Abdellah Le 26-04-2026 à 2:46
Bonsoir Sylvie, Il y a dans ce texte une douceur immédiate… celle d’un arbre qui donne sans compter, sans se poser de questions. Et cela touche, naturellement. Mais en le lisant avec un autre regard, quelque chose se déplace. L’arbre, lui, ne choisit pas. Il s’ouvre parce qu’il est fait ainsi. Son don est pur… mais il n’est pas éprouvé. Et c’est peut-être là que le texte, sans le dire, nous renvoie à nous-mêmes. Car l’être humain, lui, peut se fermer. Il peut retenir, calculer, détourner. Et pourtant… il peut aussi donner. Non pas par nature, mais malgré tout ce qui en lui pourrait l’en empêcher. Dans cette lumière, le texte prend une autre dimension : il ne décrit pas seulement la beauté du don, il suggère en creux l’épreuve du don. Donner sans retour, sans attente, sans mesure… chez l’arbre, c’est une évidence. Chez l’homme, c’est un choix. Et ce choix-là, silencieux, quotidien, parfois difficile, porte en lui quelque chose de plus profond que le geste lui-même. Comme si, à travers cet arbre qui s’ouvre, une question nous était posée, simplement : sommes-nous capables, nous aussi, de nous ouvrir… quand rien ne nous y oblige ? Amicalement Abdellah
Vous devez vous connecter pour voir les commentaires
Deogratias Le 26-04-2026 à 5:57
Bonjour Abdellah, c'est pourquoi j'ai donné cet arbre en exemple. Nous sommes si peu généreux, si peu portés à donner de nous mêmes. ...Ma métaphore ne poussait pas la réflexion aussi loin que votre analyse mais telle était bien ma pensée. Si j'avais poussé la métaphore jusqu'au bout, rien ne nous dit que l'arbre en question n'a pas, lui aussi , dû passer par bien des épreuves...Mais je n'ai pas eu ce niveau d'exigences. L'implicite me paraissait assez explicite...si tu m'écris, je t'écris. Si tu me donnes, je te donne. Si tu donnes toujours, un déséquilibre s'installe. La psychologie vous dirait : vous d'abord. La vie spirituelle est plus nuancée : il y a un ordre dans l'amour. Selon le contexte, ce sera vous d'abord ou vous dernier. Mais toujours dans le don de soi...Tant de dons sont possibles mais jamais sans y mettre tout son être. On donne parfois comme on trempe son orteil dans l'eau de la piscine pour savoir si l'eau est à bonne température. A partir de là, certains diront : voilà. C'est fait. Un bout d'orteil dans l'eau est déjà un don alors qu'il n'en est rien. Il a profité. Il a goûté. C'est tout...Enfin, voilà qui me mène à bien loin...Heureusement que j'ai d'autres lieux pour écrire...Merci pour votre passage sur ma page...Je ne sais pour combien de temps encore je poursuis l'écriture ici mais enfin pour le moment je poursuis...Sommes nous capables nous aussi de nous ouvrir quand rien ne nous oblige ? Personnellement, je pense que oui mais que le plus souvent c'est non. Nous sommes, par nature, tout à fait inaptes à ce don de soi qui est le propre de l'amour et donc de l'oubli de soi...C'est là que se joue toute notre liberté qu'on sous estime tant : vais-je continuer de donner (c'est à dire d'aimer) ou ciao bye bye...L'arbre en tout cas, c'est vrai, n'a pas à se poser cette question...Et c'est peut-être à cause de mes propres manquements que je l'ai tant aimé... Sylvie.