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Couvre moi de paroles fanées - Commentaires

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Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 08-03-2026 à 10:03

Merci Sylvie, c'est exactement le type d'impression que j'aime laisser sur ce type de poème, quand j'utilise la forme libre au lieu de respecter stricto sensu la prosodie classique. Oui, comme je le mentionne dans ma réponse à Albert, il y a une inspiration musicale, celle des chansons des Doors sous la plume de Jim Morrison, dans cette poésie. J'ai passé en boucle certaines de leurs chansons pendant que j'écrivais ce poème. Cet environnement musical - ou cette manière de composer de la poésie comme si c'était de la musique, finalement - explique peut-être l'hermétisme du poème, parce que le cerveau gauche - celui où siège l'analyse et la logique - se voit phagocyté par son homologue droit - là où les émotions trônent - et c'est ce que je recherche avant tout en tant que lecteur de poésie, dépasser le cadre des mots, du signifiant, du relaté, pour rentrer dans un imaginaire même s'il décrit une réalité quotidienne. Ici, ce n'est pas forcément simple à comprendre hors de mon propre cerveau mais justement ce que je souhaite c'est que la personne qui lise mon poème l'interprète à sa façon et avec son propre référentiel, parce qu'elle ne me connait pas en fait et ne sait pas ce qui se passe dans ma tête. Bon, j'arrête là parce que sinon je vais écrire une thèse. Merci d’avoir lu ce poème et d’avoir pris le temps de le commenter. Bien cordialement. Donald.

Deogratias

Deogratias Le 08-03-2026 à 9:44

Bonjour Donald, votre poème est mataphorique à loisir, à double sens, énigmatique...Et j'ai beaucoup aimé cette façon là que vous avez eu de laisser le lecteur y lire ce qu'il peut y lire...On dirait un morceau de musique à l'image de celle que j'écoute en ce moment : avec un temps accéléré puis un temps plus posé. La vie, le début, sa fin, la vie, ou l'amour, le début, la fin, la route, son goudron, son feu...Tout y est sans y être...Et j'ai beaucoup aimé. Des phrases sont magnifiques et subtiles. Enigmatique, certes, mais puissantes. Votre poème m'a rappelé certaines chansons d'Ancolies...Merci pour ce bon moment. Sylvie.

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 08-03-2026 à 9:23

Bonjour Ted, merci d'avoir lu ce poème et d'avoir laissé un commentaire. Je constate qu'il semble hermétique pour quelques lecteurs, ce que je peux concevoir aisément quand je le relis. En général, je dis au lecteur de se laisser aller à sa propre interprétation, l'inspiration de départ du poème n'étant pas toujours évidente. Et puis, en faisant ça, le lecteur s'approprie le texte. Amicalement. Donald.

Ted

Ted Le 08-03-2026 à 7:46

Bonjour Donald, je ne sais pas quoi dire sur ton texte si ce n'est que je l'ai lu jusqu'au bout. Amicalement Ted

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 08-03-2026 à 0:56

Bonjour David, comme je le disais à Albert dans ma réponse à son commentaire, j'ai écrit ce poème il y a quelques temps déjà. C'est moins la fin de la Terre que celle du narrateur, de sa vie d'être social et non de son existence d'être vivant. Les symboles utilisés accentuent cette dimension presque onirique de la fin, un peu comme je le disais à Albert, dans l'esprit de la chanson "the end" de Jim Morrison. J'espère que cette courte explication répond à votre question. Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter ce poème et d'avoir posé cette question. Amitiés. Donald.

Benadel

Benadel Le 07-03-2026 à 21:29

Je dois avouer Donald que je comprends pas vraiment votre poème. Toutefois, j’ai adoré les termes employés. En relisant votre poésie, je pense que vous désirez attirer l’attention des lecteurs sur la fin inexorable qui nous attend, nous habitants de la terre. Mais pourquoi la terre devrait-elle tourner vers sa fin ? Dame nature, ne renouvelle-t-elle pas constamment le cycle des saisons, les plantes qu se fanent, les générations animales et surtout individuelles ? Amicalement. David

Donald Ghautier

Donald Ghautier Le 07-03-2026 à 11:27

Merci Albert, j'ai écrit ce poème il y a quelque temps déjà et l'ai retouché pour le poster ici parce que je voulais lui donner une seconde vie. A cette époque, j'avais souvent recours aux quatre éléments parce qu’il représentait – c’est toujours le cas – à mes yeux la quintessence du monde. La voix métallique donne la tonalité du poème, centré sur la fin, cette dernière étant un peu comme celle décrite par Jim Morrison dans sa chanson intitulée « the end », une forme de mirage et de fantasme à la fois. C’est la fin du parcours, en réalité, l’envie de tourner la page, de passer à autre chose sans réellement savoir ce dont c’est autrement est composé. Et c’est là tout le hiatus entre l’envie et la réalité. La voix métallique pousse le narrateur vers l’envie. Merci d’avoir lu ce poème et d’avoir pris le temps de le commenter. Bien cordialement. Donald.

Albert B

Albert B Le 07-03-2026 à 11:17

Bonjour Donald, en vous lisant j’ai eu le sentiment que ce texte ressemble à une traversée intérieure très personnelle, presque comme si vous laissiez apparaître un moment où l’on se retrouve face à soi-même, au bout de quelque chose. La ville et ses « démons de papier » semblent représenter tout ce qui fatigue et use à la longue, ce vacarme du monde moderne qui finit par ne plus atteindre celui qui s’en détache. La voix métallique qui revient comme un refrain m’a donné l’impression d’une voix intérieure, froide mais étrangement apaisante, une voix qui murmure l’idée de la fin comme d’un repos possible. Ce qui m’a frappé aussi, c’est votre recours constant aux éléments — la terre, l’air, l’eau, le feu — comme si, derrière l’épuisement humain, il y avait le désir de se fondre dans quelque chose de plus vaste, de plus ancien que nous. Les images de goudron, de pétrole, d’orage et de route donnent au texte une matière très physique, presque lourde, comme si le corps lui-même ressentait ce moment de bascule. On a l’impression d’un instant suspendu où tout pourrait s’arrêter, mais où en même temps une forme d’unité avec le monde apparaît, comme un retour aux origines. La répétition finale autour de la fin laisse un vertige étrange, à la fois sombre et méditatif, comme si la fin n’était pas seulement une disparition mais aussi une fusion avec les éléments. C’est un texte très intense, qui donne le sentiment d’un moment de vérité intérieure. Merci pour ce partage. Bien amicalement, Albert.