Abdellah Le 20-05-2026 à 23:34
Bonsoir Sylvie, Votre texte est bouleversant de sincérité et de sensibilité. On sent que, chez vous, la musique n’est pas simplement écoutée : elle est vécue entièrement, physiquement, spirituellement, presque comme une traversée intérieure. Certaines images restent longtemps après la lecture, notamment cette manière qu’ont les notes, les voix ou le chant grégorien de devenir chez vous un langage du cœur et de l’âme plutôt qu’un simple son. J’ai aussi mieux compris, à travers ce texte, cette intensité discrète qui traverse parfois vos interventions. Cette façon de ressentir sans demi-mesure, de chercher le beau, le sacré et l’authentique jusque dans les vibrations les plus subtiles. Et je n’ai pas oublié que, dès notre premier échange, vous aviez traduit mon prénom : « Abdellah - serviteur de Dieu. » Ce regard-là disait déjà beaucoup de votre sensibilité intérieure. Votre dernière phrase résume magnifiquement tout le texte : « Je ne vis rien à moitié. Je ne saurai jamais. » Merci pour cette parole profondément habitée. Mes amitiés Abdellah
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Deogratias Le 21-05-2026 à 1:05
Bonjour Abdellah, merci pour votre retour. En effet, l'intensité intérieure est ce qui me caractérise beaucoup. Je suis submergée par des émotions même si je ne laisse rien paraître à l'extérieur. Le plus souvent. Tout se passe plutôt par l'écriture. ...oui, c'est une grâce et une blessure. J'aime entretenir avec les gens des relations profondes, authentiques et sincères. Dès que je sens l'insincérité, je fuis...J'aime les êtres sans faux semblant. Qui ne cherchent pas à plaire. Même si on cherche tous à plaire, plus ou moins. Oui, j'écris avec mon ventre, mon âme, mes pieds, mon corps...et même mes cheveux. Avec tout. Je ne sais pas faire autrement. Lorsque j'essaie de m'adapter aux attentes, c'est le fiasco total. Dans mon écriture comme dans la vie. J'aime les êtres un peu à part. ...Oui, lorsque j'aime, je ne fais pas semblant. Lorsque je déteste aussi. ...Mais j'essaie de le cacher car je ne veux pas blesser. Je ne suis pas quelqu'un de bien, ni de mieux que les autres. J'ai une grand part de faiblesses et je commets beaucoup de péchés. Dans la bible, il est écrit : "Le juste pèche 7 fois par jour". Sept étant un chiffre sacré de la plénitude, cela veut dire qu'on fait tout le temps des fautes...Mais que Dieu nous pardonne. Parce, qu'en effet, non seulement nous sommes tous des petits Abdellah...Mais d'abord, avant tout, des enfants..."Et les petits enfants ne se damnent pas" disait Thérèse, une grande mystique catholique (ste Thérèse de Lisieux)...Et les enfants sont un peu notre modèle, non dans leur infantilisme mais dans leur simplicité et leur sincérité...Nous sommes des petits à genoux devant le mystère mais aussi dans les bras du mystère. Tour à tour. Ni servile, ni naïf. ...Enfin, je l'esspère...Je ne sais pas pourquoi je vous dis tout cela, il est une heure du matin. J'ai vécu un choc personnel très important aujourd'hui. C'est peut-être pour cela. Rien de grave. Juste besoin de votre prière. A bientôt. Sylvie.