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Je ne vis rien à moitié - Commentaires

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Deogratias

Deogratias Le 23-05-2026 à 23:11

Bonsoir Ted, oui, non pas en partie autobiographique mais totalement comme expliqué dans les précédents commentaires...Merci d'être venu me lire...profitons de ce beau temps, "et pas qu'à moitié "...A bientôt.Sylvie.

Ted

Ted Le 23-05-2026 à 21:22

Bonsoir Sylvie, Un très beau texte en partie autobiographique peut-être, tant il donne à ressentir une immersion totale dans la musique et les émotions qu’elle suscite. Il y a une intensité très singulière dans cette manière de "ne rien vivre à moitié", qui touche par sa sincérité et sa puissance évocatrice, très bien illustré par la pièce de Rameau. Amicalement Ted

Deogratias

Deogratias Le 23-05-2026 à 10:47

Oui, Donald, ce texte sera dans mon prochain livre "Journal de bord" mais en fait, ce n'est pas un journal au sens précis du texte...Mais plutôt un recueil de textes qui permettent d'illustrer tous les aspects de cette particularité...Et en fait, ça dépasse largement ce simple niveau ...Je ne saurai pas raconter ma vie, ou me mêler de données informatives ou scientifiques...ou des débats...je préfère ce que j'appelle "un journal littéraire"...où après tout, nombre de personnes, même non autistes ou TDAH peuvent se retrouver...Cela me parait mieux d'écrire de façon universelle si je peux parler ainsi...Une façon de dire en gardant la pudeur...De dire sans dire...Je trouve cela plus intéressant...Quant à la musique, pendant je vous écris ce commentaire, j'écoute un mozart et vivaldi remixer à la sauce techno...C'est purement génial !! A bientôt. Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 23-05-2026 à 9:34

Bonjour Sylvie, si je comprends bien ce texte est un extrait d'un journal de bord d'une femme autiste, un format, celui du journal, permettant l'incarnation par l'usage de la première personne du singulier. Du coup, cette incarnation donne de la puissance à l'ensemble, à condition évidemment que l'écriture soit au niveau. C'est le cas ici. On sent votre passion. Personnellement, je suis comme vous, j'adore écrire en écoutant de la musique classique dans laquelle alors je me plonge. C'est pourquoi je comprends et j'imagine même comment vous avez transmis autant d'intensité dans ce texte. Bravo ! Donald.

Deogratias

Deogratias Le 21-05-2026 à 7:12

Bonjour Albert, oui, vous l'avez compris, je plonge dans la musique comme on plonge dans une piscine. J'y suis très sensible. Je me souviens lorsque je vivais en communauté, il m'arrivait de dire : "Oh là là que c'était beau !" pour un chant ...et que la personne à qui je m'adressais ne semblait pas avoir vécu la même chose...Cela m'étonnait beaucoup...Dans ma naïveté, je pensais que les autres avaient vécu la même chose que moi...La nature offre sans doute elle aussi de merveilleux concerts mais comme je vis en plein centre ville, ce n'est pas toujours facile à écouter...Alors que dans la forêt, c'est un délice...J'aime écouter dans mon casque une belle musique quand je me promène..Alors tout revêt une autre dimension, plus charnelle, plus spirituelle aussi...Alors je suis conduite à la méditation, de façon très naturelle...Depuis quelques mois, j'écris le plus souvent avec de la musique classique...Quand j'aime un morceau ou une chanson, je l'écoute en boucle comme s'il fallait qu'elle me livre tout son mystère...Bonne journée à vous. Sylvie.

Albert B

Albert B Le 21-05-2026 à 5:13

Bonjour Sylvie, votre texte est très beau et très intense. Il donne l’impression que la musique n’est pas seulement quelque chose que vous écoutez, mais un espace où vous entrez complètement, au point de transformer votre manière de ressentir le monde. Elle devient une expérience totale, qui peut vous emporter loin, vous apaiser ou vous bouleverser, selon les moments, mais toujours avec une grande force intérieure. Ce qui ressort aussi, c’est cette façon très particulière de vous y plonger sans retenue, comme si la musique révélait des choses que les mots ne peuvent pas toujours dire. Et pourtant, au milieu de tout cela, il y a aussi une idée très simple et très belle : la musique la plus pure reste peut-être celle de la nature, celle des oiseaux qui offrent chaque jour leurs concerts sans effort, gratuitement, comme une présence discrète mais constante pour nos oreilles. Amicalement, Albert.

Deogratias

Deogratias Le 21-05-2026 à 1:05

Bonjour Abdellah, merci pour votre retour. En effet, l'intensité intérieure est ce qui me caractérise beaucoup. Je suis submergée par des émotions même si je ne laisse rien paraître à l'extérieur. Le plus souvent. Tout se passe plutôt par l'écriture. ...oui, c'est une grâce et une blessure. J'aime entretenir avec les gens des relations profondes, authentiques et sincères. Dès que je sens l'insincérité, je fuis...J'aime les êtres sans faux semblant. Qui ne cherchent pas à plaire. Même si on cherche tous à plaire, plus ou moins. Oui, j'écris avec mon ventre, mon âme, mes pieds, mon corps...et même mes cheveux. Avec tout. Je ne sais pas faire autrement. Lorsque j'essaie de m'adapter aux attentes, c'est le fiasco total. Dans mon écriture comme dans la vie. J'aime les êtres un peu à part. ...Oui, lorsque j'aime, je ne fais pas semblant. Lorsque je déteste aussi. ...Mais j'essaie de le cacher car je ne veux pas blesser. Je ne suis pas quelqu'un de bien, ni de mieux que les autres. J'ai une grand part de faiblesses et je commets beaucoup de péchés. Dans la bible, il est écrit : "Le juste pèche 7 fois par jour". Sept étant un chiffre sacré de la plénitude, cela veut dire qu'on fait tout le temps des fautes...Mais que Dieu nous pardonne. Parce, qu'en effet, non seulement nous sommes tous des petits Abdellah...Mais d'abord, avant tout, des enfants..."Et les petits enfants ne se damnent pas" disait Thérèse, une grande mystique catholique (ste Thérèse de Lisieux)...Et les enfants sont un peu notre modèle, non dans leur infantilisme mais dans leur simplicité et leur sincérité...Nous sommes des petits à genoux devant le mystère mais aussi dans les bras du mystère. Tour à tour. Ni servile, ni naïf. ...Enfin, je l'esspère...Je ne sais pas pourquoi je vous dis tout cela, il est une heure du matin. J'ai vécu un choc personnel très important aujourd'hui. C'est peut-être pour cela. Rien de grave. Juste besoin de votre prière. A bientôt. Sylvie.

Abdellah

Abdellah Le 20-05-2026 à 23:34

Bonsoir Sylvie, Votre texte est bouleversant de sincérité et de sensibilité. On sent que, chez vous, la musique n’est pas simplement écoutée : elle est vécue entièrement, physiquement, spirituellement, presque comme une traversée intérieure. Certaines images restent longtemps après la lecture, notamment cette manière qu’ont les notes, les voix ou le chant grégorien de devenir chez vous un langage du cœur et de l’âme plutôt qu’un simple son. J’ai aussi mieux compris, à travers ce texte, cette intensité discrète qui traverse parfois vos interventions. Cette façon de ressentir sans demi-mesure, de chercher le beau, le sacré et l’authentique jusque dans les vibrations les plus subtiles. Et je n’ai pas oublié que, dès notre premier échange, vous aviez traduit mon prénom : « Abdellah - serviteur de Dieu. » Ce regard-là disait déjà beaucoup de votre sensibilité intérieure. Votre dernière phrase résume magnifiquement tout le texte : « Je ne vis rien à moitié. Je ne saurai jamais. » Merci pour cette parole profondément habitée. Mes amitiés Abdellah

Deogratias

Deogratias Le 20-05-2026 à 19:28

Bonsoir David, nous avons donc un point commun...J'aime aussi beaucoup la chanson française. Et les jolies mélodies. J'ai découvert il y a quelques temps les difficultés pour écrire une belle chanson à la fois poétique et qui ne soit pas complètement imbécile. J'ai appris qu'être parolier était un métier pas si simple que ce que l'on croit...Si donc vous êtes vieux jeu, je le suis moi aussi...Même si je suis ouverte à nombre de style très différent quand il s'agit de musique...Tout à l'heure, j'écoutais du Daft Punk...Deux heures plus tard, une sonate de Chopin...voyez ça !! Bonne soirée à vous. Sylvie.

Benadel

Benadel Le 20-05-2026 à 18:54

Sylvie, vous évoquez les pulsations modernes qui, écrivez-vous, sont bien plus éphémères, je suis entièrement d'accord. Les vrais chansons françaises du temps de "salut les copains" qui nous renvoie à l'âge d'or des années yé-yé (1959-1969)popularisé par la mythique émission de radio sur Europe 1, n'existent plus hélas. C'est la musique "boum, boum" qui de nos jours fait florès. Je suis sûrement vieux jeu, mais seule la musique classique, certaines mélodies folkloriques et la vraie "chanson qui parle" en français me transporte, et comme vous le décrivez si bien, vers les hauteurs qui fait oublier ce bas-monde. Mes amitiés. David