Le 23-09-2018 à 3:15
Rimbaud avait seize ans lorsqu’il composa ce poème. La mélodie lancinante du texte reste longtemps gravée dans l’esprit du lecteur. Il serait inutile d’en faire une analyse détaillée, tant les éléments qu’il choisit se mêlent comme dans un rêve confus. Le rythme des alexandrins nous transporte entre les deux rives d’un Styx sans fin ou sur les vagues démontées d’un océan rageur, comme dans une sublime allégorie du grand voyage de la vie. On peut y voir tout autre chose Quelques passages me bouleversent toujours autant, mais j’avoue que ces noyés qui descendent dormir à reculons me donnent toujours la chair de poule. Dans la dernière partie de ce rêve, pardon je veux dire de ce poème, on ne peut s’empêcher de comprendre l’attachement qui relie ce grand voyageur que fut Rimbaud à sa terre natale ( ‘la Flache noire’). Sentant sa fin très proche, Rimbaud rentrera en France précipitamment et dans des conditions rocambolesques. Il n’eut pas l’occasion de revoir Charleville. Son grand voyage s’arrêta dans un port… à Marseille.
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Pouxi Le 21-08-2024 à 21:50
Toujours un plaisir de redécouvrir ce poème. Une plume de génie à un si jeune âge, qui ne peut que laisser le lecteur admiratif