Oui, je suis bien d'accord avec vous ...J'ai écrit ce texte sans savoir au départ ce que j'allais écrire. Plus je vais, plus c'est ainsi que je fonctionne : je prends mon clavier...et je laisse aller...Quelquefois, ce qui vient me surprend toujours un peu...Oui, les désillusions sont nombreuses en effet...Et c'est ainsi. ..J'ai débuté ce texte avec ces deux mots qui m'habitaient : toupie et chimère...J'ignore pourquoi...La vie s'écoule en effet avec son lot de souffrances et de joies...Le monde aussi qui tourne si vite...Avec ses nombreuses luttes...Il faut faire avec...J'irais voir le texte dont vous me parlez..A bientôt et encore merci pour votre commentaire. Sylvie.

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 02-02-2026 à 11:56

Bonjour Sylvie, J'ai lu hier votre texte très original et qui m'a captivée. J'ai trouvé intéressant cette idée de toupie, métaphore du temps qui tourne et sur lequel nous n'avons aucune emprise. Il n'y a pas que le temps qui tourne, il y a aussi le monde parfois il faut le dire avec un équilibre fragile. Mais là nous pouvons être acteur. Comme 'L'enfant au Toton" de Chardin qui regarde fasciné cette toupie qui danse , nous méditons sans cesse sur les étapes de notre vie, ce que nous avons réalisé, ce que nous avons abandonné et ce qui a échoué. J'ai beaucoup aimé votre découpage : l'innocence de l'enfant, les turpitudes de la vie adulte et les joies de jadis évoquées au troisième âge. avec toutes les images que vous avez utilisées. La vie est un rêve perpétuel et inachevé avec son lot de souffrances pour ce qui n'a pu être ou a déçu. Mais c'est ainsi. J'ai lu ce matin "Quand on cesse de rêver" , d'Herbert D. Je vous suggère d'aller le lire tout comme je lui ai proposé d'ouvrir votre page "Chimères". J'ai trouvé que vos deux textes se ressemblaient. Merci Sylvie pour ce texte si bien écrit et qui interpelle. Avec mes amitiés,, Paulette

Deogratias

Deogratias Le 01-02-2026 à 10:07

Bonjour Albert, merci pour votre retour. Voilà encore une chose qu'on me dit souvent : "Une écriture habitée". C'est étrange vous ne trouvez pas quand on y pense ? Je comprends très bien ce que cela veut dire et je vous en remercie vivement...En même temps, cette phrase qui revient souvent comme un leitmotiv m'interpelle : Peut-on écrire quelque chose qu'on n'habite pas ? En fait est-ce nous qui habitons les mots ? Ou les mots qui nous habitent ? Vous allez me dire, il est 10 heures du mat un dimanche matin : sylvie, tu te poses trop de questions...C'est pas faux !! :):)..lol...Une lecture dense oui en effet, car j'avais espéré vivre une grâce dans ma vie dont je tairai la nature, et cette grâce ne viendra pas...et il a suffit de cela pour que toute ma vie me remonte à la mémoire...Toutes ces illusions, tous ces rêves vains...On pourrait penser que je suis désespérée...Peut-être que oui, quelque part en moi...Désespérée mais pas seulement...Nous sommes à plusieurs étages...Je suis tout à la fois désespérée et habitée...:):)...Triste et sereine...Cette toupie est peut-être une grâce en elle même : notre vie ne dépend pas entièrement de nous; il faut consentir à ce qui est...C'est peut-être un appel à l'humilité, au consentement...Peut-être...Merci pour votre lecture et Bon Dimanche...Une Sylvie (forêt) habitée. Sylvie.

Albert B

Albert B Le 01-02-2026 à 8:43

Bonjour Sylvie, je suis content de vous revoir parmi nous. Votre texte déploie une prose très imagée, presque hypnotique, où la toupie devient une métaphore saisissante de nos illusions, de nos élans contrariés et de la mémoire qui tourne sans répit.
J’ai été marqué par cette oscillation constante entre émerveillement et vertige, comme si l’imaginaire se heurtait sans cesse au poids du réel. La fin, plus grave et presque suppliante, donne une profondeur spirituelle qui résonne longtemps. Une lecture dense, troublante et habitée. Bien à vous, Albert.

Deogratias

Deogratias Le 31-01-2026 à 20:28

Bonsoir Ted, merci pour votre retour à l'occasion de ce premier texte d'une nouvelle ère pour moi. Oui, regarder en face les illusions de notre vie sans les mépriser, sans trop les fuir. Par moment, cela fait bien souffrir. Il y a des soirs comme ça où, pour tout un tas de raisons, on se cogne à elles, il suffit d'une déception, d'un échec ou d'une épreuve quelconque pour que toutes les illusions de notre vie remontent à la mémoire. Je crois que c'est bien humain en effet. ...La lucidité blessée, je crois que c'est l'autre nom de la clairvoyance. Consentir à y voir clair en soi : rien n'est plus juste et plus difficile. Parfois, les rêves passés sont encore si présents qu'il nous aveuglent encore un peu. ...Personnellement, je me surprends parfois malgré le temps qui passe à croire encore en des rêves qui ne se réaliseront jamais...Surtout au sujet de l'amour et d'autres liens affectifs...La finale est poignante c'est vrai, c'est un cri du coeur...Pendant que j'écris ce retour, une ancienne ingénieure nucléaire en Iran raconte les viols collectifs, les horreurs qui se passent dans ce pays, à la télévision...A côté de ce peuple martyrisé, il n'y a plus qu'à se taire. Nos désillusions sont bien peu de choses...Merci pour votre retour. A bientôt. Sylvie.

Ted

Ted Le 31-01-2026 à 20:13

Bonsoir Sylvie, Votre texte m'a donné le tournis ! comme si cette toupie me faisait aussi tourner dans mes propres vertiges. L'association avec Apassionata accentue encore cette nostalgie douce-amère, ce balancement entre l'enfance croyante et la lucidité blessée. J'ai été très touché par cette accumulation d'images, oiseaux, aurores, parfums, valses, qui disent moins des illusions que leur persistance. Elles tournent, oui, mais sans doute parce qu'elles ont compté, parce qu'elles ont nourri le cœur avant de l'éprouver. Et puis cette supplique finale… Elle me serre la gorge. On y sent le besoin d'un silence plus grand que le bruit des chimères, comme un appel à une tendresse qui dépasse le tumulte. Merci pour ce texte qui ose regarder les illusions en face sans les mépriser et qui rappelle combien elles font partie de notre humanité la plus intime. Amicalement Ted