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Le désert - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 27-02-2026 à 5:25

Bonjour Jenny, heureuse de te revoir ici. Ce que tu dis est très juste. Je porte ma croix de solitude comme beaucoup d'autres...on fait comme on peut... désormais je mets davantage de mes textes sur la partie blog de mon profil...en ce temps de carême je pars justement aujourd'hui en désert pour prier et me reposer,..( chez ma mère puis ailleurs)... Une terre si peu hospitalière ? C'est même une catastrophe...une terre ingrate...enfin j'essaie à ma mesure d'y mettre un peu de beauté et de bonté aussi...A bientôt. Et merci d'être venue. Sylvie

Jenny

Jenny Le 26-02-2026 à 23:19

Bonsoir Sylvie, sans doute l'un de tes plus jolis texte parce que beaucoup peuvent s'y connecter. Nous avons tous marché un jour ou l'autre dans ce désert qui brûle l'âme. Chacun en soi est cette âme seule errante sur cette Terre si peu hospitalière, hormis cette merveilleuse nature ; invitation au recueillement. Nous avons tous besoin de chaleur et d'amour et, si on trouve le A, la traversée du désert est moins éprouvante. Il est aussi des solitudes qui se vivent différemment selon les tempéraments. Parfois, il faut accepter de marcher à côté ; chacun portant sa propre croix.. Amicalement, Jenny 😉

Deogratias

Deogratias Le 22-02-2026 à 10:24

Merci Patrick...En effet...Bon dimanche. Sylvie

TonnelPat

TonnelPat Le 22-02-2026 à 10:01

Bonjour Sylvie, c est bien imagée et dénote une âme sensible à la détresse humaine, bon dimanche

Deogratias

Deogratias Le 21-02-2026 à 16:52

Merci Albert, je n'ai rien à ajouter tant votre analyse est la bonne. En effet, je ressens très intensément ce qu'une autre personne peut vivre. Cela est dû en partie à ce que je suis. Je ressens parfois par mon corps avant même mon coeur ou mon esprit...Le plus troublant voyez-vous c'est de sentir qu'on est souvent branchée sur une autre fréquence et cela permet souvent de rejoindre l'autre au plus profond de lui- même. Parfois même avant que l'autre en question n'en ait conscience...oui, je suis touchée par cette personne...Et aussi par tout ce que je vois de la jeunesse française dans les rues ce jour...C'est si bouleversant que je ne peux que prier...Rien d'autres en mon pouvoir...Merci encore. A bientôt. Sylvie.

Albert B

Albert B Le 21-02-2026 à 16:35

Sylvie, on ressent très clairement ce que vous avez vécu en écoutant et en observant cet homme : sa solitude, son vide affectif, sa souffrance intérieure. Vous décrivez le désert non seulement comme un lieu extérieur, mais surtout comme un espace intérieur, aride et lourd, qui reflète l’état de son âme. À travers lui, on comprend combien vous avez ressenti cette douleur par empathie, comme si vous marchiez vous-même dans ce désert. Vos mots montrent que cette expérience vous a touchée et que vous avez porté avec vous un fragment de cette solitude, ce qui rend votre récit à la fois sensible et intense. Bien à vous, Albert.

Deogratias

Deogratias Le 21-02-2026 à 15:32

Bonjour Paulette, oui, puisse ma compassion illuminer l'âme de mon ami...La phrase : "Une vie sans amour est un calice ensablé" reçoit beaucoup de réactions...Elle m'est venue avec l'émotion...Et oui, le thème du désert vient effectivement du fait de l'entrée en carême. Je l'ai juste personnalisé pour parler de cette personne en particulier...Je prie que le carême soit pour lui une montée vers Pâques : Le grand passage de la mort à la Vie...Bonne journée à vous. Sylvie.

Deogratias

Deogratias Le 21-02-2026 à 15:29

Bonjour Ted, oui, vous avez bien raison, j'éprouve à l'égard de cette personne une très vive empathie. Mais je sais aussi qu'on ne peut pas faire les choix à la place des autres. ...J'espère en effet qu'il choisira la Vie plutôt que l'ombre de la mort. Il est des âmes si blessées et on se sent si impuissant...Mais j'ai la foi...Je n'ai plus que mon espérance. Là, est ma seule force. A bientôt Sylvie.

Paulette Pairoy-Dupré

Paulette Pairoy-Dupré Le 21-02-2026 à 14:45

Bonjour Sylvie, Votre texte est magnifique, les images recherchées. Les deux vers sur la vie sans amour "un calice ensablé, un décor sans âme, un silence stérile" m'ont beaucoup émue. Alors que l'on vient d'entrer en carême, cette image du désert est très forte. Je reprends les mots de David que j'ai trouvés très appropriés : puisse votre compassion illuminer l'âme de votre ami !" Bien à vous, Paulette

Ted

Ted Le 21-02-2026 à 14:45

Bonjour Sylvie, Je salue votre plume pour ce texte d'une grande délicatesse. On y sent une compassion profonde envers cette âme traversant son désert intérieur et l'impuissance douloureuse de ne pouvoir, à soi seul, y faire jaillir une oasis. J'espère que la lumière que vous avez déposée dans vos mots puisse un jour percer les nuits trop longues de ce cœur esseulé. Amicalement Ted

Deogratias

Deogratias Le 21-02-2026 à 12:54

Bonjour Donald, j'espère en effet ne jamais tomber dans le pathos comme vous dites...quant à se livrer ..on met toujours un peu de soi dans l'écriture...merci pour votre commentaire et bon retour sur DPP ! Sylvie

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 21-02-2026 à 11:57

Bonjour, je reviens sur DPP après des années loin d'ici et je me réhabitue à la navigation sur le site. J'essaie de lire les textes les plus récents. Celui-ci m'a bien plus par la métaphore du désert qui prend de plus en plus forme dans un récit empathique, pas trop raconté, poétique. Oui, il y a de la poésie dans ce texte. Cette dimension poétique affirme le souffle de l'humain, des sentiments, de l'exposition du moi dans ce texte. Ce n'est pas simple de se livrer. Ce n'est pas facile de le faire sans tomber dans des travers du genre pathos ou sentimentalisme. C'est réussi. Bravo ! J'ai bien fait de revenir sur DPP.

Deogratias

Deogratias Le 20-02-2026 à 15:23

Bonjour David, oui, en effet, le désarroi qui s'est emparé de moi m'a inspiré ce texte. J'espère avoir vous que ma compassion finisse par illuminer son âme...Merci pour votre lecture attentive et votre retour lui même empathique. Bien à vous. Sylvie.

Benadel

Benadel Le 20-02-2026 à 13:59

Je salue Sylvie un texte qui est plein d’empathie pour une personne dont vous ne pouviez fleurir d’amour l’âme désertique. Le désarroi qui s’est emparé de vous est merveilleusement, astucieusement, mis en avant. Alors, je prie afin que vos mots adressés à son égard, et qui sont les rayons de la compassion, puissent un beau jour illuminer les nuits sombres faisant ruminer l’amour aride. Mes amitiés. David

Deogratias

Deogratias Le 20-02-2026 à 11:53

Bonjour Damy, justement la personne dont il est question, je viens de lui montrer un oasis à l'horizon...Quant à votre retour, il est magnifique, c'est une chance d'avoir été au désert...Eric Emmanuel Schmitt raconte dans un des ses livres que c'est justement dans le désert qu'il a fait une expérience spirituelle très forte...je vois que le souvenir de cette expérience dans le désert vous a bien marqué. Tant mieux...Ce sont des nourritures de l'âme précieuses pour notre vie. Jusqu'à la fin. Merci encore pour votre lecture et votre témoignage très intéressant. Je vous en prie, ne parlez pas de "mécréant", je déteste ce mot. parlez de vous en disant : "Je n'ai pas encore rencontré l'amour de Dieu". C'est bien plus ajusté, nos mots orientent nos forces et ce vilain mot n'est qu'un jugement inutile...A bientôt. Sylvie.

Damy Cantarrieu

Damy Cantarrieu Le 20-02-2026 à 11:42

J’ai marché dans le désert, l’erg algérien, il est envoûtant. Je me souviens de la nuit de la première lune de ramadan quand un hospitalier m’a fait monter sur la dune surplombant l’oasis de Ghardaïa, avec les hommes munis de simples dattes dans un mouchoir et d’une bouteille de lait, dans un silence complet. Le chant du muezzin a alors résonné et, cinquante ans après, je l’entends encore. J’ai eu le sentiment d’une élévation de l’esprit et de l’âme, moi qui suis mécréant, mais qui a foi en la beauté des choses. Les roses de sable sont friables, comme l’est toute chose. J’ai traversé le désert d’une mélancolie profonde et absurde jusqu’à la soif d’ailleurs définitif. Il se profile toujours dans les pas d’une marche incertaine. Peut-être, si vous en avez le moyen, vous faut-il l’accompagner vers une oasis où il suffit de regarder et d’écouter la nuit et le silence. J’aime l’habile synesthésie « J’écoute ses yeux ». Dans son cas, les sens ne sont pas morts (je l’espère), ils se mélangent. « La vie sans amour est un calice ensablé ». C’est très beau. Il suffirait juste de la goutte d’eau d’une source comme celle que les Mozabites (les habitants de Ghardaïa) ont trouvée en plein désert, après des mois de nomadisme et de lunes de soif. Leur ville et leurs jardins sont véritablement ceux d’un éden profane qui ouvre au Très Haut. Merci pour "Lonely strings"

Deogratias

Deogratias Le 20-02-2026 à 9:28

Bonjour Abdellah, merci pour ce retour. En effet, c'est une traversée de l'âme, la mienne mais aussi d'autres...A bientôt. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 20-02-2026 à 7:17

Bonjour Sylvie, Ce désert que vous décrivez n’est pas un paysage, c’est une traversée de l’âme. La progression du texte, de la négation à l’aveu final, est très juste et très humaine. On sent la compassion, presque une tendresse pour cette solitude brûlante. Et la dernière phrase reste longtemps après la lecture. Merci pour cette parole sincère. Abdellah