Benadel Le 23-04-2026 à 15:26
J'adore Albert B la conclusion de ce conte qui est empreint d'une grande philosophie. Nous oublions ce que nous étions, surtout, et je peux me le permettre, si nous avons un cœur de pierre, car elle ne se souvient pas de nous, mais nous avons tendance à oublier qu'à notre naissance on prenait soin de nous. Depuis que le monde est terre, la pierre est là, exposée aux humeurs de Dame nature, mais sans prêter attention aux vivants qui l'entourent. Exposée au soleil, elle avale les rayons, prise à froid, elle fait le gros dos; aux souffles du vent, elle demeure stoïque, mouillée par la pluie, elle attend que l'astre diurne vienne la sécher. Elle n'a donc que faire des humains qui autour d'elle s'affairent. Aussi, ai-je pleinement aimé les légendes imaginatives que vous avez fait circuler autour d'une pierre chargée de magie. Mes félicitations. David
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Albert B Le 27-04-2026 à 11:22
Cher David, je vous remercie pour votre lecture attentive et pour la richesse de votre réflexion. Votre regard donne une belle profondeur supplémentaire à ce conte, notamment dans cette manière de relier la pierre à notre propre condition humaine et à ce que nous oublions parfois de notre histoire. J’aime beaucoup votre image de la pierre traversant les éléments sans jamais s’en émouvoir, comme une forme de constance silencieuse au milieu du vivant. Elle prolonge d’ailleurs, d’une autre manière, cette idée que chacun de nous traverse le temps en laissant plus ou moins de traces dans la mémoire du monde. Et vous avez raison de souligner cette phrase finale : elle ouvre justement la porte à plusieurs lectures possibles, selon ce que chacun porte en lui. Merci également pour vos encouragements et votre sensibilité face à cette légende imaginaire. Mes amitiés, Albert.