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Boulevard du Crépuscule (Sunset Boulevard) - Commentaires

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Albert B

Albert B Le 17-12-2025 à 12:23

André, je reviens vers vous car je n’ai pas entièrement répondu à votre commentaire concernant le film dont vous m’avez parlé : Les Forbans de la nuit illustre de manière saisissante comment l’ambition et les illusions peuvent conduire un homme à sa perte, avec Richard Widmark remarquable dans ce rôle. Bonne journée. Amicalement, Albert.

Albert B

Albert B Le 15-12-2025 à 13:41

Cher André, je vous remercie très sincèrement pour votre message si aimable et vos mots chaleureux, qui me touchent beaucoup. Votre expression « je vous lève le chapeau » a un charme que notre époque a malheureusement un peu perdu, et elle dit bien plus qu’un simple compliment. Concernant votre post-scriptum, « liker » signifie manifester son appréciation d’un contenu en cliquant sur une icône à droite, souvent un petit pouce levé. C’est une manière moderne et rapide de dire « j’aime » ou « je suis d’accord », même si elle reste bien pauvre comparée à un message comme le vôtre. Amicalement, Albert.

André Nolat

André Nolat Le 15-12-2025 à 12:51

Bravo pour ce brillant commentaire. « Je vous lève le chapeau » comme disaient les hommes des rues de ma jeunesse, bien lointaine hélas ! Vous connaissez sans doute "Les Forbans de la nuit" (pour une fois une très belle traduction !), un film de Jules Dassin adapté du roman de Gerald Kersh : "Night and the City". Richard Widmark y est formidable ainsi que la douce Gene Tierney . Bien cordialement, A.N. P.-S. Que signifie "liker" ?

Albert B

Albert B Le 14-12-2025 à 19:39

N'oubliez pas de liker ! Merci !

Albert B

Albert B Le 14-12-2025 à 17:33

Bonjour André, un grand merci pour votre réponse si riche et si éclairante. Vous apportez des éléments précieux qui prolongent la lecture du film bien au-delà de l’écran, en l’inscrivant dans la trajectoire humaine et souvent douloureuse de ceux qui l’ont incarné. Votre rappel du parcours de Billy Wilder, marqué par l’exil et par une lucidité sans concession sur le monde hollywoodien, éclaire encore davantage la noirceur maîtrisée et la profondeur du film. Vous avez raison de souligner combien Boulevard du Crépuscule est aussi un film hanté par le destin réel de ses acteurs. La fin tragique de William Holden, la disparition progressive de Gloria Swanson et l’échec des ultimes ambitions de Von Stroheim donnent au film une dimension presque prophétique, comme si la fiction avait absorbé une part de vérité sur la cruauté du temps et l’oubli. Cette mise en abyme entre le récit et les vies réelles renforce la puissance émotionnelle de l’œuvre et explique sans doute pourquoi elle continue de nous bouleverser. Votre remarque sur le jeu de Gloria Swanson, volontairement excessif et hérité du muet, est particulièrement juste : loin d’être une caricature, il devient un langage, une mémoire vivante d’un art révolu. Et la musique de Waxman, que vous rattachez avec pertinence à L’Ange bleu, agit comme un fil invisible entre plusieurs âges du cinéma, entre splendeur et chute. Merci encore pour ce partage érudit et sensible. Il rappelle que Boulevard du Crépuscule n’est pas seulement un grand film, mais aussi un tombeau cinématographique, où le cinéma rend hommage à ses propres fantômes. Bien cordialement, Albert.

André Nolat

André Nolat Le 14-12-2025 à 16:31

Bonjour Albert et merci pour cette "critique" de film. J'ai également une grande admiration pour ce "Boulevard du crépuscule" (1950) d'autant qu'il est mis en scène par Billy Wilder, conté par un noyé et interprété par Gloria Swanson, Bill Holden, Von Stroheim, et, un peu, par Nancy Olson oscarisée pour ce second rôle féminin et qui n’a pas fait une carrière fulgurante. Donc, je n’ai que quelques détails à ajouter à votre pertinente analyse.
Billy Wilder, juif autrichien, exilé à l’arrivée d’Hitler, est un des grands d’Hollywood (pensons à "Assurance sur la mort" et à "Certains l’aiment chaud", entre autres). Il a su, vous avez raison, reconstituer, grâce à ses décorateurs et à Waxman (qui débuta dans "L’ange Bleu" autre chef-d’œuvre), le décor et l’ambiance de cette villa du déclin somptueuse et baroque où Swanson a l’intelligence de forcer son rôle, ses mimiques, comme au temps du muet. C’est le film de la « désillusion », oui. Holden, fabuleux acteur ici piégé, finira lui aussi bien mal démoli par l’alcool, délaissé par le cinéma depuis "Fedora" (1978), l’avant-dernier film de Wilder trop proche de "Boulevard du crépuscule", et mourra solitaire dans son appartement californien ivre et blessé par une chute. Gloria Swanson, tout à fait déchue après son retour de 1950, mourra oubliée en 1983. Von Stroheim disparaîtra en 1957, n’étant pas parvenu à actualiser ses dernières ambitions de cinéaste.